Lu @21

Cet été, une affiche sur un kiosque m’a interloquée. Le Monde diplomatique a choisi un slogan saisonnier « En août, on s’arrête, on réfléchit. » Il fait écho à toutes les questions sur l’accélération et l’immobilité comme deux pôles extrêmes dont le premier serait l’archétype de la société contemporaine. Dans la lignée de Virilio, Hartmut Rosa a longuement écrit sur le sujet de l’accélération, alors que maints articles et un ouvrage philosophique vantent la méditation et toutes techniques pour lutter contre la vitesse.
Pour autant, je trouve ce choix d’accroche pathétique. Il surfe sur l’idée qu’en août tout s’arrête, en tous les cas, pour la majorité, comme une norme de fonctionnement de la société. Il accrédite l’idée d’une incapacité à penser en dehors de ce temps. Je trouve dommage qu’un tel titre valide l’impuissance générale à prendre le temps de penser.

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