Archives de catégorie : Annonces @

Annonces @27

L'ex école BrantômeDouble annonce dans le Quartier de l’Horloge situé dans le coeur historique de Paris, à coté du centre Beaubourg. Après la fermeture de l’école maternelle Brantôme pour des raisons de baisse drastique du nombre d’enfants dans l’arrondissement, les habitants du quartier ont d’abord appris que ces locaux allaient être, je cite : « une plateforme d’accueil de jour, et de soins, comprenant 4-5 chambres pour permettre du répit et un meilleur accompagnement » de jeunes mineurs en situation de handicap confiés à la Ville de Paris par les services sociaux (ici). Plus de 4000 de ces enfants sont confiés à la Ville chaque année. Cette installation est prévue dans un an au plus tôt mais plus sûrement dans deux années.
Dans la foulée, nous avons appris que, dans l’intervalle, le lieu accueillera des « femmes enceintes ou sortant de la maternité en situation de vulnérabilité ». Là encore, j’ai appris que ces femmes étaient très nombreuses. Invisibles, elles errent avec leurs enfants dans les salles d’urgences des hôpitaux de la capitale qui leur laisse un espace mais forcément dans des conditions disons très précaires.
Cette double annonce a provoqué l’émoi de certains habitants du quartier en raison, d’une part d’un certain flou sur la définition du projet au moment de son annonce, d’autre part du caractère prétendu tardif de l’annonce. Une réunion d’informations a donc été organisée lundi dernier à la mairie du 3e arrondissement (bientôt mairie des quatre arrondissements réunis).
Toutes les parties prenantes déjà désignées étaient présentes pour expliquer les tenants et aboutissants des deux projets.
La réunion a plutôt mal commencé avec la prise de parole d’une personne de la salle. J’ai compris à ces propos qu’il était propriétaire d’un appartement dans ledit quartier. Le ton tout de suite très haut, il a avancé un certain nombre d’arguments n’ayant aucun rapport les uns avec les autres, accusant Anne Hidalgo d’incompétence. Il n’évoquait finalement jamais les deux projets en eux-mêmes, sous-entendant ainsi que ces projets allaient générer les mêmes types de nuisance.
Cet épisode passé, la réunion d’information a été très intéressante, constructive et a rassuré certains habitants sur ce qui les attendait. J’ai tout de même repéré un électeur du RN qui s’est exclamé quand il s’agissait de répondre à la question « d’où viennent les femmes qui seront accueillies ? » : « on sait très bien d’où viennent ces femmes puisque les Françaises ne font plus d’enfants. » et une adepte du complot autocentré qui a posé la question suivante : « mais pourquoi ces genres de projet sont tous localisés dans le Quartier de l’Horloge ? ». Mais oui… Pourquoi ?

Annonce @26

Et si je prenais une maîtresse ?
— Pardon ?
Ne t’emballe pas, Caddie, c’est juste une pensée qui me traverse l’esprit.
— L’esprit ?
Caddie ! Ne sois pas grossier.
J’écrivais dans un billet d’il y a quelques jours que « J’aime la passion, sous toutes ses formes. » et je me demande si mon incapacité, qui se commue au fil du temps en non-envie, du couple institué ne tient pas à cela. Le quotidien avec l’autre m’ennuie. Pourquoi devrais-je y céder pour espérer assouvir mon désir… qui justement n’a rien à voir avec ça ?
C’est peut-être le retour d’âge, à moins que ce ne soit le retour à l’écriture d’un texte qui fait écho à Mathilde quinze ans plus tard, ou les deux, mais je me verrais bien faire l’amour avec passion avec quelqu’une sans que l’ordinaire ne s’en mêle. Je n’ai pas pour autant envie de libertinage, du sexe pour le sexe ; mon plaisir a besoin d’émotion réciproque pour s’épanouir, j’ai mis du temps à le comprendre ; je sais aujourd’hui que j’aime faire l’amour les larmes aux yeux et les mains tout en tendresse.
— C’est compliqué ton affaire.
Pas tant Caddie. Pas tant, sauf à considérer qu’il serait impossible d’aimer une personne d’un amour dont le désir serait le ressort et l’expression principale.
— Tu la connais ?
Non Caddie, pas encore. Mais c’est elle que j’aspire à rencontrer. D’ici là, je vais cultiver mon désir ; tu sens comme mes mains trépignent ?
— Attrape la poignée, on va aux commissions.
Caddie !

