Archives de catégorie : Changement @

Changement @27

Je sais que vous appréciez particulièrement la saga « chaudière » qui a pris un tour nouveau avec le récapitulatif de charges 2019 reçu pendant le confinement (ici). Celui-ci faisait apparaître un rappel par locataire de 133 euros pour une provision de 105 euros. Ouille ! L’affaire, pour cette fois, s’est réglée en deux mois. Forte de mon expérience sur la récupération des 28 000 euros de charges d’eau sur le précédent exercice (), j’ai rapidement pu avoir des explications auprès de notre bailleur : 60 % étaient imputables à un rattrapage de l’exercice précédent sur lequel une facture n’avait été ni imputée ni provisionnée ; 40 % (58 euros) étaient le produit d’une erreur de facturation…
Une fois ceci établi, il a fallu batailler un peu pour que cette « erreur » soit rétrocédée aux locataires dès ce mois de juillet, le gestionnaire souhaitant qu’elle soit corrigée sur le récapitulatif de charges 2020 édité en avril 2021 et récupéré en juin 2021. Les locataires n’ayant pas vocation à servir d’organisme de crédit, j’ai sollicité la directrice territoriale qui a su dépasser les procédures comptables automatiques et tous les locataires n’ont pas eu à s’acquitter de cette erreur.
Cet épisode, outre sa fin heureuse, a été l’occasion d’échanger sur les dysfonctionnements de gestion autant que sur nos soucis du quotidien en évoquant des solutions à moyen et long terme. Nous avons notamment évoqué la question du débit de nos chaudières et il m’a été dit que cette question serait intégrée dans les prochains appels d’ordre. Je m’en réjouis autant que je suis fière de participer à l’amélioration de notre cadre de vie. On me trouvera peut-être crédule mais j’agis toujours avec l’idée que l’on peut faire avancer les sujets. Dans quelle mesure ? Je l’ignore mais m’en moque. Tant que cela bouge dans le bon sens, même d’un cheveu, mon action garde du sens.

Changement @26

Ah ! le four combiné, après avoir utilisé un four à micro-ondes et un four traditionnel séparément, me réserve encore des surprises. Je sais maintenant utiliser les deux fonctions. Mais, j’ai encore du mal à intégrer une différence et en mode four traditionnel, j’ai eu plusieurs fois une cuisson expresse ! Il m’arrive de me faire encore avoir : programmant le four comme d’habitude, je ne m’habitue que peu à peu à ce que le bouton pour déterminer le temps de cuisson compte en secondes, comme le micro-ondes, et non en minutes, comme le four traditionnel. Même en mode marmite norvégienne, c’est insuffisant… Je crois que Cécyle en conviendra, c’est dire.

Changement @25

Un après-midi, j’ai un appel de ma banque. Une employée m’annonce qu’elle va me passer ma conseillère financière qui va me proposer de changer de carte bancaire pour l’offre supérieure en payant moins cher, avec un prix garanti à vie. La femme m’annonce une carte dénommée « I…» alors que je sais que la carte de l’offre au-dessus de celle que j’ai s’appelle « P… ». Je suis intriguée. L’employée va en quête de la conseillère, qui n’arrive pas. Elle reprend donc le téléphone et cherche vainement les informations complémentaires. Je l’entends feuilleter une brochure. Le seul argument qu’elle trouve et me répète est l’assurance perte de bagages lors des voyages en avion. Ce qui ne m’intéresse pas particulièrement.
Quelques minutes après, elle hèle sa collègue la conseillère qui est revenue dans les parages. Celle-ci me parle d’emblée de la carte « P… » et évoque ce changement de tarif super préférentiel. Je m’étonne. J’argumente et me rends compte, avec elle, qu’elle ne connaît pas mon dossier. Avec l’option que j’ai depuis des années, je paye déjà moins cher. L’offre n’est donc pas du tout intéressante pour moi.
C’était presque touchant cet appel très amateur, pas forcément rassurant, mais il souligne une certaine humanité des personnels de ma banque.

