Fôret @8

Cela a été une surprise d’emprunter à nouveau des chemins si souvent parcourus et de les trouver totalement transformés.
Cela a été le cas la semaine dernière en longeant les berges de Seine au-delà de l’ex-kilomètre autorisé. La même surprise nous avait saisis, mes comparses et moi, lorsque nous avions pu accéder à notre jardin partagé il y a trois semaines après deux mois sans visite : nous avions laissé un paysage nu de fin d’hiver pour trouver sans transition aucune une luxuriance verdoyante et fleurie de début d’été. C’est une joie de retrouver une telle volupté et, en même temps, ça laisse une impression d’avoir été privé d’une portion de temps, d’un trait d’union entre deux états. D’un pont entre deux rives pour rester sur la Seine.

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