Indignés @11

Cet été, j’ai eu besoin de poster un petit colis. Je me suis rendue dans un bureau de Poste différent du mien, en travaux. Sur place, j’ai eu l’immense surprise de ne pas trouver de machines à affranchir. Un employé m’a indiqué qu’elles avaient été supprimées par économie. Va-t-il falloir aussi syndiquer les automates ? On dirait.
À l’occasion de la rentrée des associations de mon arrondissement, une femme en tenue de postière me tend un tract.
— Vous connaissez notre nouveau service « Veiller sur mes parents » ?
— Oui, et cela me fait rire.
— Rire ?
— Oui, c’est ridicule. Le cœur de métier de La Poste, n’est-ce pas de prendre en charge le courrier ? Alors qu’elle commence par remettre des automates rue Raymond Losserand, et je posterai moi-même le courrier de ma vieille mère.
La discussion s’engage, la femme avançant peu d’arguments ; j’en ai d’autres, comme la livraison le dimanche qui n’a d’autre utilité que de détériorer les conditions de travail. D’autres employés s’approchent tous à l’évidence d’accord avec moi. On rigole un peu. Je vais pour partir, madame la maire (une jeunesse !) arrive. La cheffe lui saute dessus. Blablabla. Très vite, je m’interpose.
— Excuse-moi de t’interrompre, Carine, c’est impoli de ma part mais peux-tu demander à madame pourquoi on ne peut plus affranchir de courrier au bureau de la rue Raymond Losserand ? À moi, elle ne répondra pas.
Madame la maire rigole, m’embrasse et indique qu’elle est au courant, que La Poste tente de faire croire qu’elle a été d’accord avec ce réaménagement du bureau mais que ce n’est pas le cas. Je la laisse avec son interlocutrice. Un des employés en apparence particulièrement d’accord me donne une petite tape amicale sur l’épaule. Que c’est bon de rencontrer des camarades !
Hajime la révolution !

Note. En plus, si j’envoie un mignon facteur comme ça à ma mère, il ne repart pas. Au secours, mon héritage !!

3 commentaires pour Indignés @11

  • Alors, là aussi, je rigole… et je rappelle… que les facteurs n’ont pas attendu que cette nouvelle fonction soit en place… le facteur de maman (elle avait 85 ans), dans son village, lui coupait les ongles des pieds, lui fendait son bois et il avait droit à un Ricard tous les jours ouvrables. Il en buvait les 2/3, et c’est maman qui le finissait !

    • Cécyle

      C’est tout de même mieux d’être payé en euros qu’en Ricard ! 😉

  • Lekin

    Oui il y a bien longtemps que les facteurs ruraux rendaient tous ces services aux personnes isolees
    Mais paradoxalement je me souviens qu un facteur ayant livre des medicaments s etait fait sanctionne par cette meme poste

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