Annonces @25

Je regarde parfois des séries ou émissions en replay. Les sites de certaines chaînes entrecoupent les rediffusions de publicités.
Récemment, plusieurs coupures des épisodes d’une série policière vantaient une émission pour enfant dans un spot destiné aux gamins. Le dernier épisode était centré sur une histoire de meurtre autour d’un couple incestueux entre un frère et une sœur. Je crois que le programme de choix des pubs n’est pas bien écrit.

Annonces @24

Suite à mon billet du 24 janvier dernier, j’ai mis en ligne une annonce sur Tasse de thé. Je me suis amusée à utiliser la Liste de mes Feuillets, objet littéraire toujours en ligne. Cette annonce (ici) a donné lieu à une première réponse, assez rapide. L’échange par mail a duré huit mails, le temps sans doute que mon interlocutrice du sud de la France considère que nos humeurs ne pouvaient s’accorder, ce avec quoi je suis d’accord. Elle a interrompu l’échange sans préavis.
J’ai obtenu une seconde réponse me demandant ce qui me parlait dans ma liste. J’ai répondu tout me parle. Et cela s’est arrêté là.
À l’occasion de la Saint-Valentin, j’ai mis une annonce évoquant mon boycott officiel. Elle est . J’ai eu une seule réponse, intellectuellement intéressante puisque mon interlocutrice m’a immédiatement parlé de boycotter également Noël. La sauce pourtant n’a pas pris et elle a cessé de me répondre au bout de huit mails.
Quelques jours plus tard, ma première annonce a eu une troisième réponse. L’échange de mail a duré 48 heures et a achoppé sur la définition de l’authenticité, recherchée par mon interlocutrice. J’avoue que son propos ne me parlait pas (lecture, cinéma, art, sortir, simplicité, authenticité) et que j’ai donné une contre-définition de l’authenticité qui ne pouvait que lui déplaire.
Cet échange éclair m’a pourtant donné l’idée d’une nouvelle annonce qui dirait que nous sommes tout et son contraire et se moquerait au passage de ces qualités (et défauts) que l’on s’attribue de manière si subjective, vous savez, le fameux « je-suis-quelqu’un-qui… » en m’appuyant sur le Code moral du judo, bien sûr. Vous la trouverez lala. Je vous dirai bien sûr les suites, s’il y en a. Cette affaire commence à tourner à l’objet littéraire. Cela me motive !

Annonces @23

Il y a près de quinze ans, j’avais mis une annonce sur Tasse de thé, un portail lesbien toujours joyeusement actif (le fait est suffisamment rare pour être souligné). Je me cherchais une chérie. J’avais fait une annonce un peu décalée à partir de la (fameuse) citation de Lacan « Aimer, c’est donner ce que l’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas. » Je n’ai eu qu’une réponse mais quelle réponse ! Cette annonce m’a donné de faire une des plus belles rencontres de ma vie en la personne de Sarah.
Si vous suivez ce blogue, vous savez que je suis célibataire et me pose beaucoup de questions sur ma capacité à vivre une relation amoureuse (ici). Depuis ce billet, un échange rapide avec la personne concernée m’a fait prendre conscience que j’étais loin d’être la seule responsable de cet échec ; alors, finalement, pourquoi ne pas tenter ma chance ailleurs (ah ! les vertus des gros coups sur la tête) ? Même si cela dure trois ou quatre mois, le désir est toujours bon à prendre.
Je suis retournée sur Tasse de thé lire les annonces. Et là, j’avoue que cela ne m’a pas fait rêver. Le décalage entre les aspirations de ces femmes et les miennes est si grand ! Il y a d’abord ces listes d’activités qu’elles souhaitent partager : cinéma, lecture, randonnée, animaux, activités artistiques, expo, restaurant, nature, concert, voyage… Cela me rappelle un autre billet que j’avais fait à ce sujet (mes activités ont évolué depuis) (). Il y a aussi ces listes de qualités personnelles que chacune s’attribue. L’expérience me fait fuir les introductions sous forme « Je suis quelqu’un qui… » parce que la vision que l’on n’a de soi n’engage jamais que soi-m’aime.
Surtout, ces annonces ne parlent pas de désir (ou ne parlent pas à mon désir ; comme on veut) ; d’emblée, j’ai la sensation que la vie commune est recherchée, l’idée qu’être à deux serait mieux que seule, un peu d’entente et hop ! on vieillit ensemble. Il y a quelques exceptions, des annonces qui ne sont pas une liste et parlent du rapport à la vie, invitent à se lancer et à échanger. Mais elles sont rares et celles que j’ai trouvées ne m’ont pas inspirée.
Pourquoi alors ne pas proposer une annonce aussi décalée que la première ? L’idée me plaît bien. J’y réfléchis et je vous dis.

