Extravagance parisienne @56

J’ai l’habitude de travailler chez moi et suis équipée pour ; je parle vêtements. Comme je ne chauffe pas, j’ai pour l’hiver et la mi-saison des vestes qui s’empilent les unes sur les autres, des pantalons de sport ou de judo, des chaussettes épaisses, un bonnet si besoin, une couverture polaire à poser sur les genoux et des chaussons montants dont j’ai garni l’intérieur de semelles de propreté pour en améliorer l’isolation. Serais-je frileuse ? C’est surtout qu’à ne pas bouger, je me refroidis vite.
Dès le début du confinement, j’ai éprouvé un besoin irrépressible de troquer mes chaussons contre une paire de runnings décaties que je ne porte que chez moi. Je les mets d’ordinaire quand j’ai besoin de stabilité et d’assurance dans certaines activités comme faire le ménage ou monter sur l’escabeau (trois marches, mes amis m’ont interdit plus) pour attraper quelque chose en hauteur. Est-ce à dire que ce confinement me fait exprimer un besoin de stabilité et d’assurance ?
Il y a sans doute de cela. J’y ajoute que des chaussures que donnent l’illusion du dehors, que je marche beaucoup chez moi et que je ne manque jamais une occasion de faire un tour d’appartement en mode sport : monter et descendre de la marche à l’entrée de la cuisine, faire trois pompes sur le chambranle de l’entrée, monter et descendre l’escabeau à chaque passage, entrer dans la salle d’eau* après une à cinq flexions… Si vous cherchez des idées, mon programme de sport est ici.

* C’est Isabelle qui m’oblige à dire « salle d’eau » alors que je préfère « salle de bains » mais elle a raison ; c’est bien d’une salle d’eau dont je dispose.

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