Cliché @11

J’ai eu l’opportunité récemment, grâce à Isabelle, de passer une petite matinée au second étage de la tour Eiffel avec à peine cinquante personnes là où la jauge en accepte deux mille. J’en suis fan, de la tour Eiffel, on le sait. Et ces conditions de visite étaient en tout point exceptionnelles.
Nous sommes montées à pied, pour le plaisir ; l’équivalent de trente étages. Isabelle a été plus rapide que moi. Nous avons résisté à l’appel du troisième étage, je ne m’en sentais pas capable. Puis nous avons visité la plateforme, nous sommes posées sur un banc pour que je mange le petit-déjeuner que j’avais apporté, partageant des crêpes avec Isabelle. Il n’y avait aucun brouhaha pour venir troubler celui des véhicules circulant en bas. Isabelle a fait des photos. Elle se mirait dans le panorama, ravie.
En redescendant par l’ascenseur deux heures plus tard, j’ai osé la question qui me taraudait depuis un bon moment.
— C’est quoi l’intérêt de visiter la tour Eiffel ? La regarder, je comprends. Elle est belle. Mais lui monter dessus ?
— Profiter de la vue.
La vue. Ce doit être ce qui me manquait. J’ai été un peu oppressée par les grilles anti-chutes. La vue ne me semblait pas si dégagée. Cela m’a rappelé le séjour à Istanbul et Athènes, cet ennui que j’ai ressenti à la visite de monuments fussent-ils magnifiques et imprégnés d’histoire. Je crains que ce ne soit définitif ; la visite de monuments historiques m’ennuie profondément. Je préfère, avec Eiffel et Montparnasse, pratiquer la triangulation. Là, au moins, on s’aime.

Note. Merci à Isabelle pour cette superbe photo !

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