Annonces @22

On a beaucoup parlé, ces derniers temps, des incidents informatiques dans les gares SNCF parisiennes notamment la gare Montparnasse. La piètre communication a notamment été reprochée à l’entreprise. J’étais justement gare Montparnasse, dimanche 7 janvier 2018 et ai pu éprouver le manque de maîtrise de la communication entre les différents supports. Une jeune amie, Soizic, rentrait de Saint-Malo.
J’arrive au quai que me désigne l’appli SNCF deux minutes avant l’arrivée de son train. Un train est à quai. La sonnerie indiquant son départ imminent me casse les oreilles. Le panneau indique « train au départ ». J’envoie un texto.

19:00 « J’y suis, voie 4. »

L’affichage sur le quai change. Il indique l’arrivée du train que j’attends. Le train à quai n’a pas bougé.

19:06 « Oups ! Annonce micro « Une panne informatique nous contraint de retenir tous les trains au départ et à l’arrivée. »
19:07 « Ton train est annoncé sur un quai où il y en a déjà un. »
19:08 « Ton train est annoncé arrivé par l’appli SNCF. Tu es où ? »

J’attends la réponse. Deux annonces micro identiques à la première disent que les trains sont toujours retenus. Le panneau en tête de quai revient à l’annonce du départ du train qui est à quai.

19:14 « Annonce. Retour progressif à la normale. »

La sonnerie indiquant le départ du train à quai se fait de nouveau entendre.

19:20 « Le train sur ton quai vient de partir. »
19:21 « Le tien est affiché. »
19:22 « L’appli annonce que ton train arrive dans 2 min. »

Je reçois un retour de Soizic qui est dans le train. Trois messages en même temps.

19:23 « On repart après arrêt sans réseau. »
« Problème d’aiguillage. »
« Incident pas terminé… »

19:24 « Si, c’est bon, tu arrives ! Au moins sur le papier. »

19:25 « On nous l’annonce. »

19:26 « L’appli, après avoir une seconde fois annoncé train arrivé, annonce cette fois que tu arrives dans 8 min. »
19:32 « Tu es là ! Voie 4. (photo à l’appui) »

Ouf !

Annonces @21

Pendant mes dernières vacances, j’ai pris du temps pour rester à Paris et trier des affaires. Je me refuse à jeter les objets qui ne me sont plus utiles, mais encore en bon état. J’utilise surtout un site de dons, qui permet de trouver un nouveau propriétaire intéressé par l’objet. Le site existe depuis des années et est simple comme efficace pour déposer une annonce et la gérer.
Ce n’est pas pour autant facile, car les complications et déconvenues ne sont pas rares. Entre les personnes qui comprennent mal, tergiversent, annulent, voire ne viennent pas, il faut de la patience et se rappeler les gens sympas, simples et ponctuels.
Reste que face à la tentation de faire au plus simple et de tout bazarder, cela reste une solution efficace pour essayer d’enrayer le gaspillage et éviter des consommations inutiles. Et c’est un excellent exercice de vacances que de vider ses placards.

