Pauvres chéris @13

Depuis que j’ai un compte Twitter, j’ai remarqué qu’interpeller publiquement ou en messages privés, des élus, des institutions, des commerçants, permet parfois de résoudre des problèmes rapidement : des arbres arrachés par le vent dans un square, le défaut d’accessibilité d’une manifestation, une coupure de gaz, un achat qui mérite réclamation… D’autres fois, cela ne fonctionne pas. Cela dépend de la manière dont les uns et les autres gèrent leur compte Twitter.
J’ai ainsi interpellé deux élus de mon arrondissement en août, un sur l’arrosage d’un square en alerte sécheresse, le second sur le port du masque pendant d’autres activités sportives extérieures que la course à pied. Aucun des deux ne m’a répondu. Je les ai croisés à la commémoration de la libération de Paris, le 25 août ; je leur en ai parlé. Leur réponse a été catégorique (sur un ton que j’ai trouvé agressif) : jamais ils ne répondront à une interpellation sur Twitter, ils ont « trop de notifications » ; l’un me conseille le mail, l’autre le téléphone.
Mais pourquoi avoir un compte Twitter alors, ce d’autant qu’il est évident qu’ils ne répondraient pas plus sur d’autres canaux ? Je connais des élus qui n’en ont pas, d’autres qui ont un compte privé. Je connais surtout des élus intéressés par les infos qu’on peut leur transmettre même si on le fait en râlant ; d’autres qui n’ont que faire de leurs électeurs et ont déjà oublié, à deux mois de leur élection, à qui ils doivent de se la péter en écharpe tricolore.
J’ai trop de sujets en cours pour perdre mon temps avec ceux-là. Tant pis pour eux : qu’ils barbotent dans leur suffisance ; j’ai quelques atouts pour les contourner et ne me priverai pas de les habiller pour l’hiver. Je ne voudrais pas qu’en plus ils attrapent froid !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.