Changement @24

J’ai lu un article écrit par des déficients visuels qui pointait le fait que le terme de « distanciation sociale » était malvenu puisque la seule « distanciation physique » suffit à nous protéger du covid-19. Je n’ai pas noté la référence. À rechercher cet article, je découvre que je ne suis pas seule à considérer que « distanciation physique » suffit largement à dire qu’il faut s’écarter les uns des autres parce que le covid-19 est un virus sauteur, pardon, volant ; ou les deux.
Une fois admis que ce choix de l’adjectif « social » n’est pas le plus proche de la réalité de l’éloignement prescrit (on peut avoir une distance physique importante tout en ayant une distance sociale nulle ; et inversement), on peut s’interroger sur ce choix des pouvoirs publics.
Hypothèse n°1 : celles et ceux (sans doute ceux) qui ont décidé sont des imbéciles qui ne savant pas causer comme il faut. Je ne le pense pas. Le mâle dominant domine aussi par la langue. Ce me semble une évidence.
Hypothèse n°2 : ce choix lexical constitue un choix politique. C’est la conséquence logique de ce qui précède, dans un contexte où la nécessaire lutte contre le covid-19 s’accompagne d’une politique inutilement liberticide et coercitive (exemple).
Après deux mois de confinement, comment imaginer que les tenants de l’ordre bourgeois, hétérosexiste et raciste n’aient pas la tentation de maintenir les femmes au foyer, les vieux aux Ehpad, une bonne part des travailleurs loin de la machine à café, et les autres à se saluer de loin ? Alors, bien sûr, on peut se b(a)isouiller « en famille », tant celle-ci a su démontrer depuis le 19e siècle son efficacité en matière d’exploitation, de contrôle social et d’acculturation sclérosante pour les personnes. Ce choix révèle donc la volonté des hommes blancs de poursuivre dans la voie du « monde d’avant » et que leur discours sur le « changement » a la même valeur que les antédiluviennes promesses électorales de François Hollande. C’est dire !

Note. Chacun appréciera, dans ce contexte, la notion de « gestes barrière » ; barrière contre qui ? le virus ou le lien social ?

Changement @23

Après de grandes réflexions, des hésitations, des péripéties, je me suis décidée pour des travaux dans mon appartement. Puis il y a eu le confinement qui a décalé mes projets. L’un d’eux concerne la cuisine. Les meubles d’une grande chaîne suédoise ont vieilli et vont être tous changés, ce d’autant que la conception de la cuisine avait été pensée par et pour des plus grands que moi. L’objectif est donc d’enlever les meubles hauts et d’en rajouter en bas.
Durant le confinement, j’ai eu besoin d’avancer sur ce projet. Juste après le 11 mai, même si c’est plus long et compliqué pour des amateurs relativement à des artisans, avec de l’aide précieuse, j’ai démonté la plus grande partie des meubles. Un jour, deux meubles hauts ont été enlevés et cela m’a fait un bien fou.
Plus d’espace, plus de lumière… Même si je vis quelques semaines dans un appartement avec des meubles sans portes, des endroits abîmés, une installation minimum, je m’y sens bien. Cette étape m’a permis d’avancer et c’est comme une transition, me permettant de m’habituer à la future configuration. J’en apprécie déjà les avantages.
Le vrai chantier va bientôt commencer, voilà une autre histoire.

