À table ! @65

Je faisais un tour dans un supermarché avec Isabelle qui cherchait à faire l’achat de quelques produits frais. Ce n’est pas une enseigne que je fréquente ; trop chère. Isabelle jette son dévolu sur un melon « type charentais » (à ne pas confondre avec les charentais en personne), sans regarder le prix.
— Il vaut combien ?
— Je ne sais pas, je m’en fous. Avec ce que je bosse, j’ai juste envie d’un melon.
— Sauf que si tu achètes un melon trop cher, tu encourages un prix que je ne pourrai pas payer.
Elle revient en arrière et m’indique qu’il vaut 1,50 euro (elle est patiente, Isabelle, vous aurez remarqué !) Vu le calibre, c’est moins que le prix en cours. J’avais vu les mêmes la veille dans mon enseigne à 1,70 euro et je ne l’avais pas acheté, attendant qu’il baisse. D’aucuns diraient que j’ai les moyens de payer un melon 1,70 euro. C’est vrai, même si à force de 20 centimes, cela grève un budget. Mais je pense aux personnes qui vivent avec deux ou trois euros par jour, elles ne peuvent pas.
La question devient : est-ce que le prix que chacun accepte de payer pour tel ou tel produit conditionne son prix bien au-delà des coûts de fabrication et de distribution ? J’en ai la conviction. Avec Caddie, on a, sur cette base, défini notre politique d’achats : si c’est « hors de prix », même si on a envie, on ne prend pas. Et franchement, on mange très bien chez moi. Les rares qui en profitent vous diront.

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