Décroissance @59

Je fais attention à utiliser le moins possible de sacs en plastique quand je fais mes courses et à les réutiliser en maximum. Au rayon fruits et légumes, en dépit de l’interdiction des sacs de caisse jetables en plastique, on trouve encore beaucoup de sacs en plastique et il n’est pas possible d’arriver avec ses propres sacs. Je vais donc attention de ne prendre de sacs qu’en cas de nécessité : quand c’est possible, je colle l’étiquette directement sur les produits et, si la pesée se fait en caisse, je ne mets pas mes fruits ou légumes dans des sacs considérant que je n’achète que rarement beaucoup de pièces en même temps.
L’autre jour, j’ai fait mes courses avec une voisine dans un supermarché où la pesée se fait en caisse. J’ai mis directement dans mon panier une betterave crue, un poireau, deux navets et une poire. De son côté, cette voisine a mis dans des sachets un chou-fleur (elle a d’ailleurs dû en utiliser deux pour tenter de l’emballer un peu), un lot de quelques bananes, un ananas, deux tomates et des clémentines (dont le nombre justifiait le conditionnement ; quoi que). Un moment, elle m’interpelle.
— Vous ne mettez pas dans des sacs ? Les paniers sont sales.
— Ce n’est pas nécessaire ; je vais les laver ou les éplucher.
Sa moue en a dit long sur son dégoût. J’ai ajouté quelques mots sur la nécessaire sauvegarde de la planète. Elle y a été indifférente. Au moins, je lui ai montré une autre façon de faire. Je me suis inscrite ce jour-là comme Volontaire du climat. Était-ce ma première mission ?

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