Archives de catégorie : Biodiversité @

Biodiversité @26

Depuis le début de l’année, la Ville de Paris propose aux Parisiens d’être Volontaire de Paris dans la continuité des différentes missions de Volontaire qui ont trouvé tout leur sens pendant le premier confinement. J’étais déjà Volontaire du climat sans avoir l’impression de faire quelque chose. Là, des formations en ligne sont proposées et l’aspirant Volontaire doit en suivre plusieurs et mener des missions pour être reconnu tel.
J’ai, dans ce cadre, suivi une formation Ecorcair : il s’agit de collecter des écorces de platane au début du printemps pour qu’elles soient analysées et établir une carte de la pollution parisienne. Le détail est sur ce site.
Les débuts ont été difficiles, la Ville de Paris peinant à considérer que ses citoyens handicapés sont des citoyens : formation et documents non accessibles, manque d’information pour me permettre de participer. Les chercheurs (des chercheuses en l’espèce) de l’Institut physique du globe ne s’en sont pas effrayé à partir du moment où je leur ai indiqué ma présence, cherchant volontiers avec moi le moyen que je participe. Mon interlocutrice a accepté que je procède autrement qu’avec le formulaire papier et m’a fourni les outils pour que je repère les arbres (un lien direct sur l’open data plutôt qu’une carte de localisation des arbres).
J’ai sollicité une jeune amie, chercheuse également, et habituée des prélèvements, pour un première collecte afin d’être sûre de maîtriser l’exercice et de pouvoir le reproduire dans un endroit que je connais bien, l’avenue du général Leclerc. Je dois avouer que c’était compliqué ; j’ai fait un gros travail préparatoire pour localiser mes arbres cible, ai pris des photos pour aider la localisation et assurer que je ne m’étais pas trompée d’arbre, mesurer le tronc, trouver la localisation dans mon téléphone, prélever l’écorce dans les règles, dicter mes notes, les retranscrire, expliciter les photos… On sent bien que je m’ennuie un peu !
Au final, j’ai pu ramener dix-sept échantillons pour deux collectes, avec un échange surréaliste avec un SDF, un autre plus citoyen avec une vieille dame et un contact très agréable avec une chercheuse de l’IGP. Elle n’a pas eu l’air de considérer ma contribution comme dérisoire et m’a permis tout simplement d’assurer une part de l’action citoyenne, à ma mesure. Elle ne m’a jamais donné l’impression que je lui prenais indûment du temps. En résumé, elle m’a fait confiance, déficience visuelle comprise. Que du bonheur !
Merci.

Biodiversité @25

Logo NutrinetLes recommandations nutritionnelles occupent de plus en plus les étiquettes, et mes médecins ! Je ne sais pas si c’est parce que j’entre dans un âge où l’alimentation est très importante ou si c’est dans l’air du temps mais il devient fréquent que l’un ou l’autre de mes médecins me fasse des recommandations. La dernière en date : 1200 mg de calcium par jour. Cela va bien à la lutte contre l’ostéoporose.
Cette recommandation s’est assortie de l’injonction « trois laitages pas jour » ; j’en consomme un ou deux, jamais trois depuis que je tente d’agir sur mon cholestérol via mon alimentation et mon activité physique. De l’eau minérale, alors ? Non, je ne consomme pas d’eau en plastique… Comment faire ? La question est restée en suspens mais j’ai profité de trois jours de « questionnaire alimentaire » de l’étude Nutrinet santé à laquelle je participe depuis plus de dix ans pour récupérer les données correspondant à ces trois jours.
L’avantage est que je dois tout noter de ce que je mange et bois dans une journée. En cherchant le taux de calcium de chaque aliment ou boisson, comme je disposais de la quantité, j’ai pu établir un tableau précis de mes apports en calcium sur une journée. Le verdict a été sans appel : jour 1, 1218 mg ; jour 2, 1248 mg ; jour 3, 1297 mg. Avec juste un ou deux laitages ? La médecin qui avait fait ces recommandations en était baba ; moi aussi, je dois bien l’avouer !
Ce qui me sauve, en plus de la bonne quantité d’eau du robinet que je bois (et qui contient du calcium), ce sont les graines et fruits à coque en plus de certaines épices. Les légumes aussi n’en sont pas exempts et j’en consomme de grandes quantités : pour exemple, 200 g d’épinards vaut largement un yaourt.
J’en conclus qu’une alimentation équilibrée peut se construire de diverses manières et je trouverais intéressant qu’à travers des outils type l’étude Nutrinet santé, il soit possible de l’adapter au goût de chacun. Si, quand je rentre un questionnaire alimentation, je pouvais disposer en retour d’un récapitulatif chiffré de ma consommation en sucre, graisses, fibres, protéines, minéraux, etc., je suis sûre que cela m’aiderait à manger encore mieux pour ma santé.
J’ai réussi à faire cela pour le calcium avec un simple tableur (et un peu de temps, tout de même) ; j’imagine Nutinet Santé que vos calculateurs sont plus performants que les miens. Chiche ?

