Archives de catégorie : À table ! @

À table ! @77

Un pot de Fouetté de beurreEn faisant mes courses en ligne, je suis tombée sur du « Fouetté de beurre 63% M.G. demi-sel » par pot de 130 g présenté comme « Le premier Fouetté de Beurre Demi-sel : un tout nouveau produit à la texture fouettée unique, légère et si facile à tartiner, pour sublimer toutes vos tartines gourmandes. » J’en suis restée pantoise, dubitative devant cette industrie alimentaire qui transforme à gogo pour nous vendre de l’air (et de l’eau) au prix fort.
Je n’aurais sans doute pas dû car ledit « beurre fouetté » est référencé dans un article général sur la nutrition, mais pas dans un article de la filière des métiers du beurre. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un beurre allégé qui ne dit pas son nom et qui n’a sans doute pas beaucoup de goût. Le plus bluffant est le prix : je n’avais pas noté le jour où je l’avais repéré et il a disparu depuis de beaucoup de lieux de vente. Je l’ai néanmoins trouvé à 2,02 euros (pour 130 g) chez Cora soit exactement le double du prix au kilo du beurre doux de cette enseigne qui vend la plaquette de 250g à 2,04 euros.
Peut-être n’est-ce pas un hasard si l’on ne trouve plus ce « fouetté » nulle part ? Ce serait en tout cas une bonne nouvelle pour l’intelligence humaine.

À table @76

Tableau exel avec des types de plat, et leur comptabilité sur 28 jours; Toutes les infos sont dans le texte du billet.Voici donc le résultat de mon étude statistique des repas qui m’ont été livrés par mon assureur militant durant vingt-huit jours ; et quelques commentaires.
* Pour les entrées, j’ai eu la sensation de manger de la mayonnaise à tous les repas (11/28) ; c’était un peu abusif car cela alternait avec les sauces vinaigrette (10/28). Quoi qu’il en soit, cela fait vingt ans que je mange mes crudités et salades sans huile, préférant les assaisonner avec des condiments, des herbes, ou un filet de sardines, des olives, quelques anchois. Pour « faire passer », j’ai ajouté pléthore de cornichons. J’imagine que je cherchais dans l’acide la balance du gras, qui n’épargnait pas non plus les entrées « féculent » (taboulé, cake, part de pain pizza…).
Mon plus fort souvenir est une paire de choses inconnue, non étiquetée. J’ai dû appeler le service de livraison, qui ignorait également de quoi il s’agissait, cela étant « substitué » aux menus imprimés. Cela s’est révélé des œufs mollets. J’en ai fait un microbillet Twitter auquel je vous renvoie.
* Pour les plats, censément « végétarien », j’ai mangé des plats uniques de féculents (7/28), le plus souvent largement arrosé de sauce fromage et des plats uniques de légumineuses (6/28), fort bons. Cela fait donc moitié de repas sans variété au niveau du plat principal et, si j’ajoute les quatre flans salés composés de deux morceaux sans autre accompagnement et les œufs ou poissons en sauce avec féculent, 75 % des repas étaient sans légumes verts ! Je ne compte pas les entrées, bien sûr, considérant que 30 g de brocoli en vinaigrette ne constitue pas une part de légume.
Quant aux légumes verts servis soit avec du poisson soit avec deux œufs, que de crème (dans la protéine comme dans les légumes) ! Je remarque aussi que les jours à légumes verts, il n’y en a eu qu’un avec un féculent (l’entrée), de quoi avoir la dalle à 4 heures. Côté surprise, j’ai eu deux fois des « œufs sauce aurore » un plat sans doute inconnu des moins de cinquante ans ! Je m’en suis tirée en extrayant les œufs de leur sauce, en les lavant à l’eau chaude pour les manger le soir sur une assiette de crudités préparée avec les légumes achetés par ma voisine (merci !)
* J’en arrive au « fromage », petite part à tous les repas. C’est important le calcium ; quand aux lipides… on en retrouve bien sûr dans douze desserts sur vingt-huit, avec du sucre en plus (pâtisserie, crèmes desserts…) ; et du sucre encore dans les compotes et coupelles de fruits. Restent les fruits bien sûr, pour le coup très « light » en tout tant rien n’était vraiment mûr ni goûteux ; forcément, des pommes, poires, oranges et kiwis au mois de juin, on n’est pas dans la saison !
Voilà donc que qui m’a été servi (à vil prix j’imagine) par une entreprise « expert en nutrition senior », qui se targue de travailler avec des nutritionnistes. J’ai bien conscience que les seniors ont des besoins alimentaires différents des miens mais cela me semble néanmoins trop gras, trop sucré et c’était toujours un peu trop salé. Grâce à mon congélateur où j’ai stocké la moitié de chaque part de féculent, et l’attention de mes amis et voisins, j’ai réussi à ne pas prendre de poids ni avoir une occlusion intestinale. Je verrai en septembre ce que dit mon taux de cholestérol.
En attendant, je suis un peu embêtée. Je dois répondre à mon enquête annuelle Nutrinet. Je ne suis pas encore au top de ce que je cuisine d’habitude autant que, pour ma convalescence, je mange plus de viande rouge, de calcium animal en même temps que je finis ces plats livrés et des produits transformés que je me fais livrer car cela reste compliqué de faire mes commissions. J’estime à trois mois la durée totale de mes changements alimentaires avant retour à ma normale. Comment prendre cela en compte ? Je vais leur poser la question.

