Délice @6

À propos de désir… du mien.
Je travaille en ce moment à plein temps sur le manuscrit d’un prochain roman rose (Brocoli rose…) et je constate une fois encore qu’écrire des scènes érotiques réveille dangereusement ma libido ; relire me fait moins d’effet mais écrire ! J’en suis tout émoustillée, preuves physiologiques à l’appui. J’écris souvent le matin, après le sport. Je me retrouve à l’heure du déjeuner pétrie de désir, sans trop savoir qu’en faire, à part faire quelques excès de chocolat et de caramels avec le café ; les deux vont si bien ensemble !
Ces dernières semaines, après l’annonce de la ménopause, cela m’a rassurée sur la capacité de mon corps à produire une réponse au désir. Ceci étant, cette satisfaction-là n’est guère satisfaisante. J’ai, bien sûr, la solution de me masturber (je l’évoque car si je ne le fais pas, il y aura bien un Hétéronaute badin pour le faire !) Il me faut pour cela un sujet de désir et les personnages de mes romans ne le sont pas. Un sujet de désir… C’est bien beau mais on en trouve où ?
Si j’en crois une étude de l’Ined, et en me classant dans les professions intellectuelles, ce serait dans les « lieux réservés », « association, lieu d’études ou de travail, salle de concert… » et « lieux privés », « réunions de famille ou d’amis » : je ne fréquente jamais les seconds ; restent les premiers ce qui donne une judoka au judo là où mon club n’a pas recruté de femme de plus de 50 ans depuis moi et les associations où je milite… essentiellement derrière mon écran sans aller ni aux réunions, ni aux fêtes, peu aux manifestations qu’elles organisent.
Verdict ? Peut-être devrais-je changer de registre d’écriture ?

 

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