Caviardage @9

« L’affaire Cantat » occupe de plus en plus les médias. En tant que membre (et très fière de l’être) de l’Observatoire de la liberté de création, je soutiens bien sûr le droit de cet artiste à se produire sur scène (ici, ou encore ). La loi garantit cette liberté et son exercice. Je ne comprends pas la haine qui motive les actions de certaines militantes féministes. Comment peut-on refuser la réhabilitation à un criminel ? Comment peut-on se faire les défenseurs de la plus lourde possible des peines de prison ? Comment peut-on appeler au bannissement, à l’ostracisme ? Au nom de quelle « exception de féminicide » ? Et ensuite, quelles autres exceptions ?
Je suis particulièrement choquée par tout cela. C’est tellement contrainte à tout ce pour quoi je me bats depuis 54 ans (oui, déjà, dans le berceau, je voulais faire la peau à la police ; l’histoire est avérée). Et Cantat, me direz-vous ? Je n’aime pas sa musique ; je n’ai aucune bienveillance pour l’homme, aucune haine non plus. Et membre de l’Observatoire, ce n’est pas sa personne que je défends, c’est son droit d’artiste de travailler. Ni plus. Ni moins.
En son temps (soit avant qu’il n’opère une transformation manifeste entre œuvre théâtrale et meeting politique), j’ai soutenu Dieudonné afin qu’il puisse travailler. J’ai aussi soutenu Orelsam, pour les mêmes raisons et toujours au seul objectif de défendre la liberté de création. Vais-je, à mon tour, à l’aube de Pâques, pour cette prise de position, être lapidée par mes amies féministes, mise en croix, une lance dans le flanc droit et maman à mes pieds (non, maman, promis, c’est pour rire ; Pâques tombe cette année un 1er avril) ?
Peu me chaut. Lundi 2, je ressusciterai parce que la justice et le droit me sont des ressources si vitales que personne ne m’en coupera jamais le souffle. Et si tant est que d’aucuns cherchent d’autres sujets de bannissement, rendez-vous sur mon site ; il y a de quoi faire (et j’ai besoin d’un peu de pub pour valoriser mon travail).

Note. Si vous souhaitez discuter sereinement de ces questions, je suis l’invitée, aux côtés de Daniel Véron, de la section 14-6 de la ligue des droits de l’Homme, ce mercredi 28 mars. Tout est ici.

 

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