Tableau exel avec des types de plat, et leur comptabilité sur 28 jours; Toutes les infos sont dans le texte du billet.

À table @75

Une barquette de repas avec une étique écrit en tout petitQuand je suis arrivée aux urgences de l’hôpital Saint-Joseph le 27 mai dernier, il était 10 heures du matin et j’avais pris mon petit-déjeuner. Face à l’hypothèse d’une intervention en urgence, je ne pouvais manger ni boire avant que la décision fût prise de reporter au lendemain et, l’un dans l’autre, je n’ai eu droit qu’au dîner de 18 heures que j’ai mangé avec appétit car je savais que je ne mangerais pas avant le lendemain à une heure incertaine.
Je ne sais plus ce qu’il y avait sur mon plateau mais j’en garde le souvenir de quelque chose de bon et roboratif, parfait pour tenir un certain temps. Le lendemain, après vingt-quatre heures de jeûne, j’étais impatiente et je n’ai pas été déçue : rosette, cornichon, part de beurre ; filet de poulet, pommes de terre sautées ; fromage ; crème dessert ; morceau de pain. C’est surtout la rosette qui m’a frappée en plein cœur, le service de gastroentérologie et ses recommandations anti-charcuterie étant la porte juste à côté. J’avoue, je n’y ai pas touché mais j’ai mangé tout le reste, dégustant mon demi-cornichon à la hauteur de sa forte valeur en fibres contrairement au reste du repas.
Les trois jours suivants, les repas étaient à l’avenant, bons et d’un équilibre nutritionnel surprenant, pas tant par leur excès en protéines animales, produits laitiers et sucres lents (dont le malade a besoin pour se refaire une santé) mais surtout pour la quasi-absence de légumes (frais ou secs) et fruits, pourtant riches en vitamines, minéraux et fibres, ces dernières essentielles au transit du malade alité et à l’assimilation des catégories précédentes.
Quand je suis rentrée chez moi, mon assureur militant m’a fait livrer des repas. J’ai choisi d’emblée l’option « végétarien » afin de m’épargner la rosette. J’ai conservé les feuilles avec les menus afin de pouvoir analyser, au-delà de mes souvenirs forcément partiaux, ces quatre semaines de nutrition du malade immobilisé, en vous laissant imaginer les effets sur sa santé s’il n’a pas des voisins et amis qui le fournissent en fruits frais et légumes.
J’ai ainsi fait un petit tableau, pour ce billet, mais me rends compte qu’il y a tellement à dire que je préfère vous le réserver pour un prochain… Feuilleton !

