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Fenêtres @24

À l’instar de Frédéric, je vous propose un feuilleton de l’été. Plusieurs en fait. Celui-ci s’appelle « casque audio ». J’espère que le feuilleton de Frédéric aura une fin plus heureuse que la mienne, pas tant dans son résultat mais dans ses attendus. Il espère que Fraisier s’est trouvé une nouvelle maison ; je désespère des discours inclusifs qui se finissent en boudin validiste.
Suite à mes déboires en magasin, l’appel téléphonique d’une « responsable univers » (j’aurais dû me méfier, sans doute venait-elle de Mars) me parle d’un geste commercial. Je lui demande de m’envoyer un mail, lui réponds en indiquant le modèle de casque que je souhaitais acheter puis lui envoie le billet susmentionné pour qu’elle sache que dans son enseigne les vendeurs considèrent comme « galère » de servir les personnes malvoyantes…
Elle me répond quelques jours plus tard qu’elle est absente et qu’elle transmet à son collègue « qui se fera un plaisir d’effectuer un geste commercial de 10% sur votre futur achat du casque. » La belle affaire ! J’ai attendu cinq jours et envoyé la réponse suivante.

« Bonsoir madame,
« Il me semble que monsieur D. se soit privé du plaisir de correspondre avec moi pour m’indiquer la démarche à suivre pour faire valoir cette remise, par exemple. Remarquez, il a eu du nez. Je lui aurais répondu que si c’était pour me faire l’aumône, vous auriez pu vous en dispenser. Ma démarche initiale ne visait aucun « geste commercial ». Vous m’avez indiqué au téléphone vouloir en faire un « substantiel » ; votre substantialité traduite en valeur marchande porte ombrage aux excuses que vous avez formées oralement pour Boulanger ; elle serait même de nature à les invalider (si vous me permettez ce terme, en la circonstance).
« Quel dommage ! Vous ne trouvez pas ?
« Tout cela ayant assez duré (j’ai vraiment besoin de ce casque), je vais procéder à son achat chez le concurrent le plus direct de Boulanger considérant que je retiens de cette histoire que le discours d’inclusion se transforme en « galère », pour moi avant tout. Mes prochains achats s’en souviendront, et mon blogue s’en fera, bien sûr, l’écho. Je sais, mon univers sait être aussi impitoyable que le validisme ordinaire. Croyez bien que je le regrette sincèrement.
« Bonne soirée à vous
« Cécyle Jung »

Zut alors, le nom du magasin a échappé à mon anonymisation de ce mail ! Trop tard. Google a tout absorbé. Je vous dirai s’il y a une suite.