Bigleuse @133

Canne blanche d'appui avec une sonette de patinette sous la poignéeDans le cadre de ma revue du Web pour Genespoir, j’ai croisé cet article qui lie les mots « résilience » et « handicap ». Quelle bonne idée ! Comment imaginer, en effet, « faire quelque chose de ce qui arrive » (ma définition préférée de la résilience) sans accepter ce qui arrive, le nommer, avoir conscience que l’on ne peut y échapper et qu’il va falloir s’adapter ? Les valides gagneraient également quelque chose à penser le handicap ainsi, et non pas à être « 64 % [… à] estime[r] que le handicap est un obstacle au bonheur et à une vie épanouie » et à associer le handicap à une « souffrance » [Enquête CNCDH 2021].
Il est vrai que toute personne handicapée qui place son adaptation dans une démarche de résilience va très vite comprendre que le problème, ce n’est pas son handicap, mais la société validiste. C’est sans doute là où le bât blesse, avec cette nouvelle question à propos de la manière dont la société privilégie l’assistance plutôt que de permettre l’autonomie via l’accessibilité, remarquable : « (…) celui que l’on plaint (ou que l’on « sauve ») devient immédiatement inférieur ». J’ignore si vous mesurez la portée de cette équation ; je la vis chaque instant.

 

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