Paris @51

La vie parisienne au royaume des trottinettes électriques a des nuisances inattendues.
3 h 55. Je suis dans mon lit. Je dors d’un sommeil paisible, les pieds gentiment caressés par l’air frais de cette nuit d’été. Ma fenêtre et mes volets sont ouverts. Un bruit sourd et métallique me réveille brutalement. Je grogne. Le bruit se répète, accompagné d’un bruit de moteur. L’ensemble me réveille complètement ; j’en profite pour aller faire pipi. Je me recouche. Le bruit dure. Est-on en train de voler les fenêtres neuves en dépôt sous la mienne ?
Mes futures fenêtres ! Je me relève. Je ne vois évidemment rien. Je sors le monoculaire et le dirige dans le sens du bruit. Je vois alors un véhicule garé en biais sur le carrefour, feux de détresse clignotants, moteur qui tourne. Un homme est dans les places vélo qui sont à cet endroit. Il manipule des trottinettes. Je suppose qu’il s’agit d’une histoire de batterie, de maintenance… J’entends des bips, comme une réinitialisation. L’homme enfin s’en va.
Un bon quart d’heure est passé. Travail de nuit. Pollution atmosphérique. Nuisance sonore. Ça fait beaucoup d’infractions, non ? Je suis passée dans la matinée voir la marque des trottinettes. Il n’y en avait aucune. Dommage ; j’aurais saisi le bureau d’action contre les nuisances professionnelles (dont je connais l’existence grâce à Isabelle). 3 h 55, tout de même.

Envoyer un commentaire

 

 

 

Vous pouvez utiliser ces balises HTML

<a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>