Archives de catégorie : Canette @

Canette @36

J’ai décidé de changer le parquet de mon appartement. Il était abîmé, avec des traces datant de mes prédécesseurs, et avait beaucoup jauni par endroit. L’artisan qui est intervenu a vu une date écrite par les poseurs sur le sol : 2002. Ce parquet aura donc mérité d’être changé.
Il l’avait d’autant plus que les poseurs n’étaient pas des professionnels. Première surprise : l’isolant phonique avait été posé à l’envers. Heureusement, il était de très bonne qualité et il a pu être récupéré, retourné dans le bon sens. Seconde surprise : à des endroits où le bois semblait « jouer » et se dilater en créant des creux et bosses, des cales de pose en plastique étaient restées sous le parquet. L’artisan en a retrouvé huit. C’est plus que le nombre total qu’il en a pour travailler. Le bricolage recèle bien des surprises… aux autres.

Canette @35

J’ai acheté un blender avec deux accessoires dans une grande enseigne d’électroménager qui dispose côte à côte d’un magasin avec tous les produits, et d’un petit espace avec les produits pour la cuisine. Je suis allée dans le second, toujours vide de chaland. On est jeudi ; la vendeuse me promet que j’aurai le blender le samedi, avec un accessoire, le second le mardi suivant.
Le samedi, 11 heures, je reçois un texto indiquant que ma « commande est disponible ». Je vais la chercher. Le blender y est ; pas l’accessoire. Le guichetier me fait remarquer que la date de livraison est le 21 mars, soit quatre semaines plus tard ! Je proteste, explique que la vendeuse m’a dit qu’il était au magasin d’à côté, qu’il serait prêt samedi. Le gars va voir… et revient avec mon accessoire qui était bien en stock dans le magasin principal.
Le mardi, pas de texto ; j’y vais quand même. Au guichet de retrait, le gars m’envoie bouler et me dit de voir la responsable. Je vais à la caisse principale. La caissière regarde mon dossier. L’accessoire n’est en effet pas arrivé mais le devrait. Elle va voir la cheffe, qui va voir s’il ne serait pas en boutique… Elle revient avec mon accessoire. Je la remercie chaleureusement.
J’en profite pour lui faire le résumé de la situation : comment se fait-il qu’il y ait eu deux loupés-rattrapés sur la même commande ? L’explication tombe.
— Samedi, on vous a donné un article qui était dans le magasin mais n’appartenait pas à l’espace cuisine où vous l’avez acheté. Un peu comme du vol !
Elle rit.
— Ne me dites pas que je fais du recel ?
Elle rit encore.
— Et celui d’aujourd’hui, il était dans la réserve de l’espace cuisine.
— Vous l’avez volé ?
Elle rit toujours. On blague encore un peu et je repars avec ce deuxième accessoire à la provenance interlope. Si l’on m’avait dit un jour que je ferai du recel d’accessoire de blender… Au moins, si je finis en prison, je pourrai faire du jus d’orange !

Note. Le lendemain, je reçois un texto. Ma commande est prête. Il s’agit de l’accessoire récupéré la veille. Je me souviens en effet que la cheffe me l’a donné sans en passer le code-barre à la caisse. Il me démange d’aller le chercher mais ce serait effectivement du vol. Quelques jours passent. Le site indique que j’ai récupéré mon ustensile. Ouf !

Canette @34

En juillet 2016, les sacs plastiques à usage unique ont été interdits en caisse. Ils n’ont pas été interdits pour la pesée des fruits et légumes. Pour autant, la chaîne Monoprix a décidé de remplacer ces sacs plastiques par des sacs en papier il y a plusieurs mois.
La semaine passée, j’ai remarqué qu’il y a encore eu un changement. Les sacs sont toujours en papier… en grande partie. Une partie est de nouveau en plastique qui a le bon goût d’être transparent. Cela fait donc une fenêtre pour voir les produits. Est-ce pour rendre moins pénible le travail des caissières (et quelques caissiers) ? J’en doute. Je pense qu’il s’agit surtout de lutter contre la fraude.
La malhonnêteté d’une partie de la clientèle et donc les réflexes marchands qui en découlent auront eu raison d’un changement trop radical de fonctionnement. L’écologie a un prix qui pèse dans la balance.

