Archives de catégorie : Déo @

Déo @33

Il y a trois semaines, on m’a offert une boule à mettre dans mon lave-linge et dont le pouvoir lavant s’expliquerait par des histoires d’ionisation de l’eau. Ce principe est déjà à l’œuvre chimiquement dans les lessives dites « classiques », bio ou pas.
Pas de comparaison des résultats à ce stade : mon linge n’est jamais à proprement parlé « sale », il me faudra plus de temps mais par contre, je peux déjà vous l’avouer, mon lave-ligne a le sens du rythme !

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.

Déo @31

A la suite de mes aventures médicales (à redécouvrir ici), je suis parti quelques jours en Auvergne pour profiter du grand air.
Dans mon départ précipité, je n’ai pas pris le temps de vider mon seau de compost. À mon retour, j’ai donc tout jeté dans la poubelle « traditionnelle » car après dix jours, le tout rendait trop de jus.
J’ai profité de l’opération pour bien nettoyer ledit seau en le faisant tremper vingt-quatre heures dans de l’eau vinaigrée. Du coup, pendant ces vingt-quatre heures, j’ai jeté mes déchets végétaux dans ma poubelle « traditionnelle » et quelle ne fut pas ma surprise de constater le surlendemain qu’elle ne sentait pas très bon. En effet, depuis des années, cette poubelle n’accueillait quasi plus que des emballages qui, s’ils polluent et prennent de la place, n’ont pas d’odeur… Comme la nature est mal faite.

Déo @30

Dans un supermarché, je passe devant le rayon de l’eau en bouteille et vois un présentoir accroché. Ce sont des gourdes avec le logo d’une des marques. C’est une marque française d’eau minérale, appartenant à un grand groupe français, pourtant le slogan est marqué en anglais : « Water for change ». La gourde est chère, plus de 17 €, pour une contenance de 60 cl.
J’ai regardé sur Internet : cette marque a lancé un projet avec l’Unicef pour financer l’accès à l’eau potable d’écoliers au Nigéria. Tout est donc bien : cette marque, participant pleinement au gaspillage du plastique et à des dépenses d’énergie fossile pour transporter de l’eau vendue à des prix allant de 100 à 200 fois plus élevés que l’eau du robinet, se donne bonne conscience en la donnant à son client s’il achète une gourde… pour mettre de l’eau minérale ?

Déo @29

Salut, c’est Caddie !
— T’as changé d’look ?
Rigole pas, là, j’suis scotché. Et pour me scotcher, faut y aller. C’est que ma ménagère a reçu un appel personnel du musée du Louvre ! Mais pas pour elle, pour Isabelle. Si, si, on appelle Cécyle pour contacter Isabelle. Elle fait assistante d’attachée principale.
— Raconte, mon pote !
Vous savez, Isabelle a écumé les musées et la très grande bibliothèque. Alors, à la Culture, c’est une star. Ils la regrettent à fond. Y en a même un qui en a parlé à la Bachelot et ils ont pensé à elle pour être secrétaire d’État auprès de la ministre de la Culture.
— Celle aux tailleurs rooooses ?
Celle-là.
— T*aaaaaa*nt que Isabelle doit p*aaaaaa*s p*ooooo*rter un tailleur r*ooooo*se…
C’est clair que ce serait rédhibitoire. Le service public, oui, mais y a des limites.

Déo @28

EDF Bleu cielMon fournisseur d’électricité m’envoie peu de courrier, car je suis mensualisée. J’en reçois un avec détail de la facture de l’an passé, futur échéancier, détail de ma consommation avec un beau camembert en couleur pour m’aider à comprendre la répartition de ce que je paie pour mieux maîtriser ma consommation (c’est mieux pour le porte-monnaie et l’environnement) et il est question de limiter le papier en passant à la dématérialisation.
Dans l’enveloppe, il y cinq feuilles, seulement deux sont recto verso. Peut-être peut-on commencer par cette option d’impression simple et pratique pour tout le monde, non ?

