Objectivement @49

Voilà. Les travaux dans ma cuisine sont terminés. Huit jours pour le déménagement. Quinze pour les travaux. Quinze autres pour que chaque chose (re)trouve sa place. J’ai pris le temps, préférant encore camper plutôt que de ne pas m’approprier tranquillement ma nouvelle cuisine. L’épreuve est passée. Je dois encore faire deux ou trois finitions et adopter certains réflexes mais c’est bon ; je m’y sens bien et je suis contente des choix que j’ai faits.
Pour ne pas gâcher mon plaisir, je me suis offert un objet dont j’ai toujours rêvé chez moi : un balai. Un balai ? Mon ancien lino en dalle pissait la colle qui attrapait la poussière en plus d’être d’une couleur qui ne me laissait pas entrevoir les miettes. Le carrelage, par contre, immaculé gris, me donne envie de passer le balai, un geste du quotidien qui a le don de me détendre.
Quand je vois quelque chose qui fait tache, je me précipite. J’ai quatre mètres carrés à balayer, pas plus ; je le regrette. Je le passe bien partout, comme j’ai appris, sans forcément voir ce que je ramasse. Avec la balayette, je récupère ce qui vient. Une observatrice avisée de mon manège m’a dit que j’en oubliais beaucoup. Cela ne m’étonne pas autant que j’en suis ravie : cela augure de séances de balayage sans fin. Que du bonheur !

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