Pucer @28

Avant de me rendre aux urnes le dimanche 23 avril 2017, j’ai pensé (avec l’aide de Isabelle) à vérifier que la Circulaire du 20 décembre 2007 sur le déroulement des opérations électorales des élections au suffrage universel direct était toujours en vigueur, histoire de voir si je devais me préparer à une passe d’armes à la table de décharge ; je n’aime toujours pas présenter une pièce d’identité quand ce n’est pas indispensable (ici). Bien m’en a pris ! Ladite circulaire a été remplacée par un texte équivalent du 17 janvier 2017 aujourd’hui en vigueur.
La circulaire de 2007 indiquait : « L’électeur se présente à la table de décharge (…). Après avoir fait la preuve de son droit à voter par la présentation de sa carte d’électeur ou de l’attestation d’inscription en tenant lieu, il prend une enveloppe électorale. » Au même endroit, celle de 2017 indique : « Après avoir fait constater, soit son identité suivant les règles et usages établis (voir encadré infra), soit fait la preuve de son droit de voter par la production d’une décision du juge du tribunal d’instance ordonnant son inscription ou d’un arrêt de la Cour de cassation annulant un jugement qui aurait prononcé sa radiation et justifié de son identité, l’électeur prend une enveloppe électorale. »
Je crains d’en conclure que la présentation de la carte électorale ne suffit plus pour récupérer son enveloppe sauf si un juge est passé par là (l’encadré cité ne dit pas autre chose). Je remarque au passage l’expression « faire constater son identité » qui se transforme plus bas en le président qui « vérifie son identité » quand l’électeur est à la table de vote. Si quelqu’un saisit le sens de la nuance, je prends. Quant à savoir d’où vient ce durcissement des règles de contrôle… Vous avez dit état d’urgence ? Grand malheur !

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