Archives de catégorie : Corps @

Corps @32

Je me rends dans un laboratoire d’analyse pour une prise de sang visant à rechercher la présence de marqueurs d’allergies. C’est un examen en deux temps : la recherche d’une positivité de présence puis un ciblage sur des marqueurs spécifiques.
À l’accueil, la secrétaire m’indique que si le premier test est positif, il faudra revenir pour un second prélèvement pour la suite. J’en reparle à l’infirmière qui s’occupe de moi pour savoir quels sont les délais. Elle me répond qu’il n’y aura pas besoin de revenir, car elle a pris deux tubes. En voilà une bonne solution ! D’autant que je sais qu’il y aura besoin de ce second échantillon sanguin. Merci à elle de m’épargner ainsi un second passage à l’aiguille.

Corps @31

Etiquette d'un flacon d'au de CologneLe premier confinement a eu une conséquence inattendue : ma conversion à l’usage d’eau de Cologne. Je dis bien « conversion » car je ne me souviens pas que, petite, nous en utilisions à la maison et je n’y associe aucun souvenir. Tout a commencé avec l’impossibilité de trouver du gel hydroalcoolique ou même de l’alcool en mars-avril 2020. La seule chose que j’avais pu acheter était de l’eau de Cologne à la lavande. J’avais d’ailleurs fait ce microbillet Twitter.

« 2/2 Et faute d’#alcool et de gel #hydroalcoolique à la #pharmacie, je me suis rabattue sur de l’eau de Cologne, 65 %. Qu’est-ce que ça pue ! Grandeurs et misères du confinement ; ça va en faire des sujets d’#ecriture. »

C’est vrai, qu’est-ce que ça puait et le produit me paraissait ringard à souhait, presque d’un autre temps, évoquant une « tradition familiale » dont je m’absous. Pourtant, petit à petit, je me suis habituée et après que du gel était disponible en pharmacie, j’ai continué à utiliser un mélange « eau de Cologne + alcool à 70 ° + savon liquide » pour me laver les mains chez moi. Ce que j’aimais surtout, c’était l’odeur laissée dans ma salle de bains après utilisation.
Et puis, j’ai abandonné ma mixture avant de renouer avec l’eau de Cologne restante pour nettoyer mes doigts de pieds qui sortaient du plâtre, et les alentours accessibles. J’en ai alors apprécié la fraîcheur, en plus de l’odeur. Mon flacon tirant à sa fin, j’ai décidé de le renouveler. Comme je me fais livrer mes courses depuis deux mois maintenant (Caddie trépigne !) ce n’est pas la même, un peu plus haut dans la gamme, sans doute ; avec une sensation de fraîcheur décidément bien agréable sur les pieds après la douche… même déplâtrée !

Corps @30

Radio d'un genou pendant une infiltration. On voit bien l'aiguille entré jusqu'au centre de l'articulation.À la suite de l’épisode rhumatologue, j’ai consulté un médecin du sport chaudement recommandé par Sarah. Après un certain nombre de tests sur mon genou et avoir visionné radios et IRM et posé moult questions, il a considéré que mon genou avait besoin de trois infiltrations d’acide hyaluronique dont la première assortie de cortisone. J’ai un peu attendu avant de me décider et suis retournée le voir avec Sarah, convaincue qu’il allait pratiquer ces injections. Que nenni ! Elles devaient être faites sous contrôle radiologique.
Je me suis enquis d’un radiologue, découvrant très vite que cet acte non pris en charge par la Sécurité sociale (et pourtant recommandé par elle) allait me coûter un bras, 850 euros environ entre le produit et les trois injections non remboursées, dépassement d’honoraires en prime. On peut considérer que ce n’est pas si cher pour un genou ; mais je n’aime pas engraisser la médecine de ville qui oublie le serment d’Hippocrate.
Une pharmacie discount et une demande de prise en charge à l’hôpital plus tard, ma facture s’est élevée à 60 euros tout compris, ce qui est plus raisonnable avec un délai d’à peine trois semaines supplémentaires. En pleine pandémie, c’est particulièrement remarquable. Me fallait-il quand même « payer » un peu pour cela, en chair et en os, si je puis dire ?
Sans doute. La première injection a été faite par une jeune interne qui, je dois l’avouer, a failli se prendre une grosse baffe quand, les larmes aux yeux et les sanglots dans la voix, mes abdominaux de judoka, par geste réflexe, m’ont remise en position assise et mon poing s’est serré avant que je ne réalise à quelle extrémité la douleur me menait, ma conscience me rallongeant sitôt. Je m’en suis excusée lors de la seconde injection, que le médecin sénior a pratiquée devant elle avec plus de rapidité et une douleur moins intense et plus fugace ; à la première, je n’étais guère en état d’avoir un propos aimable.
Pour la troisième injection, pratiquée par une autre radiologue, elle a dit « c’est fini » avant que je n’aie le temps de me dire qu’il se passait quelque chose du côté de mon genou. Mon kiné m’avait prévenue que la qualité du geste conditionnait le ressenti du patient et je sais qu’un geste, il faut du temps pour l’apprendre. Mon genou a fait sa part. Si d’autres pouvaient prendre le relais, ça me ferait plaisir ! Merci.

