Peur @13

J’ai revu par paresse il y a quelques jours le film américain Le jour d’après. Sorti en 2004, Le Jour d’après est un film « catastrophe » qui relate les bouleversements climatiques, tous plus spectaculaires les uns que les autres, frappant la planète suite à une accélération de phénomènes dont l’humain est éminemment responsable (ici).
À l’époque, le film avait fait l’objet d’une critique unanimement négative tant il compilait de très nombreux poncifs du genre… et de l’époque.
Bref, je m’apprêtais à déguster le film pour ce qu’il était mais j’ai été très vite frappé par la façon dont il renvoyait terriblement, certes de façon beaucoup plus spectaculaire, aux effets du changement climatique actuel, notamment à l’ouragan Dorian. Certaines images étaient même troublantes de similarité. Bref, je suis encore un peu abasourdi de la façon dont un film racoleur même si pavé de bonnes intentions est passé du statut de nanar des années 2000 à presque prophétique à l’aube des années 20. Glaçant !

 

 

 

 

 

 

 

2 commentaires pour Peur @13

  • vincent

    Son aspect « presque prophétique » reste, selon moi, très presque prophétique.
    Les arguments « scientifiques » avancés par le film me semblent largement peu réalistes.
    Cela étant dit, le fait que le réchauffement climatique puisse se transformer, localement ou globalement an refroidissement, n’est pas impossible.
    En premier lieu, le réchauffement, en diminuant le contraste eau chaude/eau froide entre les pôles et l’équateur (pour faire très simple), peut tout simplement mettre un terme au moteur du golf-stream. Interrompant ainsi la remontée d’eau et d’air adouci par cette eau plus chaude aux abords des côtes européennes.
    Cela refroidirait pas mal le continent. De là à l’ensevelir sous la glace ?
    Cette extrême n’est pas du tout le schéma privilégié, mais si vous remplacez une grande partie de la surface du sol de couleur plutôt grise ou sombre, par du blanc, vous renvoyé une grande partie de la lumière et de la chaleur du soleil vers l’Espace. Ce qui peut faire dégringoler les températures.

    Le climat local et le climat général de notre belle planète bleu dépendent de tant et tant de paramètres, dont certains sont encore inconnus, qu’on n’est pas à l’abri de surprises.
    La seule chose qui est certaine, c’est que pour le moment, la Terre se réchauffe, et que c’est bien notre faute.
    Et qu’il est prévu que cela continue.

    Et une changement de climat en un jour ou une semaine reste tout de même quasiment impossible.

    Je n’en ai pas moins aimé le film pour son coté SF.
    Il a juste fait usage de tellement de clichés du cinéma américain, que la fin de presque toutes les scènes pouvait être prédite au début de celle-ci. S’en est presque un receuil.

    Quand à la chanson de Chimène Badi… elle me donne des frisson rien qu’à y penser (là, j’en ai).
    Je ne sais pas si elle me donne de l’espoir, ou si elle me fait me dire : tout était encore possible, mais on a quand même rien fait.

  • Frédéric

    Oui Vincent, tout est dans le « presque »

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>