Paris @64

À l’occasion de la Rentrée des associations dans mon arrondissement, j’ai eu le bonheur de bavarder quelques minutes avec Anne Hidalgo accompagnée d’une jeune élue, Anouch Toranian, et de Olivia Polski qui a eu la gentillesse de me prévenir de l’arrivée de la maire de Paris, sachant ma déficience visuelle. Ces conversations publiques sont toujours un peu surjouées, de part et d’autre. J’étais contente de lui rappeler un moment qui l’était moins (pour moi), la première fois que je l’ai rencontrée, à l’occasion de l’inauguration du local de Pascal Cherki où j’accompagnais Célia Blauel. C’était en… 2014 ? Quelque chose comme cela.
Nous avions ce jour-là devisé plus longtemps dans une conversation tout en séduction : Célia menait la liste EELV pour le premier tour ; la fusion pour le second était acquise ; pourquoi ne pas voter directement pour elle, alors ? me suggérait Anne Hidalgo. Le message ne s’adressait bien sûr pas qu’à moi. J’étais ressortie de là conquise, après deux bises appuyées… mais avais voté pour Célia au premier tour ; sans jamais le regretter.
Mon attachement à Anne Hidalgo trouve ici sa source ; comme quoi, les conversations convenues peuvent produire leur effet. Celle que nous avons eue en septembre me laissera moins de traces (le premier baiser est toujours le meilleur), ce d’autant que covid-oblige, point de baiser ni de poignée de main. Cela m’a manqué. J’en ai, pour le coup, peut-être un peu rajouté (c’est mon genre) mais j’étais contente de la remercier chaleureusement pour son action, lui parler de la médiation et de la encore trop grande distance entre les services et les Parisiens, et lui dire que je l’aime.
Là, comme ça ? Bah vi. J’ai dit à Anne Hidalgo que je l’aime ; j’ai senti sa surprise ; je ne sais plus ce que j’ai dit, comment, pour qu’elle comprenne que mon amour était grand mais n’engageait que moi. J’ai évoqué Célius, mousquetaire de la reine qui semblait lui dire quelque chose… J’ai donné ma carte à Anouch Toranian ; Anne Hidalgo m’en a demandé une. Elle l’a mise dans son sac ; et est passée au stand suivant.
La suite ? Quelle suite ? Mon amour n’en a pas besoin ; mon plaisir citoyen non plus.

5 commentaires pour Paris @64

  • vincent

    Whoua 🙂
    On dirait un instant sorti tout droit d’un de vos livre.
    Mais en plus, c’est dans la vraie vie. Et c’est vous.
    Je suis en … comment ? En admiration devant l’instant (enfin, pas en vrai car je n’y étais pas, mais de comme vous le racontez, et je sais que vous racontez bien 🙂 )
    C’est émouvant.
    Et c’est beau.

    Oh, et l’image est bien choisie. 🙂

    <3

    • Cécyle

      Merci Vincent ! 😉
      Votre commentaire m’inspire une réflexion : peut-être que je pense ma vie comme le récit d’un roman ? Ça doit être un facteur de ma joie à la vivre !

  • vincent

    Oh ! Je n’avais pas compris que Célius, mousquetaire de la reine, était de vous !
    C’est encore plus intéressant.
    Et je sais ce que je vais lire pour les prochains jours.

    • Cécyle

      Vous voulez la version ePub, plus facile à lire ?

      • vincent

        Avec grand plaisir 🙂

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