 

Grand homme @36

Je ne crois pas avoir encore évoqué ici la disparition de Juliette Greco.
J’ai rencontré Juliette Greco en 1993… musicalement parlant bien sûr. A l’époque, elle traversait un long passage à vide depuis plus de dix ans mais venait de sortir un nouvel album, Rubans rouges et toiles noires, qui allait la remettre sur le chemin du succès, chemin qu’elle ne quitta plus jamais. Moi non plus je ne la quitterai plus…

 

 

 

 

 

Corps @28

Depuis l’arrivée de Helgant, je sillonne mon quartier pour ses promenades quotidiennes. D’un coup, les chiffres de mon relevé d’activités quotidien ont bien augmenté. Alors que je n’arrivais pas tous les jours à atteindre mes objectifs, c’est maintenant sans aucun problème que je les dépasse.
C’est à tel point que l’application m’a proposé d’augmenter l’un d’eux. Merci Helgant !

Corps @27

Dans mon précédent billet, j’évoquais comme il m’a fait du bien de commencer à enlever les meubles pour l’impression bénéfique d’avancer, d’évoluer, d’ouvrir l’horizon, d’amorcer le changement. Cela m’a aussi fait du bien de mettre la main à la pâte.
Pour les manipulations les plus physiques, j’ai eu de l’aide. Mais j’ai démonté, dévissé, porté, ce qui m’a été très bénéfique aussi. D’autant que j’ai appris et compris le fonctionnement de charnières ou l’installation d’équipements.
Du coup, il m’a été possible d’en donner des parties. Un élément bas par-ci, une planche avec des taquets par-là ont réjoui ceux que tout cela dépannait.
Quant aux restes, j’ai pu obtenir un créneau pour les premières tournées d’encombrants post-confinement. Comme je devais déposer la veille, peut-être que ces planches ont fait le bonheur de passants.
Tout ceci est un bon équilibre de bienfaits. Des satisfactions mentales, physiques, intellectuelles, affectives… tout cela s’annonce bien.

Corps @26

Dès le début du confinement, ma priorité a été de préserver ma santé physique et mentale. Je ne savais pas la tournure qu’allaient prendre les choses (je ne le sais toujours pas). Je me suis rabattue sur ce que je sais faire : créer un rythme journalier afin de garder une certaine maîtrise du temps ; cultiver l’équilibre en toute chose.
Pour ce qui est de l’activité physique, j’ai pensé au début profiter des « permissions de sortie ». Au vu de l’ambiance dès que je mettais le nez dehors pour faire des commissions, je me suis vite rendu compte que l’extérieur m’était anxiolytique. Le virus ? Non, lui ne m’a jamais vraiment fait peur ; plus l’agressivité ambiante et les nouveaux codes sociaux de distanciation et de cheminement pas toujours facile à comprendre et à gérer.
J’ai donc limité mes sorties aux commissions sans faire de détours et à une visite chez mon médecin. Je marchais chez moi, ou dans le parking en sous-sol, multipliant les occasions de faire plus que le piétinement intérieur : je l’ai évoqué dans ce billet. Côté sport, je me suis astreinte à une à deux séances par jour (avec un jour de repos par semaine) sans trop avoir à me forcer d’ailleurs. Du 15 mars au 26 mai 2020, j’ai ainsi fait chez moi quatre-vingt-douze heures, quarante minutes et quinze secondes de sport. Et je me suis écroulée
De fatigue ? Non, plus de dépit, couplé à une grande lassitude. Marcher sur le stepper pour aller nulle part. Ramer sans que le décor ne défile. Modeler mon corps sans caresses ni regards concupiscents en retour. J’ai perdu 2 kg. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps. Cela a relancé mon désir du corps d’une autre, peut-être aussi parce que le judo m’offre d’ordinaire des contacts physiques qui, sans être sexuels, me procurent une sensation de complétude charnelle.
Le judo reprend en septembre ; j’espère. D’ici là, que proposer à mon corps ?
— Rame !

