Vroum @19

Mercredi 27 février 2019. Grand soleil sur Paris, 20°C au plus chaud de la journée. Huit jours déjà que ce temps exceptionnel illumine Paris après des mois de déficit d’ensoleillement. Quel bonheur que ce printemps avant l’heure !
Bonheur ? Dans le même temps, record de pollution aux particules fines sur la capitale et ailleurs. Huit jours d’inaction des pouvoirs publics, ceux-là même qui s’auto-proclament champions de la transformation écologique et environnemental de nos sociétés, malgré les demandes de la Ville de Paris.
Ce mercredi, le préfet de Paris a pris enfin la décision de mettre en place des restrictions de circulations sur la base du dispositif Crit’Air : seuls les véhicules dotés d’une vignette Crit’Air verte, un, deux ou trois ont le droit de circuler. Inutile de s’attarder sur la prise de cette mesure aussi tardivement alors que sont annoncées pour le lendemain des conditions météorologiques favorables à la dispersion des particules fines tueuses…
Mercredi midi, informations nationales publiques. Les mesures prises sont à la une. Interviews de conducteurs contrôlés par les autorités. La plupart d’entre eux comprennent les mesures prises. Beaucoup disent ne pas être informés. Bonne ou mauvaise foi, difficile de faire le tri. Un interviewé retient particulièrement mon attention : le monsieur est un artisan, employé ou indépendant peu importe. Il est obligé de se déplacer avec son véhicule pour son activité, ce que je comprends tout à fait. Il n’a pas sa vignette Crit’Air et le reportage ne dit pas si son véhicule est dans les normes ou pas. Et là, il tint à peu près ce langage : « Je n’étais pas au courant qu’il fallait une vignette pour circuler ni qu’il y avait des restrictions de circulation. ».
Je suis moi-même travailleur indépendant et, s’il est de bonne foi, je suis stupéfié qu’un professionnel dont l’activité dépend de ses déplacements et donc de son véhicule ait le culot de tenir ces propos… Ne pas se tenir informé de réglementations susceptibles d’avoir un impact non négligeable sur son activité professionnelle, c’est de mon point de vue au mieux un manque caractérisé de professionnalisme, voire une incompétence rédhibitoire. Et par-dessus tout, n’est-ce pas considérer avoir, toujours au nom de son activité professionnelle, tous les droits, celui de vie ou de mort inclus ?

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