Exposer @18

Je participe depuis plusieurs années à l’étude Nutrinet santé ; c’est un peu fastidieux parfois mais en plus de contribuer à la connaissance des comportements alimentaires, cela me permet d’avoir un regard sur mon alimentation. Les trois journées par an où je note scrupuleusement ce que je mange et bois, je sens toujours que j’ai envie de limiter mes quantités dans la déclaration que je fais comme si ces sondages m’observaient. C’est le cas, mais de manière statistique. Par contre, moi, je m’observe et je pense qu’au fil du temps, combinés à d’autres choix que j’ai faits, mon alimentation s’améliore en qualité nutritionnelle et baisse en quantité.
Mi-mai 2020, cette étude m’a proposé de faire un autotest sérologique covid-19 (envoi postal). J’ai sauté sur cette opportunité de savoir si le gros rhume que j’avais eu à partir du 13 mars 2020 était ou non un rhume : j’avais fait beaucoup de judo, côtoyé beaucoup d’enfants ; même si je fais un usage limité des transports collectifs, la question se posait. Le résultat a tardé à venir, ce qui est logique vu que cet examen faisait partie d’une vaste étude. Il est sans ambiguïté négatif.
D’emblée j’en ai été soulagée. Beaucoup de personnes sont ravies de se découvrir positives, considérant qu’elles seraient immunisées. La démonstration scientifique n’en est pas faite et je préfère n’avoir contaminé personne à l’époque où l’on ignorait l’importance de se protéger collectivement. Je n’ai pas cessé de me laver les mains en rentrant chez moi (ce que je faisais déjà avant la pandémie), utilise en extérieur le gel hydroalcoolique mis à disposition par la Ville ou les commerçants, porte le masque sur le nez quand il est obligatoire ou quand je trouve la foule un peu dense, utilise très peu les transports et ne fréquente pas les lieux censément bondés (ce que je n’ai d’ailleurs jamais aimé faire).
Ce qui me chagrine le plus, c’est de ne pouvoir serrer les mains. Ce contact physique avec mes interlocuteurs m’est important ; il est une marque de reconnaissance, de respect ; le signal de l’entrée en relation et de sa fin. Quant à mes amis, je les embrasse pour la plupart, plutôt sur les oreilles qu’au beau milieu des joues.
— Pas sur la bouche ?
Caddie !

2 commentaires pour Exposer @18

  • vincent

    Les chances qu’une immunité prolongée soit acquise aux porteurs du virus me semblent assez importantes, d’après ce que j’ai pu lire.
    En particulier, cet article :
    Mais je dois admettre que je n’ai pas tout compris.
    Cela étant dit, il semblerait que les réactions biologiques en terme d’immunité seraient identiques à celle du SRAS, pour lequel on a visiblement découvert une mémoire immunitaire sur plus de 17 ans.
    D’un autre côté, d’autres études semble démontrer qu’une contamination sans asymptomatiques ou avec des signes discrets pourraient ne pas provoquer de protections.
    Ce que cet article tendrait plutôt à contredire.
    Enfin, on a encore beaucoup de choses à apprendre à ce sujet, et on le fait de la plus dure des façons.

    Pour ce qui est de préféré n’avoir contaminé personne… je pense que vous avez totalement raison.

    • Cécyle

      Je crains qu’il ne faille plusieurs mois ou années pour que l’on comprenne tout de ce virus. On veut aller vite, pour sauver des vies ; mais parfois, la science se mord la queue (si je puis dire). Protégeons-nous et attendons. Cela me semble le plus judicieux.

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