Archives de catégorie : Corps @

Grand homme @36

Je ne crois pas avoir encore évoqué ici la disparition de Juliette Greco.
J’ai rencontré Juliette Greco en 1993… musicalement parlant bien sûr. A l’époque, elle traversait un long passage à vide depuis plus de dix ans mais venait de sortir un nouvel album, Rubans rouges et toiles noires, qui allait la remettre sur le chemin du succès, chemin qu’elle ne quitta plus jamais. Moi non plus je ne la quitterai plus…

 

 

 

 

 

Corps @28

Depuis l’arrivée de Helgant, je sillonne mon quartier pour ses promenades quotidiennes. D’un coup, les chiffres de mon relevé d’activités quotidien ont bien augmenté. Alors que je n’arrivais pas tous les jours à atteindre mes objectifs, c’est maintenant sans aucun problème que je les dépasse.
C’est à tel point que l’application m’a proposé d’augmenter l’un d’eux. Merci Helgant !

Corps @27

Dans mon précédent billet, j’évoquais comme il m’a fait du bien de commencer à enlever les meubles pour l’impression bénéfique d’avancer, d’évoluer, d’ouvrir l’horizon, d’amorcer le changement. Cela m’a aussi fait du bien de mettre la main à la pâte.
Pour les manipulations les plus physiques, j’ai eu de l’aide. Mais j’ai démonté, dévissé, porté, ce qui m’a été très bénéfique aussi. D’autant que j’ai appris et compris le fonctionnement de charnières ou l’installation d’équipements.
Du coup, il m’a été possible d’en donner des parties. Un élément bas par-ci, une planche avec des taquets par-là ont réjoui ceux que tout cela dépannait.
Quant aux restes, j’ai pu obtenir un créneau pour les premières tournées d’encombrants post-confinement. Comme je devais déposer la veille, peut-être que ces planches ont fait le bonheur de passants.
Tout ceci est un bon équilibre de bienfaits. Des satisfactions mentales, physiques, intellectuelles, affectives… tout cela s’annonce bien.

Corps @26

Dès le début du confinement, ma priorité a été de préserver ma santé physique et mentale. Je ne savais pas la tournure qu’allaient prendre les choses (je ne le sais toujours pas). Je me suis rabattue sur ce que je sais faire : créer un rythme journalier afin de garder une certaine maîtrise du temps ; cultiver l’équilibre en toute chose.
Pour ce qui est de l’activité physique, j’ai pensé au début profiter des « permissions de sortie ». Au vu de l’ambiance dès que je mettais le nez dehors pour faire des commissions, je me suis vite rendu compte que l’extérieur m’était anxiolytique. Le virus ? Non, lui ne m’a jamais vraiment fait peur ; plus l’agressivité ambiante et les nouveaux codes sociaux de distanciation et de cheminement pas toujours facile à comprendre et à gérer.
J’ai donc limité mes sorties aux commissions sans faire de détours et à une visite chez mon médecin. Je marchais chez moi, ou dans le parking en sous-sol, multipliant les occasions de faire plus que le piétinement intérieur : je l’ai évoqué dans ce billet. Côté sport, je me suis astreinte à une à deux séances par jour (avec un jour de repos par semaine) sans trop avoir à me forcer d’ailleurs. Du 15 mars au 26 mai 2020, j’ai ainsi fait chez moi quatre-vingt-douze heures, quarante minutes et quinze secondes de sport. Et je me suis écroulée
De fatigue ? Non, plus de dépit, couplé à une grande lassitude. Marcher sur le stepper pour aller nulle part. Ramer sans que le décor ne défile. Modeler mon corps sans caresses ni regards concupiscents en retour. J’ai perdu 2 kg. Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans mon corps. Cela a relancé mon désir du corps d’une autre, peut-être aussi parce que le judo m’offre d’ordinaire des contacts physiques qui, sans être sexuels, me procurent une sensation de complétude charnelle.
Le judo reprend en septembre ; j’espère. D’ici là, que proposer à mon corps ?
— Rame !

Corps @25

Mon genou gaucheÀ un pot de départ d’un poste en 2014, j’avais reçu un coffret-cadeau pour un séjour d’un week-end à l’étranger. N’ayant pas trouvé un choix qui me plaisait et correspondait à mes disponibilités, j’ai utilisé le système d’échange de ce coffret contre deux autres proposant des massages.
Le premier massage s’est déroulé il y a quelques années. Pour le second, j’ai choisi une séance de massage et de sophrologie. Pour cette dernière, c’était ma première fois. J’avais mal au dos et au genou, étant dans une période pas forcément compliquée, mais d’incertitude liée à un changement de travail, prenant prochainement un nouveau poste.
La séance m’a fait beaucoup de bien. Ainsi, grâce à la bienveillance de mes anciens collègues et leur cadeau, j’aborde mieux une nouvelle aventure professionnelle. C’est une belle continuité, prometteuse.