Canette @33

Vous avez sans doute entendu parler de ces nouvelles bouteilles de lait qui résistent à la chaîne du recyclage (ici) ? On nous conseille, bien sûr de ne pas les acheter. Est-ce au consommateur d’être vertueux en payant son lait plus cher ou aux entreprises de recyclage de faire correctement leur travail en anticipant les évolutions de l’industrie agroalimentaire ?
Pour ma part, j’achète sans état d’âme mon lait au moins cher, en l’espèce 0,73 euro le litre dans une enseigne de fort discompte. En prenant une bouteille l’autre jour, j’ai remarqué du lait bio. Par curiosité, j’ai saisi la bouteille… lisse comme une bouteille qui ne se recycle pas ! Le comble de la société marchande, vendre du bio dans un emballage non recyclable ? Un comble parmi tant d’autres !

Canette @32

MacBookUn matin, maman m’appelle au secours. Son ordinateur, un MacBook de 2011, sonne mais ne démarre plus. Nous avions prévu de le changer à Noël. Il claque avant l’heure.
J’envoie maman au centre agréé Mac près de chez elle. Diagnostic, 44,40 euros.
Trois jours passent où je l’aide à remettre un peu à jour un portable qui lui a plus de dix ans. Maman donne plusieurs conférences à Berlin début décembre, l’enjeu est important.
Elle retourne à la boutique. Verdict : le disque dur est foutu. On lui tend un devis pour remettre un nouveau disque de 500 Mo, ajouter de la RAM, installer un système « plus récent ». Ils ne disent pas lequel. Ils sont cupides mais pas fous. Comment imaginer que même avec un disque neuf et de la RAM un MacBook vieux de 5 ans va supporter le système le plus récent ?
Montant du devis, 412,80 euros.
Sans même m’appeler, maman remballe son ordinateur cassé et le disque dur externe qui contient ses conférences. Elle espérait que soient récupérés les trois fichiers dont elle avait besoin. 80 euros. Elle a d’emblée su que c’était très exagéré.
En rentrant chez elle, avant de m’appeler, elle a l’idée d’allumer le MacBook. Il démarrer et s’installe comme au premier jour. Elle met aussitôt ses fichiers pour Berlin sur une clé. Elle m’appelle. Je découvre avec elle que sa sauvegarde sur disque externe était désactivée. On l’active. La sauvegarde se fait. Ouf ! Je ne suis pas pour autant rassurée. L’urgence est à changer cet ordinateur pour qu’elle y travaille sereinement.
Je prends un billet de train pour le dimanche, me laissant trente-six heures entre deux cours de judo pour installer sa nouvelle machine. Il me faut une heure, puis l’après-midi pour vérifier toutes les compatibilités logicielles. Le lundi matin, pendant que maman fait des tests d’utilisation, je me décide à regarder l’autre qui n’a pas été éteint depuis six jours et fonctionne sans souci.
Je le démarre sur un CD, lance l’expertise du disque interne. Celle-ci me suggère une réparation avec l’utilitaire ad hoc. Je lance la restauration. Vingt minutes plus tard, le disque est réparé. Cela aura coûté à maman mon billet de train, et moi, j’ai gagné une petite révision des bases de la maintenance Mac.
Quant au centre agréé Mac ? Des guignols qui ont pris ma vieille mère pour une rombière à qui l’on peut gentiment extorquer 412,80 euros ? Je ne vais rien intenter contre eux car ils sont le seul centre sur Avignon mais qu’ils ne s’avisent pas de tenter la même entourloupe à la prochaine visite de maman. 1. On ne touche pas à ma mère. 2. J’ai la DGCCRF facile.
Non mais !