Annonces @20

Bon, ça suffit maintenant ! Y en a marre de ras le bol de ces a priori sur le couple !
— T’es sûre qu’ça’va, Cocotte ?
Oui, Petit Koala, excuse-moi mais cela me met en rogne.
— T’t’expliques ?
— Cocotte ! Copain Mouton, vieeeeens ! Y aaaaa Cocotte !
— Yo*uuu*p*iiii* !
Pas si youpi, mes amours, je suis en pétard !
— Pouuurquoiiii ?
Parce qu’il n’y a pas moyen que la Principalate et Petit Scarabée (ça lui va bien, finalement) soient ensemble quelque part sans qu’on ne leur serve du « vous » à tour de bras comme si elles ne faisaient qu’un. N’est-ce pas possible d’être amies sans que tout de suite chacune ne s’emballe et reporte sur la première paire qui passe la représentation du couple ?
— O*uuuuu*h ! L*àààààààà* !
On dirait que l’amitié n’existe pas ! Pourtant, moi, je peux vous dire, au couvent, je suis amie avec des sœurs et il n’y a rien de sexuel là-dedans.
— C’eeest quoiiiii « cheeeksuuuueeel » ?
Une affaire d’étiquette, de diable et de Petit Jésus. Rien qui ne vous concerne.
— Aaaaah ! Il faiiiiit quoiiiiii avec l’étiqueeeeeeeette Petit Jésus ?
Rien de bien intéressant. Alors voilà, il faut le dire haut et fort, duce-je prendre le risque de monter en haut d’une échelle pour que ma voix porte !

LA PRINCIPALATE ET PETIT SCARABÉE SONT CÉLIBATAIRES !!
CÉ-LI-BA-TAIRES !!!

— Çaaa casseeee les oreiiiilleees !
Désolée, Petit Mouton ! Mais c’est important. Toutes ces femmes à l’esprit mal tourné qui les regardent comme un couple sont affligeantes. Elles font injure à leur amitié et les relèguent au purgatoire de l’indifférence amoureuse. Une hérésie pire encore que de nous faire croire que ce félon de Fillon est un bon chrétien !
— C’eeeeeeest quoooiiii un fiiiiiooon ?
— Ben, un truc d’genre erreur de casting, Petit Mouton. On passe. Tu disais, Cocotte ?
Je disais, regardez-les ! Ne sont-elles pas sexy, jolies, drôles, intelligentes, souriantes, aimables, solides, douces, bonnes cuisinières, amantes irréprochables et compagnes avisées ? Du gâchis ! C’est du gâchis !
— C’est paaaas fooot !
Et pire que ça, Petit Mouton ! Il fallait le dire.
— Merciiiiii Cocotte !
Je vous laisse, Rosalie et les sœurs m’attendent pour un dîner aux chandelles.
— Y *aaaa* p*aaaa*s d’électr*iiii*cit*éééé* ?
Copain Mouton ! Faut suivre ! C’est la Saint Valentin ! Le jour de la multiplication des copains Poisson.
— Y aaaa des Poisson auuuu couveeent ?
Y a de l’amour, Petit Mouton, avec ou sans étiquette. Rien que de l’amour. Et les chandelles c’est pour… Passons.
À plus !

Annonces @19

Bureau !Je me suis décidée à vendre un bureau dont je n’avais plus l’utilité. J’ai mis une annonce sur un site, en soulignant, avec photos, l’état moyen. Très vite, quelqu’un m’a contactée et nous avons fixé un rendez-vous pour quelques heures plus tard.
Entre-temps, l’acheteur m’a demandé si les pieds se démontaient. Comme c’était le cas, j’ai proposé de démonter entièrement ou partiellement le meuble. Mon interlocuteur était ravi.
Il n’a pas pu s’imaginer combien j’étais soulagée. En effet, lors du déménagement, il n’avait pas été démonté et mon neveu était resté bloqué un moment dans l’ascenseur. Il n’avait réussi à sortir qu’après moult contorsions, un bord du bureau enfoncé et un appel annulé au dépanneur.
La descente a été beaucoup moins mouvementée et l’acheteur content. Voilà un peu de place en plus dans l’appartement… qui a accueilli depuis quelques semaines un plus grand bureau, bien plus confortable !

Annonces @18

Foire àtoutEn séjour dans l’Eure, je suis tombée dans un village, sur cette affichette simple et efficace : « Foire à tout ». Pas de blabla, de l’efficacité. Et une liberté totale de proposer ce que l’on veut. Donc chacun peut avoir l’espoir de trouver ce qu’il cherche. Bref, voilà un travail de vrais bons communicants.