 

À table @74

Un sac d'emballe pour le recyclageAvant même que je ne rentre de l’hôpital, ma voisine de palier m’a fait des courses et à manger. Depuis, elle passe, m’envoie des textos ou m’appelle plusieurs fois par jour pour s’assurer de ma bonne santé et me demander ce dont j’ai besoin. Le plus souvent possible, j’essaie de trouver quelque chose qui peut lui faire plaisir, une bonne tablette de chocolat, un café, de jolis haricots verts du primeur d’en bas, et il y a deux jours un bouquet de coriandre. Elle met le nez dedans, ravie qu’il soit bien frais et odorant, puis se ravise.
— Vous l’avez pris où ?
— À la sauvette du métro.
Elle fait la lippe.
— Vous savez où il le stocke ? Une copine a vu ! Dans le jardin, là où il y a des souris…
— Il faut le laver, c’est tout.
Elle n’en est pas convaincue, me disant qu’elle mettra aussi du vinaigre et me détaillant sa manière de procéder en matière de nettoyage de frais [microbillet Twitter du 22 octobre 2020], puis nous parlons commissions et sacs dans des sacs dans des sacs, tous en plastique. Je pointe du doigt le fait que même les bananes, elle les met dans des sacs, et que la planète…
— Pas grave ! Après, je jette le sac !
La fraction de seconde suivante, elle éclate de rire.
— Vous avez raison, c’est ça le problème !
Deux jours plus tard, elle m’apporte une botte de radis non emballée dans un sac, et me montre dans le creux de son autre main deux radis détachés de la botte en rigolant.
— Je n’ai pas mis de plastique… mais on perd les radis !

Note : Je n’ai pas fait de photo ; voici en échange mon recyclé de ces dix derniers jours ; vive le vrac !

À table @73

Un Mille feuille dans une boîte en plastiqueLe mercredi, un gentil garçon me livre les repas mandés par mon assureur militant. Ils sont chacun dans un petit sac en papier avec le nom du jour et rassemblés dans un grand sac en papier. Le livreur me dépose le sac devant mon frigo et je le vide petit à petit de son contenu pour répartir les entrées, les plats, les desserts par ordre de DLC et équilibre alimentaire. J’utilise ainsi les entrées dégoulinantes de mayonnaise comme assaisonnement de mes crudités du soir et conserve ce qui peut l’être (laitages et compotes essentiellement) pour quand je n’aurai plus de livraisons.
En ouvrant le grand sac, ce mercredi matin, je découvre un petit « supplément », soit une boîte en plastique posée sur les sacs quotidiens. Je m’en saisis et, sitôt identifié le contenu, elle me saisit ! Un mille-feuille, avec plein de crème pâtissière et un glaçage épais, identique (en plus industriel) à celui que j’apportais à maman (qui n’en trouve pas des comme ça sur Avignon) quand je me suis blessée dans l’escalier ! Quel clin d’œil involontaire ! J’en suis baba… non, mille-feuille !

