Bigleuse @113

Je profite de la relecture de ce billet avant de l’envoyer à un ami pour vous raconter la version drôle de la même situation.
Je suis gare de Lyon. Je dois me présenter au service Accès plus qui va m’aider à prendre le train et à faire ma correspondance à Avignon TGV. Je me rends, canne blanche en main, directement là où se trouve ce service d’assistance. Il n’y est pas, remplacé par des barrières de chantier. Je me gratte la tête et avise une dame avec un chariot de ménage. Je lui demande où c’est.
— Là-bas, vous voyez, la grande porte verte.
— Ben, excusez-moi mais… justement, voir, ce n’est pas mon fort !
Elle éclate de rire (ça change des attitudes contrites). Je ris avec elle. Elle me remontre en faisant quelques pas, comprend que ses explications ne passent pas, hésite… Je comprends qu’elle ne peut pas abandonner son chariot ni sa zone ne ménage. Elle se décale néanmoins en direction des voies en m’indiquant de la suivre. Elle s’arrête.
— Je ne peux pas aller plus loin mais, c’est tout droit.
Avec les deux bras, elle indique devant elle. Tout droit, donc. C’est simple, non ? J’ai envie de l’embrasser ; sans quitter son poste, cette femme a trouvé la solution pour me guider à distance sans erreur possible. Nous sommes un mois plus tard. Mon émotion est intacte.

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