Bigleuse @123

Je suis allée au service des impôts dont je dépends pour faire rectifier ma déclaration ; rien de bien méchant, juste une histoire de devises : mon éditeur canadien me paie en dollars canadiens que le passage de frontière converti en euros ; et j’avais déclaré le montant du justificatif, et non le montant encaissé ; c’est ça de croire que le monde entier est passé à l’euro !
Une fois réparé mon eurocentrisme avéré, j’ai demandé à l’inspecteur qui me recevait de me confirmer la case dans laquelle je dois déclarer ces revenus venus de l’étranger. J’ai tout bon de ce côté-là mais il me propose de me le noter pour l’an prochain : il prend un post-it, un stylo, note, détache le post-it, le colle sur mon justificatif, me le tend… et se ravise.
— Non ! Ça ne va pas aller.
Il arrache le post-it, le froisse, le jette au panier et se met à fouiller sur son bureau. Cela dure un peu et il revient sur son paquet de post-it. Il écrit plus lentement, arrache encore le post-it, le jette et recommence. Enfin, il détache le post-it, le colle sur mon justificatif et me donne le tout. J’y jette un œil en le rangeant et comprends son souci : il a percuté que son premier stylo, sans doute un bic, était trop fin pour que je puisse lire.
C’est si rare ce genre d’attention. Merci ! J’en suis très touchée.

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