Archives de catégorie : Déo @

Déo @37

L'est pas beau mon pouce ?L’appli que j’évoquais récemment envoie depuis quelque temps une infolettre avec « Le top dons de la semaine » : « Parmi les milliers d’annonces publiées cette semaine, découvrez 10 dons passés par la case « exclusivité » qui ont particulièrement plu à la communauté des XXX. Pour dénicher le don de vos rêves, passez à XXX+ ! »
Je découvre donc le nom du système d’achat de bananes qui est donc le nom de l’appli est un « + ». La « case exclusivité » étant la priorité si de pouvoir demander un objet proposé pendant un certain temps. Et le top des dons est à l’aune de cette surenchère : vélo, téléphone, montre connectée, réfrigérateur, perceuse-visseuse, cafetière de marque…
On est loin de ce qui est censé donner une deuxième vie à des objets du quotidien qui ne servent plus et qu’on ne veut pas jeter, car ils peuvent être utiles à quelqu’un sans avoir de grande valeur marchande, ce qui est l’essentiel des « milliers d’annonces publiées ».
Ou comment passer de l’idée de réemployer dans une vision décroissante à la valorisation des objets et modes de vie alimentant le marché capitaliste pour en récupérer des miettes et les jeter aux chalands comme de la poudre aux yeux. Misère.

Déo @36

L'est pas beau mon pouce ?J’ai déjà évoqué les sites, applis, et autres dispositifs de dons que j’utilise depuis des années. Certains sont totalement gratuits, animés par des bénévoles avec les moyens du bord, sans chercher à être jolis ou même attrayants, avec un fonctionnement basique. D’autres cherchent des moyens de financement.
Dans cette dernière catégorie, une appli propose depuis quelque temps des « bananes » qui sont des points pour « récompenser » les personnes qui donnent. Ces bananes permettaient simplement de pouvoir envoyer des messages aux gens qui donnent et maintenant offrent une priorité pour répondre aux annonces récentes. Il m’est arrivé que des personnes s’inquiètent pour moi si je leur donnais deux objets sans passer par la procédure « normale » car je ne toucherai pas « mes » bananes.
L’idée est de valoriser la réciprocité des dons et éviter que certains n’utilisent l’appli pour récupérer sans retour, voire récupèrent autant que possible pour revendre. Mais cet esprit a été mis à mal, car les personnes qui cherchent à « adopter » des objets sans pouvoir ou vouloir en donner peuvent acheter des bananes, ponctuellement, voire sur abonnement. Ce n’est certes pas des tarifs élevés et il y a bien des frais pour cette appli. Mais, la recherche graphique et divers messages réguliers montrent le souci de fidéliser les utilisateurs.
Mais entre ceux qui payent pour récupérer des dons et les gestionnaires qui encaissent, je me sens de plus en plus éloigné du principe d’origine. Aujourd’hui, je préfère donner à une recyclerie ou ressourcerie qui a pour but de remettre en vente les objets. Je participe ainsi à un principe économique affiché, finançant des locaux et emplois pour permettre à des personnes qui n’ont pas forcément accès à Internet ou à des applis d’acheter des objets ainsi réemploiés. Et c’est aussi bien plus simple : je dépose plutôt que de prévoir des rendez-vous contraignants dont une partie n’est pas honorée. Le modèle Emmaus a encore de beaux jours devant lui.

Déo @35

Mes passages dans le métro sont de plus en plus rares. Lors de l’un des derniers, j’ai vu une publicité sur deux panneaux avec un slogan en gros « Vous pensez encore que les éoliennes vont sauver le climat ? » Je me suis dit que non, notamment parce que je ne l’ai jamais pensé. Ne serait-ce que parce que « sauver le climat » ne veut rien dire.
Le climat est un ensemble de phénomènes météorologiques, et il ne me semble pas en mauvaise forme, les phénomènes météo continuant toute l’année sans interruption de service, qu’il fasse beau, qu’il neige ou qu’il vente. Le dérèglement climatique n’est pas une mise en danger du climat, mais une évolution du type de ces manifestations climatiques qui nous inquiète.
Après un peu de recherche, je m’aperçois qu’il s’agit d’un film documentaire. Le site qui le présente met en bandeau une critique : « Le film choc qui déconstruit l’imposture », issue du journal… Le Figaro. « Imposture » et Figaro, décidément, tout cela n’est pas engageant.
Il est certes pertinent de s’interroger sur les éoliennes, notamment leur production, qui comme les panneaux solaires et les voitures électriques, est source de pollution et d’impact écolo négatif, mais de là à parler d’imposture… Soit il y a des révélations exceptionnelles, soit la publicité donc le marketing de ce film est une imposture.
Son financement participatif s’est fait via une plateforme « Documentaire et vérité ». Je tique encore sur cet amalgame, me méfiant de ceux qui ont besoin de clamer la vérité comme argument de leurs idées.
Je ne sais pas si je le regarderai. Il est diffusé gratuitement. En tous les cas, je sais déjà que la révolution écologique, comme on aime à l’appeler, avec ce genre de raccourci dont la stupidité m’afflige (ou pire de croyance dans la qualité intellectuelle et rédactionnelle du slogan), ce n’est pas gagné.

