Archives mensuelles : mai 2017

Aïe ! @20

Codes civilsLa première semaine d’examens du master 1 a été intense. Il y avait deux oraux et quatre écrits répartis sur quatre jours. Au bout de la semaine, j’étais bien à plat.
Les révisions m’ont fatiguée intellectuellement. Physiquement, le plus dur était d’écrire autant en peu de jours. Nous ne sommes plus habitués à un tel exercice soutenu. Heureusement, je n’enchaîne pas tout de suite sur les six autres examens, dont encore trois écrits.

Jardinage @18

J’ai semé dans ma jardinière des graines de pois et de courgettes données par la Ville. Une nuit dans l’eau et un petit trou de un centimètre et hop ! Un mois plus tard, ma jardinière déborde (photos prises le 8 mai dernier). Françoise, ma cheffe jardinière, est passée ; elle me dit aussitôt que les courgettes ont des fleurs mâles et femelles, et qu’il faut polliniser. Le moyen, une abeille, par exemple. J’ai failli mettre une annonce sur ma page Facebook pour demander si une abeille ne voudrait pas venir butiner mes fleurs de courgette…
Je me suis abstenue, trop triste pour vraiment en blaguer. Je me suis contentée d’ouvrir ma fenêtre jusqu’à ce qu’un bourdon entre… et ressorte son travail accompli, me consolant de ces magnifiques plants de piment qui sont en fleurs ! Ils ont mis six mois à pousser, sortis de terre à partir de graines prises dans des piments achetés en supermarché ; des piments qui piquent ou des piments végétariens ? Suspens.

 

Anniv’ @30

C’est le trebonziversairt de Cécylou ! Pour fêêêêêter ça, on a aussiiiiiii fait les Petit Scarabée !!! C’est rigolooooo.
Heureux anniv’ Not’ Cécylou !
Pleiiiiin de biiiiisous ! Et des bougies à souffler !

Credo @12

Le pont de l’Ascension ! Mes amis… le pont de l’Ascension ! Mais ce n’est pas un ouvrage d’art que l’on emprunte pour fuir la surcharge de travail induite par le libéralisme galopant et la réduction des effectifs publics ! Non ! Foi de Cocotte en colère, je m’insurge, et pas uniquement parce que les fonctionnaires… Passons. L’heure est grave et notre Principalate est suffisamment exploitée pour que je ne change pas de sujet.
L’Ascension, donc. Pas besoin de lire les Évangiles ou même d’aller au catéchisme ; Wikipédia suffit : c’« est une fête chrétienne célébrée quarante jours après Pâques. Elle marque la dernière rencontre de Jésus avec ses disciples après sa Résurrection, son élévation au Ciel. » Pas de varappe sur pile (de pont), donc ; ni de déplacements inutiles. Tout se joue dans les églises jeudi et dès vendredi, au turbin ! Non d’un foin.
— T’es dure de la roulette, Cocotte !
Mais pourquoi Caddie ? Il ne faut pas se dérober au travail ! La France a besoin de toutes ses forces vives pour séduire le Grand Capital.
— Laisse-les partir… Tu ne te reposes jamais ?
Un peu, la nuit…
— Tranquille Cocotte. Tranquille. Et promis, elles seront de retour dès lundi 29 avec de nouveaux billets ; d’ici là, c’est vacances en Hétéronomie !
Vacances ?
— Vacances.

