Paris @55

En août dernier, j’ai répondu à un appel du médiateur de la Ville de Paris qui cherchait à recruter des représentants bénévoles, soit des personnes qui tiennent permanences dans divers lieux de la capitale pour recueillir les requêtes des Parisiens. Il ne s’agit pas de faire de la médiation ; juste proposer aux personnes un interlocuteur physique (et humain) qui enregistre leur demande.
Après une formation, je fais des remplacements en attendant d’avoir une permanence à heure et jour fixes. Souvent, ces permanences sont le matin, à 9 h 30. Je n’ai pas l’habitude de décoller le matin : je me lève tôt pour faire du sport, écrire mais sans être pressée par le temps ni contrainte par les nécessités de la vie sociale (s’habiller, se laver, partir à une certaine heure le ventre plein, etc.) Quand je dois le faire, notamment pour des rendez-vous que je n’ai pu caser l’après-midi, j’y sacrifie souvent ma séance de sport qui dure une bonne heure (sauf quand j’ai judo le soir).
À partir du 20 janvier, je devais faire un remplacement de longue durée un jour où justement je n’ai pas judo. La question de mon sport du matin s’est posée. J’ai réfléchi à une séance courte de trente minutes sans sacrifier à l’essentiel (échauffement, action, étirements), ai testé avec les Mouton à l’occasion d’un matin où la grève m’avait fait dormir chez Isabelle. Cela semblait fonctionner.
Le samedi précédent, j’ai fait une simulation chez moi, ajoutant ensuite de quoi me rassasier. Puis j’ai fait le décompte serré du temps qu’il me fallait pour me lever tranquillement (je n’aime pas me presser), faire mon sport, me laver, m’habiller, préparer mes affaires, boire deux cafés, manger mon petit-déjeuner, regarder mes mails… Et ce fameux lundi ; hajime ! En dépit de cinq minutes de plus sur mon programme de sport, j’avais suffisamment de marge pour être prête à l’heure.
Une chose pourtant me titillait : le vendredi, je n’avais pas eu de mail m’indiquant le nombre de personnes que je devais recevoir et l’objet de leur requête. J’ai donc appelé juste avant de partir : « Je suis désolé madame, ma collègue a oublié de vous appeler vendredi pour vous dire qu’il n’y avait pas de rendez-vous. » J’aurais dû le faire. J’y penserai la prochaine fois. En attendant, me voilà debout au milieu de mon salon, dépitée, lavée, habillée, chaussée, alimentée, sport fait et sac prêt à 9 heures du matin.
— C’était une répétition !
Caddie, tu es drôle ! Allez, je le prends ainsi. Et je fais ce billet.

 

6 commentaires pour Paris @55

  • vincent

    J’aime beaucoup l’humour de Caddie 🙂
    Et je ne suis pas le seul 🙂 🙂

    • Cécyle

      Je dois vous dire, Vincent, qu’il vous adore. Mais il est timide, parfois… seulement parfois. 😉

      • Isabelle

        Il y a une chose très étrange dans le commentaire de Cécyle : Caddie timide ? Euh, les Mouton se demandent quel sens Cécyle a inventé à timide…

        • Cécyle

          Mais si, il rougit très vite !

          • vincent

            C’est peut-être les roues qui surchauffent ? 🙂

          • Cécyle

            C’est une hypothèse, mais je crois que son émotion passe plutôt par la poignée.

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