Villes @9

Le jeudi 30 janvier dernier avait lieu la troisième « Nuit de la Solidarité » à Paris. Le principe ? Parcourir les rues de la capitale pour comptabiliser les personnes qui allaient passer la nuit dans la rue sans aucune solution de logement et identifier leurs besoins les plus urgents, au-delà du logement bien sûr.
Selon une méthodologie bien établie, mon groupe de bénévoles a arpenté une zone délimitée du 3e arrondissement, près de chez moi.
Beaucoup de rencontres de personnes qui se trouvaient à la rue ce soir-là entre 22 heures et 1 h 30 du matin. Et dans tous les cas des échanges et des gestes qui resteront, comme ceux de l’an dernier (ici), gravés dans ma mémoire.
Evidemment, ce que j’ai pu ressentir est assez secondaire au regard de ce qu’ont exprimé ceux que nous avons croisés : parfois de la lassitude devant ces gens de bonnes volontés qui n’apportaient finalement rien de très concret mais toujours une envie de partager une expérience, une histoire, un geste, une place pour s’assoir sur leur lit de fortune. Bref un moment où pendant quelques minutes, quelques secondes, même une fraction de seconde nos conditions respectives étaient abolies. Un moment infiniment précieux.
Le décompte terminé, je suis rentré me coucher. 3 552 personnes ont, elles, dormi dans la rue (ici).

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