Individu @6

Samedi 29 avril, je suis rentrée un peu plus tard que d’ordinaire après avoir partagé une pizza avec Sarah. Oh ! pas si tard. Il était à peine dix heures quand j’ai franchi le seuil de mon immeuble. Dehors, nos jeunes gens étaient là, comme tous les soirs : scooters, rires, musique, chichons, blabla… Je n’ai pas prêté attention à celui qui m’a emboîté le pas quand j’ai ouvert la porte avec mon passe. La chose est fréquente et je n’ai aucune vocation à vérifier qui entre et sort.
Arrivée à ma boîte aux lettres, je me suis souvenue que j’y avais laissé un courrier. Je l’ai ouverte, ce que je ne fais d’ordinaire pas en soirée histoire de ne pas trop diffuser mon nom (donc l’emplacement précis de mon logement). J’ai pris l’ascenseur, ce que je ne fais d’ordinaire pas ; un souci de genou m’y contraignait. C’est à ce moment-là que j’ai pris conscience qu’il y avait un gars.
Il était souriant. Il est monté en premier. Il m’a fait signe d’appuyer sur le bouton de mon étage avant d’appuyer sur le dernier étage ; la chose m’a surprise, sans que je ne l’interprète. Il s’est mis à me parler par geste ; j’ai compris qu’il était sourd-muet. J’ai montré ma canne blanche pour lui indiquer que je suis bigleuse et que je ne comprends pas ses gestes. Il a fini par me tendre la main. Je l’ai serrée. Il s’est alors approché et a avancé le visage pour m’embrasser.
Ma réaction a été vive mais calme, mains immédiatement en position (basse) d’attaque de jujitsu, jambes légèrement fléchies et pieds bien en appui. Il a reculé, faisant un geste d’apaisement. L’ascenseur arrivait à mon étage. Je suis sortie en lui faisant face, ne me suis pas dirigée vers ma porte mais placée dans un angle mort dos à la porte de l’escalier. J’ai attendu que l’ascenseur reparte pour entrer chez moi.
Je ne peux pas dire que j’ai eu peur ; je me suis simplement sentie agressée. J’ai pensé appeler la police sachant qu’il squattait sans doute le palier du 7e, ce qui est fréquent. J’avais envie de dormir ; je me suis mise au lit, j’ai regardé mes mails, mon fil Facebook. 23 heures. Extinction des feux. Et là. Là. La machine à trouille s’est mise en marche. Avait-il vu quelle boîte aux lettres j’ouvrais ? Peut-être aurais-je dû partir de l’autre côté de l’ascenseur qui donne sur cinq logements contre deux côté cage d’escalier ? Allait-il tenter d’entrer chez moi la nuit ? Allais-je le recroiser sans le reconnaître ? Étais-je en danger ? Était-ce un simple gars qui tente sa chance en usant de son handicap ou un pervers multirécidiviste recherché par toutes les polices du monde ?
Autant dire que j’ai peu dormi. J’écris ce billet le lendemain. J’espère dormir ce soir. Je n’ai pas peur, là : il fait jour ; et je ne veux pas avoir peur ; mais il me reste cette sensation désagréable d’avoir été agressée. Très désagréable.

M’sieur, M’dame @7

Codes civilsJe continue mes études de droit. Ce n’est vraiment pas facile avec le travail. L’an dernier, je n’ai réussi qu’à écouter un cours et n’ai passé aucun examen. Cette année j’ai pris un mois de congés pour travailler les cours et passer les examens.
À mon premier oral, l’examinatrice, une femme d’une trentaine d’années, m’a appelée à plusieurs reprises « Madame ».
Il n’y a pas à dire, je fais partie des vieux dans ce cursus.

Hoax @9

Dans un billet récent, j’ai évoqué l’intérêt de lire régulièrement Que Choisir. J’en ai un autre exemple bien plus dépotant !
Depuis la mort de ma-Jeanine, un de ses amis vient me voir quand il a besoin d’aide dans ses démarches administratives ; je le fais très volontiers ; c’est un homme d’une rare gentillesse. Il est ainsi venu l’autre jour pour que je lui écrive des chèques. Il me présente à cette fin un courrier d’huissier lui réclamant 2500 euros d’amendes impayées au nom d’un service automatisé des infractions. Ça fait une somme ! Je prends le temps de lire le courrier, de l’interroger et de prendre quelques infos sur le Net.
De fil en aiguille, je note :
* le courrier n’est pas arrivé en recommandé ;
* il ne s’appelle pas « injonction de payer » et ne fait référence à aucune ordonnance de jugement ;
* deux amendes sont datées de 2015 et 2016 ; le gros de la somme demandée (2000 euros environ) n’est pas détaillé ni daté.
Cela me rappelle un article que j’ai lu dans le Que Choisir d’avril 2017 sur les sociétés de recouvrement. Sa dette ne serait-elle pas prescrite ? La seule chose qui me pose souci par rapport à ce que j’ai lu c’est que le demandeur est un huissier ; ce sont des gens sérieux, les huissiers, non ? Je ne les imaginais en tout état de cause pas racheter des dettes douteuses. Cet ami me raconte que devant ce courrier, il a appelé l’huissier. Une dame charmante lui a promis d’interrompre la procédure s’il envoyait dix chèques, pratique courante qui permet de faire lever la prescription de la dette.
Si le sujet vous intéresse, toutes les infos sont . Ceci étant, et bien que le courrier menace de « procédure de saisie » (et non de saisie puisque aucun jugement n’a eu lieu), j’invite cet ami à ne pas payer ; je sens qu’il a peur même s’il vit dans un meublé, n’a plus de voiture et dispose d’un revenu sur lequel un juge ne pourra pas prendre grand-chose.
— Et s’ils viennent chez moi quand je suis au travail ?
Je tente de lui expliquer que seuls deux types de personnes peuvent entrer chez lui sans son autorisation, la police et les voleurs, et que cet huissier a besoin d’un juge pour mander la première ; qu’il est donc le second sans cela. Pour lever ses doutes, je l’envoie au local de l’UFC-Que Choisir qui est à 400 mètres de chez moi (un hasard ?) en lui disant qu’il devra payer la cotisation de 30 euros pour que son dossier soit étudié. Il me rappelle une heure plus tard.
— Le gars m’a dit de ne pas payer l’huissier mais directement à Rennes.
Je comprends à notre discussion que l’UFC-Que Choisir lui a conseillé de payer sa dette pour des raisons morales mais lui a bien déconseillé de la payer à cet huissier. Et comme la dette a été rachetée… J’ignorais que l’État revendait ses créances douteuses à des margoulins. Ah ! la dette. Un sujet inépuisable.

