Archives mensuelles : février 2021

Cuisine @37

Quand nous avons créé le blogue avec Isabelle, il y a plus de dix ans maintenant, je me souviens qu’il m’avait fallu des heures, avec l’aide de mon frère, pour améliorer la maquette d’un thème de WordPress afin que cet outil de publication nous aille bien. Il se voulait sobre, soigné mais sans fioritures, et lisible. Au fil des ans, ce thème est devenu obsolète et les bogues se multipliaient. Il fallait en changer.
Les thèmes de substitution les plus en vogue ne nous convenaient guère ; centrés pour la plupart sur l’image, ils ne valorisaient pas le texte, simplement, en toute lisibilité. Ou alors, il fallait de nouveau passer des heures à les modifier pour obtenir le résultat escompté. En dépit du soutien de Frédéric et de Petit Koala, des encouragements de Isabelle, et de toute l’affection de la bande, j’avoue ne pas avoir eu le courage de me lancer dans l’entreprise.
J’ai donc tenté l’impossible : partir du thème le plus basique de WordPress et le modifier a minima pour que nos billets soient mis en ligne dans une mise en page frugale et lisible. J’ai vite retrouvé mes marques avec les Css et les outils de développement web. J’ai eu plus de mal à comprendre le code des fichiers HTML qui n’est pas organisé comme du code Spip.
Le résultat me va en ce qu’il répond au besoin de publier du texte pour le rendre agréable à lire, sans succomber aux canons de la branchouille communicante, avec un résultat que d’aucuns trouveront sans doute ringard. C’est en matière de site ma marque de fabrique. Je n’y déroge pas. Avec l’utilisation de la maquette de base de WordPress, c’est aussi le gage d’une longévité technique qui correspond à mon besoin de sérénité.
J’espère que vous passerez d’agréables moments sur ces pages, pendant dix ans encore, et même plus !

Gamine @31

J’ai découvert sur un réseau social local un nouveau « service » de restauration à domicile. Le concept est simple : une personne fait à manger chez elle, vous avez faim, vous commandez sur l’appli et vous venez chercher votre plat. N’est-ce pas une bonne idée ? Quand je dois faire deux litres de soupe parce qu’il y a urgence à cuire des invendus et que mon congélateur est plein, ce serait pratique, non ? Et elle est si bonne ma soupe !
— Vrai de vrai !
Merci Caddie. Mais tu sais, parfois, les idées simples sont particulièrement délétères. Pour celle-ci, j’y vois d’emblée de nombreux biais.
* Une communication sexiste et âgiste. Bah oui, c’est une femme qui fait à manger, on la nomme « mamy » alors même que dans la vidéo elle est plus quadragénaire (c’est quand même plus sexy !), il s’agit de valoriser vos talents de « cuisinière » (et non de cuisinier) et la personne qui vient chercher à manger est un homme, bien sûr. Regardez au passage les quatre « mamy » proposés : deux hommes, deux femmes ; la parité ? De façade, car quoi qu’on en dise, qui n’aurait pas choisi spontanément « mamy Juliette », pardon, son bœuf bourguignon ?
* Une « rémunération » sous forme de « récompense ». Voilà la version moderne de Elle est bonne ta poule, ma poule ; une bonne claque sur les fesses et un pincer (une pincée ?) de nichon et « mamy Juliette » est contente d’avoir régalé Édouard. Une petite pipe pour le dessert ? C’est une autre qui s’en charge au vu de la promiscuité de la femme qui apparaît déjeuner avec Édouard, qui garde sa posture dominante devant l’ordinateur… J’exagère, bien sûr, mais comme il n’est nulle part fait mention de la forme fiscale de cette « rémunération » et que le verbe « récompenser » n’est pas neutre, on peut imaginer que les pires systèmes d’exploitation sont au menu.
Voilà exactement le genre de concept que les confinements et autres couvre-feux sont en train de produire, un mélange de high-tech, de retour aux sources et de déréglementation tous azimuts sous couvert de nécessité économique. On est mal barrés, c’est sûr !

