Pauvres enfants ! @32

J’ai grandi avec des Playmobil. C’était mon jouet préféré. J’en avais des pompiers, des pirates, des cow-boys, des hussards… Avec mon frère, nous avons passé des heures à y jouer. Même si certains avaient des armes, ils étaient avant tout ludiques, permettant d’imaginer toutes sortes de scénarios et de mises en scène, sans esprit de violence.
Récemment, dans un rayon jouet d’une grande chaîne, je suis tombée sur une boîte de Playmobil bien loin de tout cet imaginaire heureux. Il s’agit d’une grande boîte, de la série « City action » avec un véhicule de police et trois policiers… chargés du maintien de l’ordre. Cette plongée dans une réalité aujourd’hui connotée dans le contexte français aux violences policières et à la répression de la contestation sociale m’a semblé plus violente que n’importe quel équipement de hussard ou de pirates de mon enfance. C’est comme si ce mode de travail policier était banalisé et intégré dans une normalité. Cette irruption du réel m’a fait froid dans le dos.

2 commentaires pour Pauvres enfants ! @32

  • Pierre

    Pour un petit apache dans sa réserve au Nevada, les playmobil cow-boys doivent être aussi assez violents. Finalement, tout n’est que perception selon son lieu de naissance le mode d’éducation, etc.

    • Isabelle

      Tu as tout à fait raison sur la violence à laquelle renvoie les cow-boys, comme les autres Playmobil liés à des guerres (hussards, etc.) La violence et les armes ne sont pas du tout exemptes de Playmobil. Enfant, pour moi, c’était un renvoi sur le lointain et l’historique, d’où sans doute ce choc de confrontation avec une réalité de violence contemporaine et étatique.

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