Brosse @44

Le 21 octobre 2018, j’avais fait un billet où il était question de Tour de France, d’hôtesses, de domination masculine, de maman, de mon grand-père, de féminin, de lutte féministe et/ou antisexiste… alors que le mouvement #NousToutes agissait pour que cette représentation de l’assujettissement des femmes cessât. Après un peu d’agitation, la revendication était tombée en désuétude et voilà que, subitement, elle obtient satisfaction ; ou non ?
Quand j’ai vu passer l’info, j’ai pensé que le covid-19 avait décidément des conséquences inattendues : après avoir fait diminuer le maquillage et le port du soutien-gorge pendant le confinement, plus de bisous-bisous à l’arrivée des coureurs ; plus d’hôtesses donc. Et bien non, ce serait trop beau. Il y aura en fait une hôtesse et un hôte (qui dans le sens assigné à hôtesse n’est pas son masculin, ce me semble), cette « parité » étant considérée comme « luttant contre le sexisme et l’objectification des femmes » dans la dépêche AFP reprise par Liébération.
Réduire le sexisme à une histoire de parité me semble douteux autant que réduire sa représentation ne me paraît pas le réduire lui-même. Quant à l’« objectification » des personnes, je la trouve aussi condamnable qu’il s’agisse d’une femme ou d’un homme. Et que va-t-il se passer quand on pourra de nouveau s’embrasser ? Le vainqueur de l’étape serrera la main de l’hôte avant de coller la bise à l’hôtesse ? Il va vraiment falloir m’expliquer ce que l’on vient de « gagner ».

 

2 commentaires pour Brosse @44

  • Oui, c’était en 1957 ? 1958 ? , je parle de cette photo ! Voyez la « taille de guêpe ! Et le port de la jupe.

    Aujourd’hui, nous sommes en 2020, allez… 60 ans ? sont passés !

    Soixante ans sont passés et je lis « Beauté fatale, les nouveaux visages d’une aliénation féminine », de Mona Chollet, journaliste au Monde diplomatique. Dans ce livre, l’autrice «montre comment les industries du complexe mode-beauté travaillent à maintenir, sur un mode insidieux et séduisant, la logique sexiste au cœur de la sphère culturelle » et ce, pour imposer la féminité la plus stéréotypée… 293 pages, Cécile, datées de 2015, publiées à La Découverte, étayées sur les faits, qui prouvent sans ambiguïté qu’on n’a rien gagné.
    Merci à Isabelle Esposito, mon amie chorégraphe, qui vient de m’offrir ce livre.

    • Cécyle

      Je connais ce livre de Mona Chollet qui mène un travail toujours intéressant. D’autres de ses livres sont peut-être dans ta médiathèque.

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