Vérité syndicale @23

Je reviens sur les deux compétitions de judo auxquelles Johnny m’a donné le plaisir d’assister ce mois de novembre (ici). J’étais les deux fois assez proche de lui, suffisamment pour mesurer les conditions dans lesquelles les choses se déroulent.
Les compétiteurs sont convoqués à une certaine heure pour la pesée. Les compétitions commencent environ une heure et demie plus tard. Selon l’ordre de tirage, le premier combat peut avoir lieu tout de suite ou plus d’une heure plus tard encore. Et cela à chaque tour. Attendre. Attendre. Assis sur une marche de gradin à côté de son sac. Attendre. Pas moyen d’être au calme pour gérer sa concentration entre deux combats. Attendre. Pas moyen de laisser ses affaires précieuses en consigne. Attendre. Pas d’espace sur le tapis pour travailler ou s’échauffer sérieusement une fois la compétition commencée. Attendre. Pas moyen d’avoir un repas adapté à la compétition hormis ce que chacun apporte. Attendre.
Lors du championnat de France de D2, Johnny est arrivé à 11 h 30, a commencé à combattre à 14 h 45 et a terminé après trois combats aux alentours de 17 heures. Cela m’a fait penser aux rounds d’oraux que j’ai passés jusqu’à la licence : convocation à 8 heures pour plusieurs oraux dans la journée sans horaire précis et une attente interminable assise dans un couloir. Je songeais à l’époque que ce qui se jugeait n’était pas nos connaissances en Droit mais notre capacité de résistance. En serait-il de même dans une compétition de judo ?
Si je ne trouvais pas ces conditions maltraitantes à l’égard des compétiteurs, je pourrais considérer qu’il n’est pas illégitime que la performance se joue aussi au mental. Mais je trouve ces conditions maltraitantes. Est-ce vraiment nécessaire ?

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