Biodiversité @24

Parmi les enquêtes auxquelles je participe, il y a plusieurs cohortes santé, dont Nutrinet à laquelle je participe depuis 2009. C’est parfois un peu fastidieux mais je pense que cela vaut la peine de donner matière à la recherche en santé. J’ai aussi intégré l’enquête e3n de la MGEN et suis les actualités de Seintinelles au cas où je puisse participer. Pendant le premier confinement, plusieurs études ont été lancées ; je participe à certaines même si souvent les questions posées sont bien loin de mon mode de vie ; j’accepte l’idée que ma marginalité puisse avoir du mal à entrer dans des modèles statistiques.
Je l’accepte… jusqu’à un certain point. J’avais intégré l’étude ComPaRe de l’APHP, une « communauté de patients » pour la recherche sur les « maladies chroniques ». Il m’avait fallu argumenter, l’albinisme n’étant pas dans le champ de recherche ; c’est pourtant une maladie chronique mais, à avoir répondu deux ou trois ans aux questions posées, je me rends compte qu’il y a chronique et chronique. L’étude se concentre beaucoup sur les traitements avec une enquête régulière sur le « fardeau » qu’ils représentent. Il est vrai que quand on doit faire une dialyse tous les trois jours, on peut véritablement parler de fardeau ; mais quand on a juste à mettre un chapeau, des lunettes, de la crème solaire et tirer sur l’œil pour essayer de voir quelque chose, c’est plus difficile à qualifier, et quantifier.
Pour moi, le « fardeau », c’est le traitement que m’inflige quotidiennement le validisme. Ce n’était pas dans les enquêtes auxquelles je peinais vraiment à répondre ; jusqu’à la dernière qui a sonné le glas de mon engagement. Il était question du covid-19 et de la vaccination, avec cette question :

« Nous nous intéressons à votre perception des bénéfices et risques de la vaccination.
« Selon vous, si l’on vaccinait 10000 personnes du même âge et même sexe que vous :
« 1/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 5 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 2/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 10 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 3/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 50 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 4/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 100 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 5/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 500 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination
« 6/ Pour 1 effet indésirable grave (nécessitant une hospitalisation) lié à la vaccination, 1000 hospitalisations pour COVID sévère seraient évitées grâce à la vaccination »

J’avoue que cela m’a laissée pantoise ; la formulation d’abord, est absconse ; au moins pour moi, j’ai dû relire plusieurs fois pour comprendre. Les offres de réponses, ensuite, supposent des connaissances médicales que je n’ai pas, induisant pourtant l’idée que je pourrais les avoir faisant de moi la soixante millionième épidémiologique qui manquait à la France. Je trouve donc l’ensemble tendancieux et n’ai pas répondu, décidant à cette occasion de quitter cette étude qui ne me concerne décidément pas.

Biodiversité @23

Je me croyais seule avec Caddie à la maison durant le confinement jusqu’au jour où j’ai eu envie de cuire des pois chiches pour me faire de l’houmos. Dès que j’ai attrapé le bocal en verre hermétique (les mites alimentaires ne m’auront pas deux fois !) dans lequel j’avais un fond de pois chiches, j’ai trouvé l’apparence bizarre. Il y avait comme de la farine mélangée à mes pois. J’avais, il y a quelque temps, broyé des pois chiches pour faire de la farine mais je l’avais stockée dans un autre pot. Ce n’était donc pas ça.
J’ai retourné le pot (sans l’ouvrir, bien sûr) et ai remarqué au fond des pois qui n’avait plus l’air très rond. J’ai remis le pot droit : un point noir était sur la paroi. J’ai dégainé le compte-fils. Le point bougeait. J’en ai conclu qu’il s’agissait de bêtes mais ça n’avait pas la tête de mites, si tant est bien sûr que j’aie déjà vu la tête d’une mite. Disons que cela ne volait pas et que je n’ai jamais entendu dire que les mites jouaient les meuniers.
J’ai pensé au charançon mais considéré qu’ils s’attaquent plutôt à la farine. J’ai trouvé sur le Net un article très complet sur les « Espèces courantes d’insectes alimentaires » ; passionnant ! Après réexamen au compte-fils de mon pot, toujours fermé forcément, j’ai vu qu’il y avait des trous dans les pois ; je m’oriente donc vers le charançon du maïs plutôt que la bruche de pois dont le nom me plaisait bien. Pour un examen plus approfondi, il me faudrait une paire d’yeux valides mais la photo ne rend pas bien ; un microscope alors ? Cela me rappelle le jour où l’exercice en sciences naturelles était de disséquer des mandibules de criquet qui avaient trempé dans du formol. Elles étaient au nombre de six, paraît-il… et moi, j’ai eu 0.