Corps @24

La deuxième canicule de l’été après celle de juin, avec les records battus, a marqué nos corps et nos esprits. Il était bien difficile de parler d’autre chose et j’ai, entre autres, reçu un texto d’une amie, le vendredi, m’indiquant avoir souffert. Je ne savais pas trop quoi répondre, alors j’ai réfléchi un peu à la manière dont j’avais vécu ces cinq jours. Je ne pouvais pas dire que j’avais vraiment souffert, moi qui avais fini à l’hôtel climatisé en 2003. C’était surtout sa durée en 2003 qui avait été particulièrement difficile. J’ai vécu quinze ans entre Nîmes et Montpellier ; je connais la chaleur et la manière de s’en protéger ; seul mon petit appartement non traversant m’est délétère.
Depuis 2003, je crains donc la canicule. On nous annonçait quatre jours ; je me sentais prête. Avec le sport, mon corps régule mieux sa température (j’ai un souci de thermostat métabolique qui fonctionne mal). Je suis équipée d’un ventilateur de plafond, d’un Dyson au cas où, je bois, je mange frais avec fruits et légumes pleins d’eau, fais un peu de gym au frais du square le matin à 7 heures, vais aux commissions le matin, et travaille tranquille fenêtres fermées. En le racontant, on ne dirait pas mais c’est en fait un vrai plan de bataille, l’idée que je dois avoir une préparation physique et mentale à la canicule ce d’autant que pour ces quatre jours, je n’ai pas renoncé à mes activités sociales.
Judo le lundi et le mercredi, visite d’une amie dans son Ehpad le jeudi. De la folie ? Oui et non. Les cours de judo se sont adaptés et quand je suis sortie le jeudi, vers 16 h 30, en plein pic de chaleur à 42,2°, je m’étais préparée à renoncer si je prenais un coup sur la tête. Cela n’a pas été le cas. J’étais prête. J’ai marché doucement, à l’ombre, avec des morceaux en transport pour ne pas dépasser les vingt minutes de marche. Il faisait chaud, certes, mais cela m’a fait du bien de sortir tant vivre dans le noir a la fâcheuse tendance à me rendre neurasthénique.
J’ai donc bien vécu cette canicule… ou presque ; j’avais compris qu’elle s’achevait dans la nuit de jeudi à vendredi alors qu’il a fallu attendre le vendredi soir pour avoir un peu de frais. Cela m’a flinguée, comme si une fois le mental relâché, mon corps refusait l’effort. L’expérience en est d’autant plus intéressante. Elle me dit qu’en mode performance, je suis en mesure de me dépasser mais que dès que je lâche ce mode, je m’effondre. C’est somme toute assez symptomatique de mon rapport au monde. Avec cette question : puis-je m’accorder des moments de réelle détente sans craindre l’effet retour ? Je crains que non. Misère.

Corps @23

Je contrôle régulièrement ma glycémie. À ma dernière analyse, j’ai repris les précédentes. La comparaison avec celle de cette année et la dernière qui a quelques années montre que j’étais à 0,2 point au-dessus de la valeur haute de référence et cette année, je suis à 0,6. Misère… Une augmentation importante ! Je m’inquiète.
Pourtant… Les valeurs de référence ont changé : en 2015, elles étaient de 0,74 à 1,09 ; en 2019, elles sont de 0,74 à 1. Mes résultats sont donc meilleurs qu’il y a quelques années, avec une baisse permettant de passer de 1,11 à 1,06, évolution positive non négligeable. Pas d’inquiétude donc !

Corps @22

Le dépassement de ma phobie de l’eau a été si important que c’est une référence, consciente ou non, dans ma vie. Surtout, quand j’essaie de dépasser mes peurs.
Par exemple, reprendre la moto n’a pas été une décision facile. Cela me tentait beaucoup, mais j’avais énormément d’appréhension. De ce fait, je voulais pouvoir être sûre de pouvoir avoir les pieds bien à terre. Pour rendre compte de ce qui était une condition incontournable pour que je reprenne le guidon, l’expression qui me vient à chaque fois, c’est « avoir pied », comme à la piscine.

Corps @21

Longtemps, j’ai eu une phobie des étendues d’eau. J’avais appris à nager jeune, mais pour des raisons familiales personnelles, j’ai développé une phobie : une peur panique dès que je n’avais plus pied et la respiration bloquée dès que j’avais de l’eau au niveau de la poitrine. Je me tenais éloignée de la mer comme des lacs mais aussi de la Seine et des canaux parisiens.
Cela a duré des années, jusqu’à ce que je prenne de nombreux cours de natation pour arriver à dépasser cette peur, des heures à m’accrocher aux perches et aux rebords des bassins. Puis, un jour, j’ai sauté dans l’eau avec la même sensation, j’ai lâché la perche et suis remontée avec une sensation exceptionnelle de libération. Je n’avais plus cette boule au ventre. J’ai alors découvert le bonheur de pouvoir nager sans crainte.
C’était un moment inattendu et essentiel dans ma vie. Un tournant tranquille, mais capital.

Corps @20

Mon genou gaucheLors de ma dernière séance, l’ostéopathe me dit qu’elle me conseille une huile essentielle pour me masser le genou. Elle commence à écrire le nom sur un papier « Gaul… »
— Gaultherie.
— Oui. Je vous l’ai déjà conseillée ?
— Non, c’est une amie qui me l’a conseillée, à utiliser avec une huile de massage.
— Oui, c’est ça.
Mon ostéopathe ne connaît pas Cécyle et ne sait donc pas que j’ai déjà une conseillère exceptionnelle pour soulager les douleurs de ce pauvre genou.