Changement @22

Depuis le temps que cela me trotte dans la tête, c’est décidé, je change de fournisseur d’électricité ! Historiquement chez EDF comme l’ensemble des Français, j’ai longtemps espéré (pour diverses bonnes et mauvaises raisons) que ce fournisseur traditionnel prenne le virage de pratiques écologiquement vertueuses. Ceci n’arrivera pas en l’état. Changement de braquet donc.
J’avais récupéré lors d’une précédente Marche pour le climat un prospectus de Greenpeace concernant justement l’électricité dite « verte », c’est-à-dire en synthèse n’utilisant pas d’énergie fossile dans la production d’électricité. Je l’avais précieusement conservé notamment après avoir constaté qu’EDF était plus que lanterne rouge, au même rang que des Total, Engie…

En France, EDF produit et fournit une électricité essentiellement nucléaire. Cette technologie est non seulement polluante mais aussi dangereuse. Par ailleurs, en Europe, EDF détient encore des parts dans de nombreuses centrales à charbon, fioul et gaz. En prime, malgré des effets d’annonce, EDF investit en réalité beaucoup moins dans les énergies renouvelables que dans le nucléaire. Carton rouge.
La plaquette renvoie à un site Internet plus complet (ici).
Trois fournisseurs sont dans le peloton de tête : Énergie d’ici, Ilek et Enercoop. Après lecture des informations concernant ces trois fournisseurs, ma préférence se porte sur Enercoop (coopérative, circuits courts…) (ici)

Nous recommandons ce fournisseur d’électricité. Enercoop vous permet de consommer une électricité véritablement renouvelable et de soutenir des petits producteurs indépendants. De plus, Enercoop est une coopérative : plus de la moitié des bénéfices sont réinvestis dans l’entreprise, notamment dans des projets citoyens d’énergie renouvelable. Et les producteurs et les consommateurs participent ensemble aux prises de décision.
Je pars sur une première estimation du coup au regard de ma consommation : pas de surprise, c’est un peu plus cher que l’électricité via EDF. Le site annonce une moyenne de 8 € supplémentaires par mois, je suis à un peu plus (près de 10 €) mais ayant pris une estimation de consommation haute, cela restera à affiner. Et puis je le vois comme un excellent prétexte pour me lancer un nouveau défi : réduire ma consommation d’électricité pour atteinte un montant égal au prix d’EDF !
C’est parti pour la souscription !

Changement @21

1 384 662 signataires à la pétition de soutien à l’action judiciaire contre le gouvernement lancée par les associations Notre Affaire à Tous, La Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France. Il est encore possible de signer ici.
1 384 662 signataires, c’est à peu près cent fois moins de couverture médiatique que pour les actions des Gilets Jaunes, pourtant dix fois moins nombreux au plus fort de leur action. Le succès de ce soutien n’en est que plus fort !
Ah ! oui, j’allais oublier : 1 384 662 signataires… et aucune infox relayée massivement.

 

 

 

Changement @20

Nous avons, Isabelle, Frédéric et moi, chacun fait le test de notre « empreinte forêt », une nouvelle manière de considérer nos consommations. Frédéric a fait un score si bas que c’est presque inquiétant, pour Caddie, s’entend (35 m2) ; Isabelle et moi nous nous tenons avec 137 m2 et 120 m2. Je vous invite à faire ce test mais je le commente d’abord.
Comme tout test, il a ses failles, ses approximations ; il s’agit donc de choisir la « meilleure réponse » à défaut de la bonne ; et il s’agit surtout de s’interroger. Pour autant, il y a quelques bizarreries :
* Combien de chaussures de cuir achetez-vous par an ? Moins de deux… Cela ne peut-être zéro ? Je ne consomme que des randos, dont une en cuir tous les deux ans. Et je me suis demandé si la consommation de plastique ne nuisait pas aux forêts à travers la déforestation liée aux production, transport et transformation du pétrole. Je n’ai pas la réponse.
* Volaille, porc, boeuf… Quid du poisson ?
* Mes repas… « Essentiellement des produits frais et de saison achetés au marché » ; double hic ; je consomme essentiellement des produits frais, mais pas forcément de saison ni acheté au marché (trop cher). La réponse au-dessus ne me va pas, puisqu’elle propose « Peu de produits transformés » ; pour moi, c’est vraiment pas.
* Combien de temps je passe en voiture ? « Moins d’une heure », est le premier choix. Mais pour moi, c’est jamais (deux fois par an). C’est frustrant de ne pouvoir le dire.
* « En tant que conducteur principal d’une voiture… » Je ne conduis pas et ne peux le dire. Quant à utiliser des pneus « Longue durée de vie », pour Caddie, en effet.
Et je suis passée à 113 m2 à refaire le test pour ce billet. Peut-être les pneus ? (j’avais répondu « oui » la première fois et là je n’ai pas répondu). Bon test (ici) !

