Pauvres chéris @8

La fermeture des éditions Gaies et lesbiennes et de la Cerisaie me semblait une information importante pour la communauté LGBT. Quand j’ai relayé sur Facebook et Twitter cette info, j’ai tagué quelques médias LGBT à large spectre, ceux qui se revendiquent comme tels. Il n’y a eu aucune réaction.
À la publication du billet que j’y ai consacré, j’ai opté pour une autre stratégie sur Twitter. J’ai tagué plus directement des personnes réelles ou supposées, notamment Claire Underwood et Gwen Fauchois avec ce texte sibyllin « La disparition définitive des éditions Gaies et lesbiennes et de La Cerisaie suscite peu d’émoi. Je ne comprends pas. »
Claire Underwood a sitôt retweeté, Gwen Fauchois a ensuite engagé une conversation que nous avons menée à trois. Il y a été question de « littérature de niche », de la responsabilité du système capitaliste dans la cessation d’activité des maisons d’édition concernées, de la gestion de leurs droits par les auteurs (cession ou non), de culture homosexuelle… et finalement du soutien de la « communauté » à la visibilité du travail des auteurs LGBT. Le format des microbillets n’est pas à la discussion de fond mais celle-ci a posé des questions intéressantes. Je gage qu’elles survivront à l’immédiateté.
Je m’exprime régulièrement sur toutes ces questions sur les supports qui sont les miens. Hétéronautes, vous savez. J’y reviendrai sans doute. Juste, aujourd’hui, pour le plaisir, je veux faire toute sa place à une démonstration par l’exemple de la considération qu’ont les médias LGBT à large spectre, ceux qui se revendiquent comme tels, aux autrices et auteurs. Suite à cette discussion, incroyable ! l’un d’eux m’a contactée… pour me demander les coordonnées des éditions du Phare blanc (poussant le culot jusqu’à me promettre, après ma réponse les invitant à m’interviewer aussi, de me « tenir au courant »), coordonnées très difficiles à trouver puisqu’elles apparaissent en deuxième résultat dans mon navigateur. En trois clics, on tombe sur la maison mère, donc sur le numéro de téléphone et l’adresse mail. Journaliste, un métier.
Je ne crois d’ailleurs pas me souvenir que ce média ait consacré un seul article à ces éditions et à ses auteurs. Son dernier article concernant mon travail date de février 2001. Je pourrais vous faire la petite liste des associations, médias, lieux commerciaux et libraires qui ont soutenus mes publications ces vingt dernières années en pointant les absents. Je crains que cela ne vire au règlement de comptes mais des fois, ça me démange. Je me contenterai aujourd’hui de remercier chaleureusement les associations lesbiennes ou celles à mixité réelle. Elles se reconnaîtront. Je remercie aussi feu Blue Book, le Bar’Ouf ou encore Joe et Johanne. Quant à vous, lectrices et lecteurs, vous connaissez la chanson.

Merci.

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