Biodiversité @22

En attendant le bus (c’est rare mais ça m’arrive), j’ai vu cette publicité pour une entreprise de livraison de repas à domicile. Le texte : « Qu’est-ce qui vous ferait plaisir ? Un monde à refaire, Pas (sic) la vaisselle. » J’étais la veille et l’avant-veille place du Châtelet pour soutenir les activistes de Extinction Rébellion (je raconte ici) qui, sous une pluie battante, nous invitent à changer le monde en exigeant :

« La reconnaissance de la gravité et de l’urgence des crises écologiques actuelles et une communication honnête sur le sujet.
« La réduction immédiate des émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone en 2025, grâce à une réduction de la consommation et une descente énergétique planifiée.
« L’arrêt immédiat de la destruction des écosystèmes océaniques et terrestres, à l’origine d’une extinction massive du monde vivant.
« La création d’une assemblée citoyenne chargée de décider des mesures à mettre en place pour atteindre ces objectifs et garante d’une transition juste et équitable. »

Ils utilisent des toilettes sèches (j’ai testé !), trient leurs déchets (j’ai constaté) et sans doute plein d’autres choses comme toutes les personnes qui savent que changer le monde nécessite que nous engagions chacun une réflexion sur l’impact de nos consommations sur l’épuisement des ressources et l’exploitation des peuples. Et pendant ce temps, des je-ne-sais-quoi vont utiliser un service de livraison de repas à domicile par une société qui exploite les livreurs et souvent aussi les restaurants sur l’argument que ne pas faire la vaisselle (utiliser du jetable) laisse plus de temps pour changer le monde.
Deux jours plutôt, nous mangions dans un restovite avec Isabelle. Quatre de ces livreurs étaient là. Un venait chercher un donut. Oui, un seul donut commandé par Internet et livré à domicile. Les mots me manquent pour qualifier une telle attitude. Et cette question me vient : comment pouvons-nous faire converger les personnes qui se font livrer un donut et celles qui se font saucer place du Châtelet ? Je l’ignore, mais il le faudra pour que le monde change ne serait-ce que parce que aujourd’hui les premiers sont forcément plus nombreux que les seconds.

Biodiversité @21

J’ai demandé à Isabelle de m’acheter, lors d’un passage à Monoprix, des graines de chia. Il n’y en a pas dans les supermarchés que je fréquente et je vais rarement dans des magasins bio. Quand Isabelle m’a donné le paquet, j’avoue que j’en suis restée un court moment interdite, avant d’en être indignée.
Il s’agit d’un produit bio, label AB à l’appui. Mais que font là ce gros bouchon en plastique et cet emballage à l’allure du papier qui se révèle en plastique ? Ce conditionnement avec bec verseur est inutilement cher et délétère pour l’environnement ; il vient également contredire l’indication nutritionnelle qui stipule de ne pas consommer plus de 15 g de graines par jour tant il n’est pas facile de doser précisément une quantité avec un tel orifice !
Un simple sac en papier suffirait : on dose à la petite cuiller, on peut remettre le produit pris en trop dans le sac et le papier se recycle. Car, bien sûr, cet emballage se met à la poubelle ; c’est clairement indiqué dans la case « Pensez au tri » qui s’accompagne d’un « Poche souple et bouchon plastique à jeter ». Que reste-t-il a trier ? Rien finalement, à part les magasins où l’on fait ses achats. Je m’en souviendrai pour mon prochain ravitaillement en graines de chia.

Note : N’arguez pas que je devrais utiliser les magasins qui proposent du vrac. Je voudrais bien le faire mais les distributeurs ne sont pas utilisables pour les déficients visuels : étiquettes illisibles, installation du sac et manipulation de la poignée compliqués. Reste la solution de demander… Je préfère l’autonomie.

Biodiversité @20

Pour mon treeeeeeebonziiiiiversaiiiiiirt, j’avais décidé d’aller au square faire un peu de sport sur les machines, avec un petit échauffement, abodos et étirements à suivre. Je me suis habillée un peu chaudement, corsaire, sweat avec capuche sur la tête, veste de sport par-dessus, solaires… Je pars en petites foulées et passe devant le collège. Un ados me lance, goguenard :
— Vous pouvez le faire, madame !
Je m’arrête, coupe le chrono et m’avance vers lui.
— Pardon ?
Il rigole. Ses potes regardent.
— Vous pouvez le faire !
— Ah oui ? Et pourquoi vous dites ça ? Parce que je suis une vieille femme qui fait du sport ?
— Non madame ! C’est que vous pouvez le faire.
Je dois mal comprendre le langage des jeunes. Je trouve son insistance blessante. Je lui demande s’il en fait lui, du sport, car moi, j’en fais une heure par jour et le lui recommande.
— Juste un peu au collège.
Je n’arrive pas bien à savoir s’il se fout de ma gueule ou pas. Je crois bien que oui. Je lui souhaite une bonne journée et repars en courant, un peu en colère, en lui lançant un nom d’oiseau d’assez loin pour qu’il ne comprenne pas. Déjà, j’étais en forme en me levant, un effet du billet des Mouton et des cadeaux reçus la veille. J’étais désormais au taquet, un peu plus fière de mes 56 ans et mon deuxième dan en cours.
Hajime la vieillesse ! Je suis vivante.

