Peur @15

Frédéric a publié un billet le 23 juin dernier où il nous propose d’écouter le chant des oiseaux au bord des étangs de la vallée de l’Avre (on ne dit pas plutôt « du Havre » ?), vidéo à l’appui. C’est vrai que c’est beau, avec cette onde étale (il fallait bien que je place un jour l’expression dans un billet) dans laquelle les arbres se mirent…
La vidéo tourne en boucle. J’ai coupé ma musique et pris le temps de m’y projeter alors que je préparais le microbillet Twitter invitant à lire ce billet. Il n’a pas fallu longtemps pour frissonner. Que ferais-je là, sous les frondaisons au bord de ce lac, à écouter le chant des oiseaux ? J’entendrais aussi les feuilles bruisser, des animaux plus ou moins grands se déplacer, me mettrais à guetter le moindre bruit jusqu’à cette grenouille qui ferait clapoter l’eau et… J’aurais peur.
Oui, j’aurais peur. Déjà, à Paris, quand la circulation s’arrête et que mes voisins dorment, ce faux silence me fait peur ; alors pensez ! dans un univers où je ne perçois aucun détail, où l’immensité prend le dessus, dans un infini qui semble sans limites et où le moindre son est démultiplié ; j’ai peur.
Vous savez maintenant pourquoi je passe mes vacances à Paris. Bel été à tous !

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>