Va chez l’gynéco ! @42

J’ai consacré un billet à la procrastination appliquée au soin de mon genou droit. Il annonçait des examens. Je les ai faits et suis retournée voir ma médecin. Le verdict était sans appel : mon genou souffre de différents maux liés à l’âge mais rien qui explique la douleur que je traîne depuis quelques mois. Ma médecin m’a donc orienté vers un rhumatologue afin de, je cite, « faire un bilan global ». Mon entourage sportif a été unanime : « Tu vas voir, il va te dire d’arrêter le sport et te prescrire des infiltrations. »
J’y suis allée quand même. Je suis entrée dans son cabinet, canne blanche en main. Sans m’avoir dit bonjour, il me fait asseoir.
— Qu’est-ce que qui vous amène ?
— Bonjour docteur. J’ai un problème au genou.
— Ah ! le genou [Knock, pareil ! NdCy] Depuis combien de temps ?
J’explique en deux phrases que cela fait un certain temps mais que je viens le voir pour une douleur particulière déclenchée par un exercice de judo, IRM et radio à l’appui, que mon médecin ne comprend pas, que je n’arrive plus à courir.
— Vous n’arrivez pas à courir ? C’est la tendinite de la patte d’oie ! Il faut faire des infiltrations.
S’il le dit juste en me regardant dans le blanc des yeux ! Mon kiné, bien sûr, avait fait la même hypothèse il y a trois mois, vérifié, et conclut que ça n’y ressemblait pas, le radiologue, ma médecine traitante et sa remplaçante itou. J’ai un peu argumenté. Il a contesté le bien fondé de l’IRM, examiné mon genou sans s’intéresser à la douleur que je décrivais et m’a renvoyé dans mes foyers avec une ordonnance d’infiltration, et « un traitement en attendant » : patchs, comprimés, crème.
Grâce à l’éclairage de mon pharmacien, j’ai compris que ce « en attendant » était constitué d’antalgiques à base de codéine, prescrite sans qu’il ne s’inquiète des déséquilibres liés à ma déficience visuelle. Je n’ai donc rien pris de cela, suis retournée voir ma médecin traitante qui m’a prescrit huit jours d’anti-inflammatoires et envoyée chez un médecin du sport. Je n’ai évidemment pas arrêté mon activité physique sauf que… deux jours plus tard, mes lombaires ont décidé que j’avais besoin de repos ; trois semaines a dit le kiné après un week-end à me traîner chez moi, les larmes aux yeux à chaque pas en dépit des anti-inflammatoires et des antalgiques.
La vengeance du rhumato ? Misère.

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