Grand Homme @39

Ces derniers jours, plusieurs personnes ont demandé la patte à Helgant. En vain. Il ne la donne quasiment jamais quand on lui demande, c’est lui qui la tend (quand il aimerait des caresses ou des friandises).
Helgant serait-il peu recommandable avec ce comportement ? Les Mouton savent bien que non. Au contraire, Helgant sait montrer patte blanche. Plus encore, il est vraiment très malin, admirent ses copains : il peut montrer quatre pattes blanches. Mais comme il est modeste, il ne veut pas abuser. Comme dit Petit Agneau des Prés-salés, Helgant est élégant, physiquement et moralement, jusqu’au bout des griffes.

Indignés @14

Je regardais lundi 15 février 2021 un documentaire sur LCP consacré aux « petites phrases » qui ont fait tache dans l’image publique de François Hollande et d’Emmanuel Macron, avec plus de dégâts pour le premier que pour le second. Il a ainsi été question des « sans-dents ». Aux commentaires faits par les personnes sollicitées dans le documentaire (dont une remarquable Marylise Lebranchu), j’ai compris qu’il s’agissait pour l’ancien président de la République de faire référence aux personnes qui n’avaient effectivement plus de dents, faute de moyens de les faire remplacer.
Ce n’est pas ce que j’avais jusqu’alors compris. Je pensais qu’il faisait référence à des personnes qui n’auraient pas le courage d’entreprendre, pas de niaque, qui ne mordraient pas dans la vie et seraient des assistés ; un peu les mêmes que ceux « qui ne sont rien » chers à Emmanuel Macron. Isabelle m’a confirmé qu’elle avait bien vu des personnes physiquement édentées et que l’image était terrible. J’imagine… mais ne visualise pas ; parce que je ne l’ai jamais vu, ou jamais remarqué ; ma déficience visuelle ne fait pas forcément la différence au sens où c’est le genre de détail que je ne vais pas « aller chercher » trop occupée par ailleurs à voir l’essentiel.
Cela ne change finalement pas grand-chose à ma perception du quinquennat de François Hollande, prélude de la politique antisociale d’Emmanuel Macron qui, ne l’oublions pas, lui doit son émergence sur la scène politique. Les chiens ne font pas des chats… Pardon, c’est l’inverse !

NB. Pardon Helgant, toi, t’es pas un chien ; t’es un chouchou d’amour !

Tonton @17

Dimanche 31 janvier 2021 à 20 h 30 après le journal du soir sur France 2. « Bernard Tapie est l’invité du 20 h 30 ce dimanche. Grand témoin de notre soirée, il réagira à l’actualité. »
Depuis ce dimanche soir, une question existentielle me hante : qui en a quelque chose à faire des réactions de Bernard Tapie sur l’actualité ? J’en dirais même plus : qui en a quelque chose à faire de Bernard Tapie, à part sa famille et ses proches bien sûr ?

Va chez l’gynéco @44

Le suicide d’un étudiant homosexuel de vingt ans victime d’agressions sexuelles de la part de proches a été l’occasion de nombreux messages de prévention. Au vu des neuf mille personnes qui se donnent la mort chaque année en France, et de toutes celles qui tentent de le faire, ces messages sont indispensables, et pas uniquement quand un fait particulier nous y invite. Sur Twitter, l’un d’eux a attiré mon attention.

« Si vous avez des idées noires, des pensées suicidaires, n’hésitez surtout pas à appeler la ligne Suicide Ecoute disponible 24h/24 7/j7 : 01 45 39 40 00 »

Je n’ai pu me retenir de répondre dans la foulée.