 

Objectivement @34

Acheter des consommables d’imprimante peut être compliqué avec le nombre de références existantes. La dernière fois que j’ai acheté des cartouches, j’ai pris les modèles de mon équipement précédent. Je suis donc retournée au magasin pour un échange.
Au comptoir dont dépendent les accessoires d’imprimante, l’employée devait remplir un papier que son collègue, responsable du rayon, devait signer. Elle n’avait pas de stylo et ses deux autres collègues non plus. Comme elle l’a souligné « C’est le comble à la papeterie, mais on n’a pas de stylo pour travailler. » Son chef renchérit :  les stylos qu’il met à disposition disparaissent. J’ai donc prêté le mien.
Ce stylo, un cadeau d’un organisme de formation, est orange, comme le cordon de tour de cou des employés du magasin. Ils ont commencé à en plaisanter, le chef lançant qu’il faudrait essayer de me le faire leur offrir. Ils n’ont pas osé l’accepter. Pourtant, je l’aurais fait sans problème tant je compatis à ces petits tracas du travail en équipe qui peuvent pourrir la vie et amener à apporter « son » stylo pour travailler. C’est du vécu.

Changement @18

Je paie mon loyer par TIP. Chaque fin de mois, mon gardien dépose une enveloppe dans ma boîte avec l’avis d’échéance dont il faut détacher et signer la partie TIP et la lui rendre avant une certaine date indiquée par affichage. Le temps que mon gardien fasse remonter tous les TIP au bailleur, mon loyer est débité le 10 ou 11 du mois.
Pour l’échéance d’avril, la procédure a changé. J’ai trouvé avec mon avis d’échéance une enveloppe T et une invitation à poster mon paiement. Je l’ai fait aussitôt, comme je le faisais avec le TIP à donner à mon gardien. Le 2, mon loyer était débité de mon compte.
Mon bailleur arguait dans son invitation une procédure plus simple ; il gagne en fait huit jours de trésorerie tout en supprimant le lien humain qui permettait à mon gardien d’avoir des nouvelles des locataires une fois par mois, d’en prendre si besoin. Va-t-il d’ailleurs, au final, y gagner vraiment ? Sans la crainte du regard du gardien face au retard de paiement, ne vais-je pas, moi aussi, avoir envie d’avoir le choix dans la date (hi hi !) ? Rien que pour le principe, j’en ai déjà envie.
Et cette autre question : combien de temps aurons-nous droit à l’enveloppe T ? Je vous dirai.

Canette @34

En juillet 2016, les sacs plastiques à usage unique ont été interdits en caisse. Ils n’ont pas été interdits pour la pesée des fruits et légumes. Pour autant, la chaîne Monoprix a décidé de remplacer ces sacs plastiques par des sacs en papier il y a plusieurs mois.
La semaine passée, j’ai remarqué qu’il y a encore eu un changement. Les sacs sont toujours en papier… en grande partie. Une partie est de nouveau en plastique qui a le bon goût d’être transparent. Cela fait donc une fenêtre pour voir les produits. Est-ce pour rendre moins pénible le travail des caissières (et quelques caissiers) ? J’en doute. Je pense qu’il s’agit surtout de lutter contre la fraude.
La malhonnêteté d’une partie de la clientèle et donc les réflexes marchands qui en découlent auront eu raison d’un changement trop radical de fonctionnement. L’écologie a un prix qui pèse dans la balance.