Bigleuse @116

En octobre 2018, j’ai bénéficié d’un bilan optique gratuit dispensé par une fondation financée par un grand lunettier. C’était la deuxième fois que j’y allais. La première visite n’avait pas été concluante mais je cherchais de quoi limiter l’effet de la photophobie. Après un passage express auprès d’un orthoptiste qui ne savait rien de l’albinisme, un opticien m’a reçue, avec sa batterie de verres et de filtres. Il ne trouvait rien pour m’aider avant de me proposer des filtres polarisants n°1. J’utilise déjà ce type de filtre intégré à mes solaires ; c’est très confortable.
Sur le coup, cela m’a semblé bien. L’opticien m’a donc orientée vers un opticien (de la marque qui subventionne la fondation) en recommandant que l’on me prête ces filtres en mode surlunettes quelques jours. J’y suis allée et en suis ressortie avec un devis de 481,20 euros dont 258,80 pour un support-monture en plastique qui se pose sur des lunettes, et sans période d’essai. Je suis allée voir mon ophtalmo qui m’a vivement conseillé de faire jouer la concurrence.
Chez un autre opticien réputé pour son rayon basse vision, j’ai eu un devis à 200 euros. On en trouve sur le Net à moins de 40 euros, 20 euros sur le site d’un marchand qu’il convient de boycotter. Mais, sur le Net, le n°1 n’existait pas. Genespoir, association française des albinismes, m’a orientée vers un opticien du 15e arrondissement que je ne suis finalement pas allée voir, un peu dépitée par toutes ces recherches.
En novembre 2019, mon ophtalmo m’a suggéré de me préoccuper de ce filtre à l’occasion de nouvelles lunettes. Je suis allée voir cet opticien du 15e. Il était très dubitatif sur l’effet possible du filtre polarisant pour apaiser la photophobie, surtout en intérieur. Il m’a fait essayer quelques verres et filtres, écoutée surtout, et, de fil en aiguille, on a compris que ce qui m’apaisait dans le filtre polarisé n°1 était la légère teinte grise qui peut être reproduite par un simple filtre solaire !
Une semaine plus tard, j’avais, pour un prix modique, des filtres solaires montés sur des surlunettes. Il ne m’a pas fallu une journée pour m’y adapter et le constat est sans appel : devant un écran, et même chez moi à faire la cuisine ou autre, c’est le bonheur ! Mes yeux tirent et pleurent moins. Je vais donc vite retourner chez l’ophtalmo pour avoir la bonne ordonnance (qui ajoute la correction de ma « presbytie naissante »…) et avoir des lunettes adaptées à mes soucis particuliers d’albinos.
Verdict ? Si vous cherchez un bon opticien, un qui connaît son métier et fait beaucoup plus que vendre des lunettes, demandez-moi. Je vous donnerai ses coordonnées.

 

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