Grand homme @25

Frédéric évoquait récemment la colère ressentie à l’exploitation du malheur pour susciter, aviver, entretenir des émotions lors de l’incendie de la rue Erlanger. Je suis bien d’accord avec lui. Toutefois, les émotions me prennent aussi en pensant à cet incendie et en voyant des images. Mais pas les témoignages de ceux qui ont vécu ces moments d’horreur, pas les blabla des journalistes devant tel ou tel lieu. Non, les images de la BSPP, brigade des sapeurs-pompiers de Paris.
Voir ces images me remue, tant par la violence de cet incendie pour les victimes que le courage des pompiers. Penser que des hommes et des femmes sont prêts à intervenir dans ce type de situation, s’y préparant pour aller « au front », les voir, rester sidérée devant ce à quoi ils peuvent être un jour confrontés. C’est leur travail, ils sont payés, ont une reconnaissance embellie par l’attrait de l’uniforme, etc., et alors ? Ces hommes et femmes ont fait le choix de « Sauver ou périr » et l’explosion rue de Trévise a prouvé que le risque mortel est toujours présent.
Au-delà des remerciements, c’est de l’émotion qui m’étreint à penser que des personnes sont prêtes à intervenir à tout moment, le plus rapidement, dans des conditions extrêmes pour sauver quiconque. Quelle que soit la violence de nos sociétés, les tensions, la brutalité de certaines relations sociales, certains sont présents pour vous, pour nous, pour moi, même lors de ce qui est une crainte des plus terribles d’un incendie cueillant dans son sommeil. Si notre foi en l’humanité peut s’effriter, l’engagement des pompiers peut ne pas tout à fait la perdre.

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