Biodiversité @19

Chaque année, le Syndicat national des dermatologues propose au mois de mai une semaine de dépistage gratuit des cancers de la peau. Après avoir consulté quelques années une dermatologue en secteur 1 qui considérait l’albinisme comme une pathologie à surveiller de près, je navigue depuis quatre ans de dermatologue en dermatologue depuis qu’elle ne consulte plus ; à chaque fois, je tombe sur des médecins qui ne comprennent pas pourquoi je veux un dépistage annuel et mon suivi dermato me paraît chaque fois peu sérieux.
J’ai donc guetté cette année cette semaine de dépistage, en espérant que ce serait l’occasion de trouver un praticien, même en secteur 2, qui considérerait l’albinisme comme une pathologie à risque et accepterait de me suivre en ALD. La page d’accueil de la plateforme de rendez-vous indique : « Tout le monde ne pourra pas être dépisté. Au cours de cette semaine de prévention, priorité sera donnée aux personnes dites « à risque » (selon les critères de l’assurance maladie). » Je le comprends. Je rentre mes coordonnées et, dans les facteurs de risque proposés, coche celui qui me concerne le plus « phototype cutané de type 1 » Verdict : pas de prise de rendez-vous possible, le facteur de risque n’est pas suffisant.
Je l’ai signalé à Genespoir, l’association française des albinismes dont je suis membre et qui milite pour un contrôle annuel. J’ai eu une réponse immédiate. Une action va être entreprise pour tenter d’améliorer les choses. Gageons que le Syndicat des dermatologues, voire l’Assurance maladie, entendront raison.

Biodiversité @18

J’ai vu l’oiseau qui fait « taoc taec taoc », par séries de trois.
Je l’entends chaque fois que je passe au lever du jour à côté de son arbre. Un peu plus loin, sur la descente de la passerelle, il y a un arbre où le ramdam est impressionnant. Et ça gazouille ! Et ça gazouille ! Plus loin encore, il y a les haies qui abritent les Pioupiou qui accompagnent parfois ma course. Trois cents mètres de haies touffues… rasées il y a quelques semaines.
Où sont les Pioupiou ? Je ne sais pas. Je ne les entends plus. On a rasé leur habitat, sans relogement, pour sûr, sans décision d’un juge. De la pure inquisition spéciste ! Ils me manquent. Ce matin encore, j’ai entendu quelques-uns de leur chant, un peu plus loin vers le mur SNCF. J’espère qu’ils vont bien.
Sur le retour, au point de triangulation, il y avait une Corneille, sur le haut du candélabre. D’autres fois, il y a une Mouette, voyageuse. Ce matin, c’était la Corneille. On s’est saluées, bien sûr, et je lui ai dit.
— Tu sais, Corneille. J’ai vu l’oiseau qui fait « taoc taec taoc », par séries de trois. Il était sur la pelouse. Il a fait « taoc taec taoc ». J’ai tourné la tête, ralenti. Il a sautillé à côté de moi, dans l’herbe. Je lui répondais « taoc taec taoc » et lui toujours « taoc taec taoc », « taoc taec taoc ». Et puis hop ! il a volé jusqu’à son arbre. C’est incroyable ! Je l’ai vu.
— Croa croa !
Nous étions d’accord. Le soleil pouvait percer les nuages. Cette journée serait belle.
J’ai vu l’oiseau qui fait « taoc taec taoc », par séries de trois. Incroyable !

Note. Je cherche à apprendre le chant des oiseaux, in situ. Si vous connaissez quelque chose sur Paris, je prends.

Biodiversité @16

J’aime bien regarder, à l’occasion de ma correspondance entre les lignes 11 et 8 à République, les affiches du Théâtre de la Ville qui sont dans l’escalier. Cette fois-ci, un tag au dessus d’une photo de chien attire mon attention « Spécisme ». Puis, je vois une bulle, sans savoir si elle fait partie de l’affiche. Je lis.
— Pourquoi tu m’aimes et tu manges les autres animaux ?
Je note le ton infantile utilisé pour faire parler ce chien. Et dessous, je remarque une réponse.
— Parce que les autres animaux ne parlent pas.
Spéciste que je suis, ça me fait rire.