À table ! @72

Je suis rentrée de l’hôpital dans des conditions optimales, grâce à la mobilisation de mes amis et voisins (j’y reviendrai sans doute) ; à ma capacité d’anticipation autant qu’à ma maîtrise de l’outil Internet et téléphone ; et à mon assureur militant. Celui-ci a sitôt mandé une aide-ménagère et la livraison de repas. J’ai choisi un repas par jour, craignant que cela ne soit trop copieux, et l’option « menus végétariens »…
— Strict ?
— Pas végétalien, végétarien.
— ?
— Cela peut comporter des sous-produits animaux.
— Du poisson alors ?
J’ai opté pour le poisson, je sentais que ç’aurait été compliqué d’expliquer le statut non végétal du poisson et ne suis pas végétarienne ; juste je voulais équilibrer avec ce que m’apporte ma cohorte de voisins et m’éviter les charcuteries et autres gourmandises délétères pour mon métabolisme que l’on m’avait servies à l’hôpital.
La conversation continue. On en arrive à la livraison.
— Vous serez livrée le mercredi matin, entre 8 h 30 à 13 heures.
Je précise que les repas sont sous vide et livrés une fois par semaine.
— Le 9 juin, cela va être compliqué, je tiens une permanence téléphonique… Vous pouvez me donner un créneau plus réduit ?
— Non, madame. Il a cent cinquante repas à livrer !
— Il a donc un circuit…
— Il fait ce qu’il peut !
Une barquette de repas avec une étique écrit en tout petitJe n’ai pas insisté, c’était inutile. La même scène s’est reproduite avec le service d’aide ménagère dont les jours ne sont négociables qu’en cas de rendez-vous médical. Faire entendre à ces braves gens que la personne handicapée a une vie qui ne se résume pas à leur bon vouloir de prestataires (grassement) payés par mon assureur est une gageure. Je le savais, pour avoir fréquenté pas mal de personnes utilisant ces services. Je pensais que les choses évoluaient. Perdu.
Ah ! j’allais oublier. Les menus sont imprimés dans un format texte que je ne peux pas lire, le contenu des boîtes itou. Le site est à l’avenant. C’est pour qui, déjà, la livraison de repas ? Pas pour les déficients visuels actifs, en tout cas !

À table ! @71

Un flacon en forme de gourde de compote.Je lis toujours l’article « produits au rappel » dans Que Choisir ; non que je pense avoir acheté l’un d’eux, mais parce que le motif du rappel est souvent édifiant sur les dérives de la société de consommation. Ce gel nettoyant pour les mains en est un bel exemple.
D’abord, je ne sais pas trop ce qu’est un « gel nettoyant » ; pour se laver les mains, je connais le savon et le savon liquide. Il y a aussi le gel hydroalcoolique dont la fonction est de désinfecter, pas de laver. La fiche produit a disparu puisque le produit a été rappelé. L’image sur le site de Que Choisir est de mauvaise qualité ; je comprends néanmoins qu’il doit s’agir d’un gel pour se laver les mains sans eau.
En ce temps de pandémie, il me semble que la confusion avec du gel hydroalcoolique peut exister, mais ce n’est pas la cause du rappel : « L’emballage de ce gel nettoyant pour les mains peut prêter à confusion. Les consommateurs (notamment les enfants ou les personnes malvoyantes) pourraient penser que le produit peut être mangé comme une compote. » Le gel se présente en effet exactement comme une gourde de compote, mais il est bleu layette et non aux couleurs pétantes d’une fiole de compote.
Les deux peuvent-ils être confondus ? J’ignore tout des mœurs alimentaires des enfants et je veux bien croire qu’ils peuvent faire la confusion, ne serait-ce que parce qu’aucun ne tique quand on lui donne à manger des « fruits » inodores et insipides dans une gourde en plastique alors que cela frise la tromperie, un peu comme le poisson carré. La société de consommation prend les enfants pour des abrutis sans odorat ni goût ; ou plutôt forme nos enfants à être des abrutis sans odorat ni goût. Je laisse les parents assumer cette responsabilité-là.
Et j’en reviens au motif de confusion, pour « les personnes malvoyantes » cette fois ; donc moi. Il est très très rare que nous fassions l’objet d’attention de la part de Que Choisir : jamais rien sur les modes d’emploi et notices de montage illisibles ou non disponibles en format numérique accessible ; jamais rien sur les écrans des appareils ni sur les fonctions tactiles ; jamais rien sur l’étiquetage en LED, l’absence de braille, etc. Et là ! Enfin… on nous protège en nous prenant pour des abrutis sans odorat ni goût (des enfants, donc).
J’exagère ? Je vous invite à faire le test : prenez plusieurs déficients visuels, toutes catégories confondues ; mettez-les au milieu d’un verger de gourdes en plastique, certains contenants de la compote, d’autres du gel nettoyant ; et vous comprendrez peut-être que nous ne sommes pas des enfants… pardon, que nous sommes pas des abrutis sans odorat ni goût, les enfants n’en étant pas, bien sûr.

