Charité @22

Depuis la mise en place du confinement, et plus encore après, les pouvoirs publics ont développé un discours assez fort pour indiquer que grand soin est pris des personnes, et notamment ceux en situation de précarité ou de pauvreté. Des allocations ont été avancées, des moratoires annoncés, des délais allongés, etc. Et pendant ce temps, pendant le confinement :
* La Caf m’envoie un « contrôle de votre dossier », comme chaque année depuis dix ans parce qu’elle considère mes droits d’auteurs comme des salaires et s’étonne chaque année que cela ne me procure pas un revenu régulier.
* EDF m’envoie une facture qui avalise son erreur de relevé de novembre 2019 (que j’avais signalé, bien sûr) et me réclame 116 euros indus avant de me prélever début juin une mensualité de 53 euros alors que mon solde positif est de 188 euros !
* Dans le même registre, plusieurs de mes voisins ont reçu des estimations de consommation de gaz à la hausse tout à fait injustifiées. Le confinement a empêché les relevés. Engie en profite : un locataire a vu sa facture doubler alors que d’ordinaire, elle est moindre à chaque régularisation.
* Mon bailleur établit un rappel de charges de l’exercice 2019 avec un rappel de 133 euros imputés à chaque locataire (nous sommes deux cent trente-cinq) sur le poste « chaudière » ; un remake de l’affaire de l’eau ? Il serait question d’une régularisation et d’un bogue…
Sur ces quatre affaires, une s’est réglée cette semaine (Paris Habitat), un seconde semble réglée (la Caf) quoi que, un courrier reçu ce matin m’intrigue. Mon voisin a payé sa facture, trouvant le recours trop compliqué à mener. Je vous tiendrai au courant pour EDF qui n’entend rien. En attendant, vous avez dit bienveillance ? Ça nous promet un sacré monde d’après !

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