« Si vous avez le moindre doute devant la souffrance d’une personne, ne passez pas votre chemin. Si vous ne trouvez pas les mots pour lui parler, ou si c’est difficile pour vous de le faire, Suicide écoute peut aussi vous aider. En cas d’urgence, composez le 112 ! »

Je suis en effet toujours contrariée quand on fait porter la charge de la prévention sur les personnes qui sont dans une souffrance telle que le suicide leur apparaît comme la seule solution. Bien sûr qu’il faut leur dire que des numéros d’appel existent mais si l’on veut faire de la prévention, c’est en amont qu’il faut agir et prendre chacun notre part. J’ajoute que même en étant attentifs, on ne peut pas toujours prévenir le suicide d’un proche, loin de là tant la souffrance sait être camouflée !
La véritable prévention ne serait-elle pas alors de nous interroger sur les causes profondes des douleurs psychiques qui se trouvent, à mon sens, dans cette violence ordinaire qui régit notre monde à tous ses échelons en répercussion directe de celle qui régit nos modes de production ? Changer le monde vers moins de souffrances individuelles et collectives ? Je ne vois que ça.

Féminité @8

Je n’ai pas porté de robe ou de jupe depuis mes dix ou onze ans, je pense. La dernière photo que j’ai de moi en robe (ci-contre) date de juillet 1973. Je me souviens d’ailleurs très bien de cette robe en jean, assez courte avec un haut à bretelles comme une salopette. Ce n’était pas un vêtement de tous les jours car au quotidien, j’étais déjà accro aux pantalons, plus confortables, et moins « fille ». Le côté « salopette »…
— Petite salope ?
Caddie ! Tais-toi.
Le côté salopette donc était sans doute la raison qui me faisait encore accepter ce genre d’accoutrement. J’ai 57 ans et n’ai jamais démordu du pantalon, ou du short ; la jupe me donne l’impression d’une vulnérabilité qui m’est insupportable. Pourtant, dans le confort de mon appartement, je viens de renouer avec l’objet, me rendant compte qu’il pouvait avoir des qualités.
J’ai évoqué dans ce billet du premier confinement mon accoutrement maison. Cet hiver un peu plus froid que les précédents m’a fait renouer avec la pratique du plaid sur les jambes quand on est assis dans une version « jupe » tout à fait inattendue. J’utilise une cape en polaire que je ne trouve pas très chauffante sur les épaules mais qui, grâce à ses deux cordons terminés par un pompon, tient parfaitement à la taille et forme une jupe qui maintient une chaleur fort agréable.
Je vous rassure, je n’enlève pas pour autant mon bas de jogging : elle vient par-dessus ! Il faudra que je regarde dans les solderies de vêtements si je ne trouve pas une jupe longue en laine qui vienne me réchauffer un peu plus l’hiver. J’en rêve déjà.

NB.  J’étudie, bien sûr, toute proposition de don de jupe longue en laine. Quant à glisser une main sous une jupe avec le consentement express de sa propriétaire, j’avoue que j’aime beaucoup tout en étant toujours un peu peureuse.

Déo @32

J’aime Helgant, mais pas de confusion, je ne suis pas zoophile ! Je l’aime comme le très chouette chien qu’il est. Ce n’est pas de cet amour de Saint-Valentin, l’amour amoureux romantique d’un couple d’humains (enfin, comme le dit la légende).
Je n’ai donc pas cédé aux offres de publicités reçues par texto et courriels de l’animalerie où je commande ses croquettes avec le slogan « Parce qu’on aime VRAIMENT nos animaux ! » et leur code promo spécial Saint-Valentin.
Les pubs de magasins d’électroménager pour cette fête du 14 février avaient le don de m’exaspérer, mais d’une animalerie, ça m’a déconcertée, voire un peu effrayée. Donc, je vous rassure : non, Helgant n’est pas mon Valentin, et pas seulement parce que je préférerais une Valentine, hein ?! Je l’aime vraiment, mais vraiment comme j’aime mon chien.