Déo @27

J’attendais l’autre jour avec grande impatience (vous imaginez !) le Magazine de la santé. J’écoutais les pubs d’une oreille, sans regarder. J’entends alors une voix, grave, sévère, « Pour ce qui fait sa force, et aujourd’hui pour son ouverture à tous, j’ai choisi MGEN. » Sitôt, je rigole. Le ton du message me donne plus envie de me passer par la fenêtre que d’adhérer à la MGEN ; cela tombe bien, je suis déjà adhérente.
Je songe alors faire ce billet histoire de glorifier ce ton que j’imagine choisi pour renouer avec l’ancestral instituteur, celui qui sillonnait les campagnes aveyronnaises dans la neige pour dispenser l’instruction publique, fier hussard (tiens, un mot-clé du blogue) de la République ayant répondu à l’appel de Jules Ferry (j’avais vu un téléfilm sur l’histoire de l’école publique ; il m’avait marqué).
Entre le moment où j’ai songé et celui où je me suis décidée à écrire ce billet, j’avais oublié s’il s’agissait de la Maif ou de la MGEN ; c’est dire si le message était passé ! Je vais sur le site de l’un et de l’autre et trouve la vidéo sur le second. Je découvre alors que notre héros n’est autre que Martin Fourcade, champion de biathlète national… la neige ; on y revient !
Je n’avais pas vu le début du spot tout en images sans paroles, ce qui exclut au passage les vieux (devenus bigleux) du recrutement, exclusion somme toute logique tant j’imagine que la MGEN cherche plus à recruter des jeunes pour équilibrer ses comptes face à ces hordes d’enseignants qui ont fait sa richesse et sont aujourd’hui à la retraite. Les jeunes vont-ils succomber ? Je crains que non. Tant pis ! les images sont jolies… Je vous laisse apprécier.

Déo @26

À New York, j’ai visité quelques bazars genre « Tout à 1 euro ». Il y a des pépites de « mauvais goût », de gadgets « inutiles », de petites choses utiles, sympas et pas chères. C’est une découverte du quotidien qui m’intéresse comme parcourir les supermarchés.
Parmi les choses les plus étonnantes, je suis tombée en arrêt devant des produits religieux : cadres avec photos hologrammes et stickers pour décorer ses murs. Jésus à différents âges ou Jésus et Marie, on ne sait quoi choisir.
Y en a-t-il qui achètent la planche d’autocollants que pour les angelots nus ? Je ne sais pas, mais c’est troublant ces angelots sexe à l’air à côté du Christ sur la croix. Est-ce encore un lien avec les scandales de pédophilie dans l’Église ou est-ce que je vois le mal partout ?

Déo @25

Un argumentaire de vente de pain et viennoiseries des supermarchés est souvent « cuit sur place ». Je passe devant une supérette de mon quartier : cet argument est écrit en gros sur la vitrine. Il y a même une mise en avant sur un panneau lumineux avec une photo à l’appui.
Je ne comprends pas que cela puisse être vendeur à ce point. Peut-être parce que de nombreuses boulangeries ne font effectivement plus que de la cuisson de produits commandés tous prêts. C’est donc un constat de nivellement par le bas transformé en slogan mis en avant, misère.

Déo @24

Comme chaque année, je suis allée au Printemps des assoces de l’Inter-LGBT, ravie de donner un coup de main sur le stand du Centre LGBT de Paris et d’Île-de-France et de découvrir de nouvelles associations, preuve que le mouvement LGBT est vivant et vivace, donc vivifiant ! Lors de mon tour des autres stands, j’ai surpris une conversation incroyable sur celui d’une association qui mettait en valeur des objets de prévention.
Un homme prend un préservatif. Son interlocuteur l’invite à se servir largement, précisant « Là, tu as les préservatifs externes, du gel et ici des préservatifs internes. » Des préservatifs internes ? Je suis intriguée et retourne sur le stand du Centre où j’ai vu les mêmes. Renseignements pris, il s’agit de préservatifs féminins qui se placent, chez les femmes à l’intérieur du vagin. Internes donc. Et chez les hommes ? Ils peuvent être installés dans l’anus (en enlevant un des anneaux) et rester là le temps de plusieurs rapports sexuels.
Je trouve très bien que les hommes aient su s’approprier cet objet pour avoir une sexualité protégée plus libre. Pour autant le terme de « préservatif interne » sans qu’il ne soit précisé qu’il s’agit du détournement d’un préservatif pour les femmes m’a choquée. Encore un déni de la sexualité féminine ? Forcément oui. Ah ! sexisme ; jusqu’au cœur de la communauté LGBT ? Ce n’est pas un scoop.