Déo @34

Ma nouvelle coupeDans tout ce qui peut se dire sur les produits soit présumés ou avérés « d’antan » soit plus sains, bio, ou tout ce que l’on veut, il y en a un qui m’a particulièrement convaincue : c’est le shampoing solide. J’en ai essayé plusieurs, certains me plaisant mieux que d’autres par leur odeur, leur caractère moussant, etc. mais le principe même m’a conquise : disparue la bouteille en plastique, plus de liquide dans les yeux, moins de gaspillage, des économies, moins d’encombrement.
Tout comme j’ai échangé le gel douche contre le savon solide, j’utilise depuis des années un petit pain de shampoing. J’ai encore une bouteille de shampoing liquide de parapharmacie pour un traitement anti-pelliculaire quand de besoin, mais c’est bien rare que je le ressorte.
Je n’ai pas du tout envie à me mettre à en confectionner. Je suis ravie que l’on en trouve de plus en plus. Et si vous ne connaissez pas, je vous invite à essayer.

Déo @33

Il y a trois semaines, on m’a offert une boule à mettre dans mon lave-linge et dont le pouvoir lavant s’expliquerait par des histoires d’ionisation de l’eau. Ce principe est déjà à l’œuvre chimiquement dans les lessives dites « classiques », bio ou pas.
Pas de comparaison des résultats à ce stade : mon linge n’est jamais à proprement parlé « sale », il me faudra plus de temps mais par contre, je peux déjà vous l’avouer, mon lave-ligne a le sens du rythme !

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.

Déo @31

A la suite de mes aventures médicales (à redécouvrir ici), je suis parti quelques jours en Auvergne pour profiter du grand air.
Dans mon départ précipité, je n’ai pas pris le temps de vider mon seau de compost. À mon retour, j’ai donc tout jeté dans la poubelle « traditionnelle » car après dix jours, le tout rendait trop de jus.
J’ai profité de l’opération pour bien nettoyer ledit seau en le faisant tremper vingt-quatre heures dans de l’eau vinaigrée. Du coup, pendant ces vingt-quatre heures, j’ai jeté mes déchets végétaux dans ma poubelle « traditionnelle » et quelle ne fut pas ma surprise de constater le surlendemain qu’elle ne sentait pas très bon. En effet, depuis des années, cette poubelle n’accueillait quasi plus que des emballages qui, s’ils polluent et prennent de la place, n’ont pas d’odeur… Comme la nature est mal faite.

Déo @30

Dans un supermarché, je passe devant le rayon de l’eau en bouteille et vois un présentoir accroché. Ce sont des gourdes avec le logo d’une des marques. C’est une marque française d’eau minérale, appartenant à un grand groupe français, pourtant le slogan est marqué en anglais : « Water for change ». La gourde est chère, plus de 17 €, pour une contenance de 60 cl.
J’ai regardé sur Internet : cette marque a lancé un projet avec l’Unicef pour financer l’accès à l’eau potable d’écoliers au Nigéria. Tout est donc bien : cette marque, participant pleinement au gaspillage du plastique et à des dépenses d’énergie fossile pour transporter de l’eau vendue à des prix allant de 100 à 200 fois plus élevés que l’eau du robinet, se donne bonne conscience en la donnant à son client s’il achète une gourde… pour mettre de l’eau minérale ?

Déo @29

Salut, c’est Caddie !
— T’as changé d’look ?
Rigole pas, là, j’suis scotché. Et pour me scotcher, faut y aller. C’est que ma ménagère a reçu un appel personnel du musée du Louvre ! Mais pas pour elle, pour Isabelle. Si, si, on appelle Cécyle pour contacter Isabelle. Elle fait assistante d’attachée principale.
— Raconte, mon pote !
Vous savez, Isabelle a écumé les musées et la très grande bibliothèque. Alors, à la Culture, c’est une star. Ils la regrettent à fond. Y en a même un qui en a parlé à la Bachelot et ils ont pensé à elle pour être secrétaire d’État auprès de la ministre de la Culture.
— Celle aux tailleurs rooooses ?
Celle-là.
— T*aaaaaa*nt que Isabelle doit p*aaaaaa*s p*ooooo*rter un tailleur r*ooooo*se…
C’est clair que ce serait rédhibitoire. Le service public, oui, mais y a des limites.

Déo @28

EDF Bleu cielMon fournisseur d’électricité m’envoie peu de courrier, car je suis mensualisée. J’en reçois un avec détail de la facture de l’an passé, futur échéancier, détail de ma consommation avec un beau camembert en couleur pour m’aider à comprendre la répartition de ce que je paie pour mieux maîtriser ma consommation (c’est mieux pour le porte-monnaie et l’environnement) et il est question de limiter le papier en passant à la dématérialisation.
Dans l’enveloppe, il y cinq feuilles, seulement deux sont recto verso. Peut-être peut-on commencer par cette option d’impression simple et pratique pour tout le monde, non ?