Décroissance @66

Les articles et les récits personnels fleurissent sur les conséquences inattendues de la grève, par exemple ces « gens de droite » qui, forcés de faire du vélo, trouvent que, finalement, la politique tant décriée de Anne Hidalgo sur l’implantation des pistes cyclables est une bonne chose (ici). Vrai ? Faux ? Je l’ignore. Mais cela me rappelle les grèves de 95 et la manière dont elles ont modifié ma façon de me déplacer.
Je suis arrivée à Paris en septembre 1981. Le métro a été d’emblée pour moi une libération. J’étais déjà venue à Paris et c’est ce que je cherchais en m’y installant : une autonomie totale dans mes transports. Carte Orange en poche, j’ai donc pris le métro à gogo, parfois pour deux ou trois stations… jusqu’en 95. Là, j’ai dû composer avec les trois semaines de grève, ce d’autant que j’avais un béguin à Bastille. Une heure et quart de marche depuis chez moi, de quoi découvrir Paris et savourer (ou non) le plaisir de retrouver l’autre.
Ces grèves m’ont ainsi donné le goût de la marche, et petit à petit un goût immodéré de Paris. C’est mon jubilé et le désir de perdre dix kilos qui ont achevé de me faire privilégier les déplacements à pied dans Paris, n’utilisant le métro que pour certains trajets un peu long, un peu tardif ou pour certaines portions. Il y a finalement tant de bonnes raisons de soutenir la grève ! Est-ce pour cela que le gouvernement a choisi de ne pas négocier, pour nous convertir à la décroissance avec la complicité active de la CGT, syndicat productiviste par excellence ? Chic !

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