 

Changement @19

La polémique autour de la baisse des APL et de la valeur de 5 euros avère de la méconnaissance des situations de pauvreté de la part de nombre des élites de notre pays. 5 euros… une peccadille. D’un point de vue numéral, sans doute. Ce n’est que le cinquième chiffre après 0. Mais qu’est-ce que l’on fait avec 5 euros ? La réponse que chacun apporte donne la mesure de l’enjeu.
En ce qui me concerne, j’ai décidé en début d’année de mesurer mes « dépenses incompressibles », histoire de voir quel était mon minimum vital considérant que ma situation matérielle se précarise au fil du temps (et que cela ne va pas s’arranger). Dans ce cadre, j’ai noté sur quatre mois mes dépenses ordinaires, nourriture, entretien de la maison, hygiène. J’ai fait un savant calcul pour déduire les repas que je ne prenais pas chez moi et suis arrivée à un prix de journée moyen de 6 euros.
Isabelle m’a dit que c’était peu. Cela l’est, mais je sais que je peux encore tirer sur les courses pour arriver aux alentours des 5 euros soit 150 euros par mois ce qui, pour un bénéficiaire de l’Apsa (nouveau nom du minimum vieillesse, que je percevrai dans dix ans), est déjà beaucoup. 5 euros, c’est donc pour les riches d’entre les pauvres le montant de leur « prix de journée », difficilement compressible ; les en priver, c’est les priver d’une journée de subsistance. Ni plus, ni moins.
Et voilà que le président de la République sort de sa cravate la solution miracle à cette baisse : que les loyers baissent aussi de 5 euros ! Très bonne idée, démago à souhait. Cela dit, tant qu’à faire, je suggère qu’ils baissent de 5,71 euros pour les locataires de Paris Habitat, le 0,71 euro correspondant au prix du timbre le moins cher dont je dois m’acquitter depuis le 1er septembre pour payer mon loyer. Eh oui ; il n’a pas fallu longtemps pour que l’enveloppe T dont je vous parlais ici disparaisse.
Quelqu’un peut le dire au président ? Moi, je lui pète qui pue au nez. Politiquement, cela ne sert à rien mais ça soulage ! Prrrout !

 

Changement @18

Je paie mon loyer par TIP. Chaque fin de mois, mon gardien dépose une enveloppe dans ma boîte avec l’avis d’échéance dont il faut détacher et signer la partie TIP et la lui rendre avant une certaine date indiquée par affichage. Le temps que mon gardien fasse remonter tous les TIP au bailleur, mon loyer est débité le 10 ou 11 du mois.
Pour l’échéance d’avril, la procédure a changé. J’ai trouvé avec mon avis d’échéance une enveloppe T et une invitation à poster mon paiement. Je l’ai fait aussitôt, comme je le faisais avec le TIP à donner à mon gardien. Le 2, mon loyer était débité de mon compte.
Mon bailleur arguait dans son invitation une procédure plus simple ; il gagne en fait huit jours de trésorerie tout en supprimant le lien humain qui permettait à mon gardien d’avoir des nouvelles des locataires une fois par mois, d’en prendre si besoin. Va-t-il d’ailleurs, au final, y gagner vraiment ? Sans la crainte du regard du gardien face au retard de paiement, ne vais-je pas, moi aussi, avoir envie d’avoir le choix dans la date (hi hi !) ? Rien que pour le principe, j’en ai déjà envie.
Et cette autre question : combien de temps aurons-nous droit à l’enveloppe T ? Je vous dirai.