Ils @12

J’utilise beaucoup, depuis quelque temps, l’appli développée par la Ville de Paris « Dans ma rue ». Il s’agit de signaler aux services municipaux les « anomalies » sur la voie publique : graffitis et tags, objets abandonnés (encombrants, carcasses de vélos ou de deux roues motorisés, déchets en tout genre), problèmes de propreté, dégradations des chaussées et trottoirs, problèmes sur des végétaux et animaux morts, dysfonctionnements d’équipements de voirie, de toilettes publiques, de fontaines, soucis d’éclairage, problèmes sur un chantier, prospectus frauduleux… La liste est longue. Je commence à bien la connaître tant ma qualité de vie passe, à mon sens, par le respect par chacun de l’espace urbain.
Une fois les « anomalies » signalées, photo à l’appui, on reçoit un premier mail qui enregistre le signalement, puis un autre, les jours suivants, indiquant que le souci a été pris en compte. La Ville s’engage à répondre dans un certain délai ; je note pourtant que j’ai cinquante-cinq signalements non traités dans mon téléphone sur ces six derniers mois. Mais ce n’est pas ce qui grève le plus mon enthousiasme à utiliser cette appli pour contribuer à la qualité de l’espace public.
Le problème majeur est que les services sont plus ou moins réactifs aux signalements. Parfois, ils ne sont pas responsables : c’est le cas pour les épaves de deux roues motorisés dont la plaque d’immatriculation a disparu ; la procédure pour les enlever est longue, et ne dépend pas de la Ville. Je le sais car je suis bien informée, par ailleurs. Mais un usager qui ne connaît pas les rouages ne saura pas pourquoi son signalement n’est pas suivi d’effet concret. Dommage.
D’autres fois, les services concernés sont directement responsables des suites données à un signalement ; dans le 14e, par exemple, tout problème d’objet abandonné sera traité dans les 48 heures sauf s’il s’agit de déchets sur des zones dépendant de la Deve (les Parcs et Jardins) mais hors des trajets habituels des jardiniers : mes passerelles de dérouler, par exemple, ou des talus longeant des voies de circulation. La Deve n’est par ailleurs jamais prompte à réparer les équipements cassés ; plusieurs mois peuvent passer sans action. Dans le 15e également, un objet abandonné sur la voie publique est enlevé au mieux dans les huit jours, parfois jamais. Quant aux épaves de vélos, dont l’enlèvement relève directement des services de la propreté, ceux que j’ai signalés ces derniers mois sont toujours là.
Verdict ? Je ne signale plus rien dans le 15e, ignore désormais les épaves de vélo, boude les « anomalies » des parcs et jardins du 14e et ne signale plus que les graffitis injurieux, sexistes, racistes et homophobes. Cela m’attriste qu’un si bel outil soit ainsi gâché par des services qui ne suivent pas. Leur négligence est à mon sens coupable au vu des efforts faits par l’équipe municipale pour que Paris soit plus propre. Sabotage ? Qui sait ?

2 commentaires pour Ils @12

  • lekin

    bonjour CECYLE
    un petit détail les épaves même de vélos sont enlevées maintenant par la DPSP non par la propreté
    voici une information importante
    merci d être une citoyenne responsable

    • Cécyle

      Merci ! 😉 Je vais essayer de ne pas céder au découragement !
      Tu sais de qui cela dépend les barrières qui sont en bas, sur le trottoir alors qu’elles sont censé empêcher le stationnement dans le cadre de Vigipirate ? J’ai fait un DMR il y a très longtemps sans réponse.

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