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Brosse @48

Je suis à genou derrière mon partnaire de judo assi et fais un étranglement, okuri-eri-jimeJe reviens sur mon billet où je faisais le récit de mon arrivée à un cours de judo avec un agent d’accueil (de la Ville de Paris) qui pensait que les blondes ne pouvaient pas être professeures de judo. Cette histoire a une suite.
Quand nous sommes repartis à la fin du cours, j’ai rendu les clés des vestiaires et l’agent d’accueil, gentil, me remercie.
— Merci mademoiselle !
— Non, madame.
— Ah ! Excusez-moi [sur un ton genre « Je ne veux pas avoir de soucis avec votre mari. »]
— Non, c’est une dénomination sexiste.
— Je voulais être aimable…
— Eh bien, vous ne l’êtes pas ! Bonne soirée !
Je n’ai pas entendu ce qu’il a dit après, je lui avais déjà tourné le dos pour filer. Le judoka qui est sorti après moi m’a dit qu’il râlait contre ces femmes qui ne savent plus apprécier les compliments.
Je n’ai pas besoin d’expliquer sur ce blogue en quoi ces propos sont sexistes. Ce qui m’embête le plus, c’est que cet homme n’a sans doute pas compris ma réponse et en a certainement été blessé. J’aurais pu prendre le temps de lui expliquer… N’est-ce pas plutôt à la Ville de Paris de le faire ? Elle le fait, je le sais mais il y aura toujours des couillons qui échapperont aux formations et autres actions de sensibilisation. Je n’ai plus qu’à espérer qu’il racontera l’incident à des collègues qui sauront lui expliquer.
Hadaka jime ?
Jamais hors du tatami Caddie, jamais.

Note. Sur la photo (2017), Okuri-eri-jime.