Pucer @30

Une semaine avant notre intrusion avec maman au Palais des papes (ici), Isabelle m’avait proposé de voir une expo à l’Hôtel de Ville. J’avais mon sac de judo, et sa petite trousse de secours : pansements, strapping, arnica, ciseau.
L’agent à l’entrée passe mon sac au scanner. Il m’informe que je ne peux pas entrer car il contient une paire de ciseaux. On discute un peu, je la lui montre, explique que je fais du judo, que mon corps est plus dangereux que cette pauvre paire de ciseaux… il ne sourit pas et ne fléchit pas en dépit de ma canne blanche. Isabelle, à mes côtés, admire, magnanime, sa manière de procéder.
Nous le remercions pour la qualité de son contrôle et ressortons. Je n’en pense évidemment pas moins tant je considère totalement infondé ce type de mesure de sécurité. J’aurais bien aimé aussi que Isabelle intervienne avec sa carte de la Ville, ses fonctions avérant sans conteste sa haute probité incompatible avec tout acte de violence publique (du moins, je l’espère). Elle me dira plus tard qu’il a bien appliqué la consigne (ce qu’elle saluait) et que sa carte n’y aurait rien pu faire. Elle me dira aussi qu’elle a visité l’expo une heure plus tard et qu’il n’y avait personne.
Qui aurais-je pu attaquer avec mes pauvres ciseaux ? Le nouvel uniforme des pompiers ? Je gage que cette dérive sécuritaire inique finisse par se mordre (se couper ?) la queue et que l’on recouvre les voies de la liberté… et du bon sens. Je gage.

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