Colère @12

Horreur ce mardi 5 février 2019 à Paris (ici). Dix morts dans un violent incendie. Une enquête est en cours : une habitante de l’immeuble est plus que fortement suspectée d’avoir mis le feu volontairement suite à une altercation avec un ou une voisine. Elle est placée en unité psychiatrique ayant par ailleurs des antécédents en la matière. L’enquête dira si les normes de sécurité étaient respectées dans le bâtiment.
Temps de lecture : vingt secondes. Émotion : immense à la pensée de l’enfer vécu par les personnes, décédées comme rescapées…
Qu’ai-je besoin de savoir en plus sur cet horrible événement ? Ai-je besoin de dix minutes en continu et en une au 13 heures puis au 20 heures de France 2 (je n’ose même pas penser aux chaînes d’info en continu que je ne regarde pas). Ai-je besoin d’entendre les victimes survivantes raconter l’horreur de ce qu’elles ont vécu ? Ai-je besoin d’entendre le témoignage de cette jeune femme, recueillie en pleine nuit, visiblement sous le choc, qui s’était réfugiée sur le toit d’un bâtiment voisin pour échapper aux flammes ? Quelles informations cela m’apporte-t-il ? Ce fait divers fait-il sens dans notre société pour nous valoir une telle mise en exergue ? L’émotion suscitée par les horribles faits a-t-elle besoin d’être décuplée par l’horreur des témoignages de gens eux-mêmes, et à juste titre, emportés par l’horreur de ce qu’ils ont vécu ? Dans quel but décupler cette émotion ? Pour en faire quoi à part se repaître de ce spectacle et de nos propres peurs ?

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