À table ! @70

Il m’est impossible de mesurer l’impact réel de ma consommation sur le monde ; il est infinitésimal, j’imagine, mais en partageant, notamment via le blogue, mon expérience, j’espère l’effet boule de neige. Je vous raconte régulièrement la manière dont je réduis ma consommation d’énergie et d’eau ; je vous parle aussi de mes démarches antigaspi : paniers d’invendus, produits soldés chez le primeur (lots à 1 euro) ou au supermarché, magasin antigaspi, partages et dons mutuels.
Certains trouveront ce mode de consommation contraignant surtout en matière alimentaire : il faut cuisiner, multiplier les sources d’approvisionnement, et ne pas toujours choisir ce que l’on mange. Je le prends comme un jeu et fais de ces contraintes un mode de vie : j’ai toujours aimé cuisiner, avec une prédilection pour l’invention (heureuse ou malheureuse) ; j’ai besoin de marcher et faire le tour de mes fournisseurs est une balade comme une autre ; manger des choses que je n’aurais spontanément pas choisies est un moyen de lutter la routine des confinements et couvre-feu.
« Faire quelque chose de ce qui arrive », c’était mes vœux pour 2021 ; je suis en plein dedans et vous propose une assiette en adéquation avec ces choix.
* Duo de quinoa d’un magasin antigaspi.
* Purée marrons pommes de terre soldée fin de date (supermarché).
* Haricots verts d’un panier cuisiné avec les tomates, champignons et oignons de lots à 1 euro ; l’ail et les condiments sont achetés, à l’exception du laurier du jardin d’une voisine. Coriandre fraîche donnée par Isabelle.
* Aiguillettes de poulet d’un panier de supermarché, épices données par Isabelle.
* Purée de céleri rave à prix raisonnable d’un primeur bio.
J’utilise du sel que m’a donné une voisine qui déménageait. En dessert, j’ai mangé une crème dessert maison fabriquée avec des produits achetés au supermarché (cacao, sucre, Maïzena, lait) et une pomme déclassée prise chez le primeur bio accompagnée de noix données par un voisin. Avec mon café (en grains) acheté chez Ikea (très bon rapport qualité prix), j’ai croqué deux carrés d’un délicieux chocolat offert par Isabelle.
Et en boisson ? De l’eau de Paris, pardi !

À table ! @69

Quand j’étais petite, nous mangions, surtout chez ma grand-mère, du « jambon blanc ». À la maison, nous étions plus jambon cru que l’on faisait fumer l’hiver dans la cheminée du salon. Le jambon blanc (cuit donc), c’était cher ; mamy l’achetait chez le boucher ; maman n’en achetait pas si ce n’est parfois des talons, ou de l’épaule. Mais, quel que soit le morceau, c’était bien du jambon « blanc », et je me souviens qu’il l’était. Je suppose qu’il n’était donc pas infesté de nitrites, ce E250 qui rosit le jambon cuit.
Je ne sais pas pourquoi nous aimons le jambon plus rose mais il semble que cela ne date pas d’aujourd’hui. Et pour certains, par exemple, les jambons de Paris ou au torchon, frais dans leur barquette, ils n’ont pas l’air si roses… Je n’en achète plus guère tant je suis de moins en moins sensible aux produits qui n’ont d’autre goût que le sel. Mais j’en récupère parfois dans des paniers de récup’, l’autre jour six tranches que j’ai congelées pour les utiliser dans une tarte, un gratin.
Ce matin, j’en sors une part que je vais faire griller en petits morceaux pour accompagner du chou de choucroute cuit. En déposant le morceau dans une assiette à la sortie du congélateur, la couleur m’a frappée. C’est franchement rose ! J’imagine que les nitrotes, contenu dans l’eau du jambon, se révèle une fois gelé… Quoi qu’il en soit, si vous doutez du caractère chimique (et en l’espèce cancérigène) des nitrites, cette image me semble sans ambiguïté.

Note pour Frédéric. Si je te le présente en triangle rose, tu n’en veux toujours pas du jambon ?