Corps @25

Mon genou gaucheÀ un pot de départ d’un poste en 2014, j’avais reçu un coffret-cadeau pour un séjour d’un week-end à l’étranger. N’ayant pas trouvé un choix qui me plaisait et correspondait à mes disponibilités, j’ai utilisé le système d’échange de ce coffret contre deux autres proposant des massages.
Le premier massage s’est déroulé il y a quelques années. Pour le second, j’ai choisi une séance de massage et de sophrologie. Pour cette dernière, c’était ma première fois. J’avais mal au dos et au genou, étant dans une période pas forcément compliquée, mais d’incertitude liée à un changement de travail, prenant prochainement un nouveau poste.
La séance m’a fait beaucoup de bien. Ainsi, grâce à la bienveillance de mes anciens collègues et leur cadeau, j’aborde mieux une nouvelle aventure professionnelle. C’est une belle continuité, prometteuse.

Corps @24

La deuxième canicule de l’été après celle de juin, avec les records battus, a marqué nos corps et nos esprits. Il était bien difficile de parler d’autre chose et j’ai, entre autres, reçu un texto d’une amie, le vendredi, m’indiquant avoir souffert. Je ne savais pas trop quoi répondre, alors j’ai réfléchi un peu à la manière dont j’avais vécu ces cinq jours. Je ne pouvais pas dire que j’avais vraiment souffert, moi qui avais fini à l’hôtel climatisé en 2003. C’était surtout sa durée en 2003 qui avait été particulièrement difficile. J’ai vécu quinze ans entre Nîmes et Montpellier ; je connais la chaleur et la manière de s’en protéger ; seul mon petit appartement non traversant m’est délétère.
Depuis 2003, je crains donc la canicule. On nous annonçait quatre jours ; je me sentais prête. Avec le sport, mon corps régule mieux sa température (j’ai un souci de thermostat métabolique qui fonctionne mal). Je suis équipée d’un ventilateur de plafond, d’un Dyson au cas où, je bois, je mange frais avec fruits et légumes pleins d’eau, fais un peu de gym au frais du square le matin à 7 heures, vais aux commissions le matin, et travaille tranquille fenêtres fermées. En le racontant, on ne dirait pas mais c’est en fait un vrai plan de bataille, l’idée que je dois avoir une préparation physique et mentale à la canicule ce d’autant que pour ces quatre jours, je n’ai pas renoncé à mes activités sociales.
Judo le lundi et le mercredi, visite d’une amie dans son Ehpad le jeudi. De la folie ? Oui et non. Les cours de judo se sont adaptés et quand je suis sortie le jeudi, vers 16 h 30, en plein pic de chaleur à 42,2°, je m’étais préparée à renoncer si je prenais un coup sur la tête. Cela n’a pas été le cas. J’étais prête. J’ai marché doucement, à l’ombre, avec des morceaux en transport pour ne pas dépasser les vingt minutes de marche. Il faisait chaud, certes, mais cela m’a fait du bien de sortir tant vivre dans le noir a la fâcheuse tendance à me rendre neurasthénique.
J’ai donc bien vécu cette canicule… ou presque ; j’avais compris qu’elle s’achevait dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu’il a fallu attendre le vendredi soir pour avoir un peu de frais. Cela m’a flinguée, comme si une fois le mental relâché, mon corps refusait l’effort. L’expérience en est d’autant plus intéressante. Elle me dit qu’en mode performance, je suis en mesure de me dépasser mais que dès que je lâche ce mode, je m’effondre. C’est somme toute assez symptomatique de mon rapport au monde. Avec cette question : puis-je m’accorder des moments de réelle détente sans craindre l’effet retour ? Je crains que non. Misère.

Corps @23

Je contrôle régulièrement ma glycémie. À ma dernière analyse, j’ai repris les précédentes. La comparaison avec celle de cette année et la dernière qui a quelques années montre que j’étais à 0,2 point au-dessus de la valeur haute de référence et cette année, je suis à 0,6. Misère… Une augmentation importante ! Je m’inquiète.
Pourtant… Les valeurs de référence ont changé : en 2015, elles étaient de 0,74 à 1,09 ; en 2019, elles sont de 0,74 à 1. Mes résultats sont donc meilleurs qu’il y a quelques années, avec une baisse permettant de passer de 1,11 à 1,06, évolution positive non négligeable. Pas d’inquiétude donc !