Kendo @39

Au dernier cours de judo du jeudi avant les vacances, j’étais particulièrement triste. Je peine toujours à ne pas sentir l’absence de Daniel sur le tatami, surtout à ce cours-là. Ma vie personnelle avait récemment pris une tournure affligeante. J’ai donc décidé de rester boire un verre avec mes judokas ; c’est une habitude pour certains d’entre eux ; j’y succombe rarement car j’ai ensuite une heure de transport pour rentrer.
Nous étions une petite dizaine ce jour-là. Sensei Romu était à ma gauche, Jean-Mi à ma droite ; Hervé la place d’â-côté ; Olivier et Joëlle pas loin ; et tous les autres. Autant dire que j’étais bien entourée. En les attendant (que ces garçons sont longs à se préparer !), j’avais mangé les crudités de mon pique-nique, histoire de ne pas me précipiter sur les cacahuètes et l’assiette de frites qu’offre toujours le patron.
J’ai commandé un soft. Pendant près d’une heure, je suis restée là, sans rien dire ou presque. Je suis toujours plus silencieuse quand je suis triste. Je les écoutais, sans vraiment pouvoir dire de quoi ils parlaient. Je ne m’ennuyais pas. Je savourais juste leur présence réconfortante. Qui me connaît un peu mesurera sans doute le caractère exceptionnel de cette situation. Je suis restée comme ça près d’une heure. Je suis rentrée ensuite, pas moins triste, mais heureuse de ce moment à simplement savourer la présence d’autrui.
Merci mes judokas. Vous êtes vraiment incroyables ! En 2018, promis, je viendrai plus souvent boire un verre avec vous. Et tant pis si je me couche tard ! Je décalerai le réveil.

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