Canette @30

Salon du livreLe 18 mars dernier, je suis allée faire la chasse à l’éditeur au Salon du Livre, pardon, à « Livre Paris », puisque c’est la nouvelle appellation. Je sais depuis un moment que le livre est devenu un objet plus commercial que culturel ; ce salon en apportait la preuve éclatante ! De gros éditeurs qui occupent de larges espaces en mode « librairie », des « espaces dédiés » à tel pays, telle région, tel domaine littéraire, également aménagés en librairies où l’on ne trouve que des vendeurs et des caisses enregistreuses et, au détour d’une allée, une vingtaine de stands qui ont l’air d’éditeurs indépendants, témoins de Jéovah en tête !
Ma chasse à l’éditeur a donc tourné court et je ne dois qu’à un rendez-vous avec un fort gentil garçon qui porte un projet littéraire novateur (et dont je vous reparlerai sans doute) d’avoir passé un agréable moment. Nous avons arpenté les allées ensemble, devisant de nos projets et intérêts respectifs, cherchant l’un et l’autre ces « éditeurs » devenus introuvables, dépités tous les deux d’être dans un vaste espace de vente où les effluves de crêpes ouvraient plus l’appétit que ces étalages de livres à l’allure morte.
Avant de venir au salon, j’avais téléchargé sur Petit Faune l’appli ad hoc, avec l’idée qu’elle pourrait m’aider à me repérer. Je cherche le plan ; je sélectionne « informations pratiques » ; la coquille me saute aux yeux (je vous ai mis une flèche). J’aurais dû me méfier ! Quand le livre se pare d’un si vilain atour il n’est plus que petite marchandise qui se brade, se solde, se galvaude, se… En fin de compte, c’est bien que les éditeurs indépendants n’aient majoritairement pas été là. Ils seront sans doute à l’Autre Salon. J’espère que moi aussi !

Canette @29

L'est pas beau mon pouce ?Récemment, j’ai eu à me servir d’un portable, du genre téléphone pas « téléphone intelligent ». C’était un modèle comme j’en ai eu longtemps avec fonction téléphone et texto exclusivement. En regardant le menu, j’ai vu « Mode vol » et me suis dit que c’était étonnant ce mode : est-ce une sécurité pour éviter le vol ? Etait-ce un mode s’activant lorsqu’un vol du portable est déclaré ?
Après quelques manipulations et réflexions, j’ai compris : c’était le mode pour tout couper en cas de trajet aérien. Je suis tellement habituée au « mode avion » de mon téléphone qu’une autre appellation m’a décontenancée. Conditionnée vous dite ?

Canette @28

BioJ’ai accompagné Isabelle prendre un train Gare Montparnasse. Nous étions en avance. Elle m’a offert un café. Elle a pris un soda. Le temps que les automates fassent leur office, j’ai repéré une drôle de machine qui avale verres en plastiques, canettes et bouteilles avec la promesse d’un tirage au sort pour gagner des bons d’achat.
En Suède, j’avais été bluffée par le système de consigne. Partout, des machines récupèrent les canettes contre de la menue monnaie. Isabelle s’est vue ainsi suivie par un très gentil SDF (parlant anglais et connaissant la France) qui voulait récupérer sa canette vide. Au moins, les rues sont propres, les canettes recyclées, et les SDF défrayés.
J’ai donc mis mon gobelet dans la machine et ai gagné un panier de fruits et légumes dans un magasin bio pour une valeur de 4 euros ! J’y suis allée. J’ai pu choisir ce que je voulais et ai découvert les blettes arc-en-ciel en plus d’un peu de rhubarbe et d’un radis noir. Délicieuses les blettes ! N’est-ce pas une bonne idée ces machines ?

Canette @27

LotoEn vacances en Espagne, j’ai mesuré combien il est appréciable qu’en France les prix doivent être clairement affichés dans les commerces. Il y a parfois beaucoup d’obligations, de normes, de contraintes, etc. mais celle-ci évite bien des difficultés de comparaison, voire de mauvaises surprises. C’est un vrai service aux consommateurs. D’ailleurs, au quotidien, je me méfie d’emblée des commerces, comme par exemple certains étals de marchés, qui ne pratiquent pas cet exercice de transparence.