Exposer @17

En ce mois d’août, j’ai visité Citéco, la cité de l’économie. L’hôtel Gaillard est situé place du Général Catroux, que je connais, car il est dans mon périmètre de compétence professionnelle et mon bus préféré y passe. C’est un étrange bâtiment, conçu selon les souhaits de son propriétaire. Il a été racheté par la Banque de France et a longtemps été une succursale. Cette année, il a accueilli cette fameuse cité.
Un musée de l’économie ? Il y a de quoi être intrigué et… sceptique.
Pourtant, quelle réussite ! Certes, je m’intéresse à l’économie et connais assez bien les bases de la matière. Pour autant, j’y aurais passé bien plus d’heures que je ne suis restée (car j’avais un rendez-vous dont j’ai appris dans le bus qu’il tombait à l’eau). J’y retournerai.
Pourquoi ? Il y a d’abord un bâtiment étonnant très bien restauré. Extérieurement et intérieurement, la mise en valeur patrimoniale a été pleinement prise en compte. Le lieu vaut le détour. Ensuite, pour le fond, il y a un travail pédagogique remarquable avec beaucoup de moyens variés d’approche. Panneaux, films, jeux. Les supports interactifs sont nombreux et pertinents avec des intervenants de grande qualité. Si les courants idéologiques qui sous-tendent des choix économiques ne sont pas toujours frontalement exposés, la diversité des approches est évoquée et les choix néolibéraux interrogés. Et il y a de nombreux médiateurs, disponibles et sympathiques, pour accompagner les visiteurs qui le souhaitent.
La visite se termine par la salle des coffres. Elle est impressionnante, avec ses douves et son système de grilles et de portes renforcées et, à l’époque de son utilisation en tant que telle, un pont se rétractant lorsque l’employé fermait la salle.
À ce moment de ma visite, l’émotion a pris le dessus. Je m’y attendais, car je connais ce lieu pour y être venue il y a plus de vingt ans. Mes parents travaillaient à la Banque de France et après le décès de ma mère, j’avais accompagné mon père à leur coffre, dans cette salle. Il s’était présenté et l’employé avait accepté que nous assistions à la fermeture de la salle et la rétractation du pont. Les douves étaient alors pleines d’eau, ce qui n’est pas le cas en ce moment, car l’humidité n’est pas compatible avec la conservation préventive des pièces et billets exposée dans la salle. De ce passage à la banque, il me reste des souvenirs et cette visite a ravivé des émotions qui y sont liées. Pour cela aussi, j’y retournerai.

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