Tonton @13

Cette présidentielle m’a mise K.-O. ; je suis sonnée et triste, n’ayant rien vu venir de la résistible ascension du candidat Macron. J’avais dit à Isabelle il y a quelques mois que je pensais qu’il était un bulle ; je le pense toujours mais il est président de la République, comme d’autres gagnent le concours de la Star Ac’ ; quelques mois et l’on est chanteur populaire là où je croyais que « L’art, c’est comme le chinois, cela s’apprend. » (Picasso) Et l’on n’apprend pas le chinois en quelques mois même en méthode Assimil, à moins de ne chercher à pratiquer la langue que pour de menues conversations poissardes.
Aurions-nous un menu président qui nous prépare un septennat poissard ? Les législatives nous en diront plus et les semaines à venir, pour le coup, vont être passionnantes. Je suis sonnée, triste, et curieuse. Ma curiosité, pourtant, ne compense pas le reste. J’écrivais le 8 mai à Isabelle qui a accueilli le 7 mai mon désarroi d’avoir dû voter blanc (vote dont je me suis expliquée ici), « Il faut que je trouve un moyen de vivre dans ce monde que je ne comprends pas. » Je vais trouver ; je sais. Ma vie est action. Rebondir. Agir. « Ce monde que je ne comprends pas » ; je dois y réfléchir. Vous avez des idées ?

6 commentaires pour Tonton @13

  • Thomas Cosse

    Rebondir ?
    Il est rare que le rebond parvienne à se hisser ne serait-ce qu’au niveau d’oú il provient. D’un rebond à l’autre, c’est de l’énergie qui s’échappe.
    De plus, le ballon, qui s’y connaît, rebondi toujours dans le sens de la pente. Du haut vers le bas. Il termine invariablement …. au fond.
    Il y a mieux à faire que rebondir. Laisser du temps. Créer de l’espace. Du sens. De la réflexion.
    Explorer !
    Abrazos !
    Thomas.

    • Cécyle

      Bienvenue, Thomas, en Hétéronomie ! 😉

      Je ne suis pas très ballon mais votre démonstration est imparable… sauf pour un ballon de rugby, peut-être ? Il est intéressant alors de regarder ses changements de trajectoire.
      Et si le sol est plat ?
      En fait, je suis judoka. Et un judoka qui rebondit se donne en effet l’espace de contrer.

    • Isabelle

      Bienvenue en Hétéronomie Thomas ! 🙂

      Bon, Petit Mouton est plus doué que moi pour les métaphores de football alors je ne me lance pas sur ce terrain-là. En lisant les deux commentaires, j’ai pensé à… Super Mario. Enfin, à tous ces jeux de plateforme où les personnages bondissent d’une plateforme à une autre. C’est du moins, l’image que j’en ai. J’ai aussi pensé à ces utilisations de « rebondir » pour parler des trajectoires professionnelles, le plus souvent à cause d’un licenciement ou d’un accident qui empêche de poursuivre une activité. Il y a d’ailleurs je crois un magazine appelé « Rebondir » sur le sujet.
      Je sens dans tout cela une artificialité : celle des personnages sautillants comme celle qui cherche à enjoliver une réalité douloureuse avec un discours pour « positiver » ce qui est quand même le fruit d’une sacré claque dans un parcours professionnel.
      D’une certaine façon, cette claque est dans le ton du billet de Cécyle, sortie sans dérapage contrôlée du jeu politique qui a pris un virage loin de la trajectoire attendue. « Rebondir » est au fond triste, car c’est être effectivement un renvoi au moins (haut) comme pointé par Thomas. D’autant que l’on contrôle moins le rebond que le bond que l’on a impulsé. On peut très vite se retrouver débordé par ce rebond (mon expérience du squash me le confirme). « Agir » juste après est plus positif.
      Au fond, c’est comme si sur le coup, Cécyle était trop sonnée pour reprendre la main, puis reprenait assez ses esprits pour réfléchir et agir.
      Cécyle, esquive, accompagnement dans le déséquilibre, contre-attaque… l’image que j’ai du mouvement au judo est celle de la fluidité et de la cassure, pas de la rondeur. Si la politique nous emporte dans la définition du mouvement du judoka, tout n’est pas à en désespérer.
      Merci pour m’avoir donné à imaginer et réfléchir sur ces quelques mots.

      • Cécyle

        Cette discussion me donne envie de regarder le Grand Robert. Tous les sens (et les postures qui vont avec) y sont (je trouve).

        1 Faire un ou plusieurs bonds après avoir touché un autre corps (selon un mouvement qui va en s’amortissant).
        2 Fig. (En parlant d’un événement, d’une affaire, d’une activité). Prendre un nouveau développement après un arrêt, une pause.
        3 Fam. (Sujet n. de personne). Retrouver une situation favorable, réagir ou reprendre la parole après une période difficile, d’inaction, de silence
        © 2016 Dictionnaires Le Robert – Le Grand Robert de la langue française

        Y a de quoi faire ! Faire.

  • Pierre

    Bonjour, en relisant votre billet il me semble que le terme septennat ne devrait plus être utilisé. En effet, il paraît que depuis quelques années c’est d’un quinquennat dont il s’agit. Pour le reste, voter blanc a ses limites… même si c’est une très jolie couleur. Par contre, sur un drapeau, c’est signe de reddition. En serait-il autant d’un bulletin de vote ?

    • Cécyle

      En effet… Ce septennat qui m’a échappé avère que je vis dans un autre monde politique. Quant à l’interprétation des couleurs, je vous en laisse l’entière responsabilité même si insinuer que je serais dans la reddition me paraît une lecture partiale.

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