Fenêtre @23

Après avoir découvert, grâce à edencast.fr, qu’il existe deux zooms sur Petit 6 et non pas un seul et que je peux utiliser le clavier, je me suis mise en quête d’un casque audio avec micro qui me permette à la fois d’écouter de la musique, de répondre au téléphone et de « convoquer Siri », sachant que je ne supporte pas d’avoir des embouts dans les oreilles et que les casques qui se posent dessus sont lourds et volumineux. Je ne pensais pas être trop difficile mais il semble que ce que je cherche est aussi compliqué que ma phrase.
De fil en aiguille, j’ai jeté mon dévolu sur un casque à conduction osseuse. Le concept est un peu flippant mais, avis médical pris, cela ne semble pas dangereux. Je n’écoute pas non plus très longtemps de la musique au casque. Il me fallait juste vérifier que je pourrais activer l’assistant vocal comme je le fais déjà avec une oreillette. La documentation n’en disait rien.
Je me suis donc rendue dans une grande enseigne audio, vidéo, électroménager que je sais sensible au handicap, canne blanche bien en vue. Personne à l’entrée. Je sais les caisses sur ma droite. J’y vais demander de l’aide. Une jeune femme m’interpelle, me demande ce que je veux. Je lui indique qu’en plus de me documenter sur un casque, je dois retirer un achat fait en ligne et acheter un tapis souris. Elle m’indique sitôt que le retrait des achats est à l’extérieur sans se soucier de mes autres demandes ; j’insiste ; elle m’accompagne près de la vendeuse la plus proche, rayon des cafetières. Celle-ci lui explique qu’elle ne peut pas m’aider au vu de ce que je cherche. La jeune femme m’accompagne alors au fin fond du magasin et dit à un jeune homme que je cherche un casque. J’explique et pose ma question.
— On ne fait pas ça.
J’haeurte arguant que c’est sur le site et indiqué disponible dans ce magasin. Il s’adresse à un vendeur qui a l’air plus gradé. Ils ne connaissent pas ce produit. Ils pensent que seuls les Air Pod m’assurent un accès à Siri (c’est faux). Je discute un peu, montre l’oreillette qui vaut 30 euros et dispose de cette fonction. Le casque à conduction osseuse vaut quatre fois ce prix et permet de dicter un numéro, cela ne peut-il marcher pour Siri ? Ils ne savent pas, ne regardent pas les informations auxquelles ils ont accès (j’imagine) sur leur écran, m’orientent vers les gros casques sur les oreilles, et renoncent.
Je lâche l’affaire aussi et demande après un tapis souris. Le vendeur me guide à travers le magasin. Changement d’étage. Il interrompt un vendeur déjà occupé. Il me montre celui qu’il utilise.
— On n’a que ce modèle, avec le repose-main.
Rien de plus basique ?
— Regardez là-bas.
Je lui indique que je ne vois pas ce qu’il désigne et que « là-bas » n’évoque rien à un déficient visuel.
— C’est pour mon collègue…
Je n’insiste pas. Son collègue m’amène là-bas et me propose le modèle déjà montré et un autre, basique.
— Est-ce qu’il est compatible avec une Magic mouse ?
— Tous les modèles le sont.
C’est le moins cher (7,50 euros tout de même). Je le prends et remarquerai plus tard que c’est un modèle spécifique pour les souris optiques. Ouf ! (quoique, à l’usage il s’est révélé ralentissant mon curseur, je l’ai viré au bout de 30 minutes ; j’irai chez Apple). Il me ramène à la caisse. La jeune femme du début est là. Je paie le tapis pendant qu’elle fait quelques pas avec lui. Ils sont à dix mètres. J’entends.
— Ça n’a pas été trop galère ?
— La dame voulait…
Je n’entends pas la suite, la caissière m’explique où retirer mon achat (« à 30 mètres » ; perdu, c’est plus loin). Ma transaction terminée, je demande à parler à cette jeune femme. Elle l’appelle.
— Qu’est-ce qui pouvait vous faire penser que ce « serait galère » pour votre collègue ?
— Je n’ai pas dit…
— C’est pourtant ce que j’ai entendu.
— Non mais j’ai dit ça car vous vouliez des choses dans plusieurs rayons.
— Ah ! d’accord. Je comprends.
Elle ne m’a pas semblé dupe de ma compréhension pas plus que je ne le suis de sa justification à deux balles. J’avais reçu un très bon accueil dans ce magasin lors de ma première visite. Je crois que je vais changer de crémerie.

Notes.
Pour ce qui est du retrait des achats, j’ai peiné à trouver. J’ai profité de l’enquête de satisfaction pour indiquer mon mécontentement général. Une responsable m’a appelée. Assez contrariée par mon récit, elle me propose un « geste commercial » pour le casque. Pas de nouvelles pour l’instant. Je vous dirai la suite.
Pour le tapis souris, Isabelle m’en a offert un qui va très bien, un magnifique paysage urbain de NYC. Si quelqu’un a besoin d’un tapis qui fonctionne mal, faites-moi signe !

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